Beaucoup de repos au programme

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« Par rapport à ma première expérience dans la LNH (avec Tampa Bay), le repos est encore plus important en raison du calendrier compressé», affirme Guy Boucher.

Patrick Woodbury, Le Droit

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CHICAGO - Guy Boucher le répète depuis déjà quelques semaines que le repos est une arme dans la LNH de nos jours.

L'entraîneur-chef des Sénateurs n'hésite pas à donner des journées de congé à ses joueurs dès qu'il sent que leur niveau d'énergie a baissé, que celle-ci ait été prévue ou non.

Celle de lundi à Chicago était déjà prévue à son calendrier depuis un bout de temps alors qu'une équipe pratique rarement après avoir disputé deux parties en deux soirs, comme les Sénateurs l'ont fait en fin de semaine lors de leurs gains à domicile contre les Devils du New Jersey samedi et à Brooklyn dimanche contre les Islanders de New York.

« Par rapport à ma première expérience dans la LNH (avec Tampa Bay), le repos est encore plus important en raison du calendrier compressé. C'est difficile, même pour moi, je le sens plus que la dernière fois. On joue tous les deux jours ou presque, puis il y a les deux parties en deux soirs. La semaine dernière, c'était la première fois en un mois et demi qu'on avait deux jours entre deux matches. C'est drainant au niveau émotif, physique et mental », affirme-t-il.

Au milieu du marathon de 82 parties qu'est la saison régulière, la tendance est aux clubs de la LNH de tenir bien peu de séances d'entraînement. Les Blue Jackets de Columbus occupent le premier rang dans l'Est et leur entraîneur-chef John Tortorella est en train de lancer une tendance alors que son club ne tient plus d'exercices matinaux quelques heures avant ses parties.

Boucher n'est pas rendu là, même s'il dit détester les pratiques d'avant-match. Il donne souvent l'option à ses ouailles de s'en absenter s'ils en ressentent le besoin et il laisse ses adjoints diriger la circulation.

« Mon expérience des dernières années comportant beaucoup de parties de séries, c'est qu'on a besoin de ça. C'est une chose qu'Alain (Vigneault) faisait avec les Rangers. Le repos est une arme et tu cherches à te reposer le plus possible. Parfois tu as besoin de pratiquer pour reprendre de bonnes habitudes, mais les entraîneurs doivent aussi s'assurer de donner des pauses quand c'est nécessaire pour qu'on se change les idées », note le centre gatinois Derick Brassard.

Joueurs « baromètres »

Boucher a indiqué qu'il observe le comportement de ses joueurs qui ont habituellement le plus d'énergie pour déterminer quand il doit changer ses plans et offrir une petite vacance aux joueurs.

« Nos joueurs les plus travaillants qui ne relâchent jamais et sont dans une condition physique impeccable, qui ont beaucoup de souffle, s'ils manquent soudainement d'énergie tout d'un coup en même temps, peut-être que ça peut arriver un match, mais si ça dure deux parties, c'est un signe qu'on a besoin de repos. Mon travail est de prévenir qu'on se retrouve en situation de non-retour parce que là, même si tu te reposes après, tu es fait quand même. Je suis déjà passé par là », souligne Boucher, qui refusait d'identifier ces « joueurs baromètres ».

En vue de la deuxième moitié de saison, les joueurs des Sénateurs auront quand même plusieurs occasions d'emmagasiner du repos au cours des prochaines semaines. Après leur match de mardi contre les Blackhawks et de jeudi contre les Ducks d'Anaheim au Centre Canadian Tire, ils auront une pause de Noël de quatre jours. Ils n'auront même pas de pratique matinale mardi prochain pour leur partie du 27 décembre contre les Rangers à New York, prenant un vol le matin même. Et après leurs autres matches des Fêtes contre Detroit le 29 et à Washington le 1er janvier, ils auront leur pause de cinq jours négociée dans la dernière convention collective, leur match suivant étant le 7 janvier.

Alignements «gelés»

Les équipes de la LNH avaient jusqu'à minuit lundi soir pour effectuer leurs dernières emplettes avant Noël, après quoi les alignements sont «gelés» jusqu'au 27 décembre à minuit.

Les Sénateurs n'avaient pas de transactions imminentes à conclure avec d'autres clubs, mais quand ils sont partis pour Chicago après leur match de dimanche à Brooklyn, ils ont laissé derrière eux l'attaquant Casey Bailey et le défenseur Ben Harpur, qui ont officiellement été retournés à Binghamton lundi matin. Leur présence n'était plus requise alors que Mike Hoffman pourra réintégrer l'alignement après avoir purgé sa suspension de deux matches, tandis que Fredrik Claesson est remis de sa blessure à l'aine et pourra agir comme septième défenseur utilisé en cas d'urgence.


Gros test

L'entraîneur-chef Guy Boucher a hâte de voir comment son club se débrouillera contre les Blackhawks mardi soir au United Center alors que ce court voyage prendra fin.

çMême sans leur gardien numéro un Corey Crawford, qui s'est récemment fait retirer l'appendicite, la troupe de Joel Quenneville n'a pas perdu en temps réglementaire à ses sept dernières sorties (6-0-1, cinq gains de suite) pour se hisser au premier rang du classement général de la LNH.

«Ça va être un test facile, hein, a-t-il blagué dimanche soir. Ces gars-là ont établi un standard au cours des dernières années dans la LNH. Ils sont très dangereux en attaque et ils ne donnent pas grand-chose défensivement. On regarde ce match comme on l'a fait pour nos parties à Pittsburgh et San Jose, on affronte un club qui n'a pas beaucoup de faiblesses, s'il en a. Nous allons devoir être à notre meilleur pour avoir une chance.»

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