Effondrement à mi-chemin

Les partisans des Penguins réunis au PPG Paints Arena... (Gene J. Puskar, Associated Press)

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Les partisans des Penguins réunis au PPG Paints Arena ont pu célébrer huit fois plutôt qu'une, lundi soir.

Gene J. Puskar, Associated Press

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(Pittsburgh) Les Sénateurs d'Ottawa semblaient bien avoir les champions de la coupe Stanley dans les câbles lundi soir au PPG Paints Arena. Mais comme un château de cartes, ils se sont écroulés pendant sept minutes de jeu à mi-chemin en deuxième période et n'ont pas pu s'en remettre.

Les Penguins de Pittsburgh ont comblé un déficit de deux buts pour la sixième fois cette saison, un sommet dans la LNH, en route vers un gain de 8-5 devant une 445e salle comble de suite à leur domicile récemment rebaptisé.

Leur remontée de deuxième période a été couronnée par le deuxième des trois buts de Bryan Rust sur un tir de punition avec moins de huit minutes à jouer, chassant un gardien Craig Anderson débordé par les 43 tirs auxquels il a été confronté, à son retour après une absence de cinq jours pour accompagner son épouse Nicholle dans ses traitements contre le cancer. Rust a complété dans un filet désert.

Des buts de Mark Stone et Mike Hoffman en avantage numérique avaient lancé les visiteurs en avant 4-2 en début de deuxième période pour chasser le partant Marc-André Fleury du match, mais ce même jeu de puissance a cafouillé alors qu'il avait l'occasion de prendre encore un meilleur contrôle de cette rencontre.

Kyle Turris a effectué une mauvaise passe à la ligne bleue adverse pour permettre à l'ancien Sénateur Matt Cullen de s'échapper et il a battu Anderson d'un superbe coup de revers. Rust a obtenu une aide sur le jeu parce qu'il a fait dévier le disque légèrement.

« C'était un de ces matches de fou dès la première période. On leur a donné trop d'espace, ils ont un bon club, probablement un des meilleurs de la ligue sinon le meilleur. Notre jeu de puissance allait bien, mais on a relâché et ils ont compté sur notre attaque à cinq. Ça ne peut pas arriver, surtout pas à ce moment-là. Le match a tourné là-dessus, ça a été l'étincelle qui leur a donné trois buts de suite », a dit le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson, qui a dirigé l'attaque avec un but et trois passes, égalant un sommet en carrière pour lui.

Phil Kessel et Justin Schultz ont compté à 24 secondes d'intervalle et Turris s'en voulait de leur avoir donné de la vie. « J'ai voulu envoyer la rondelle dans un espace libre et je n'ai pas mis assez de vélocité », a-t-il expliqué.

Stratégie gagnante

La stratégie de retirer Fleury (quatre buts sur 16 tirs) a porté fruit pour les Penguins alors que Matt Murray, la révélation des dernières séries, a repoussé 15 lancers en relève, incluant Jean-Gabriel Pageau qui s'était amené presque seul devant lui en fin de deuxième, un des six tirs de la soirée pour le Gatinois.

Seul Dion Phaneuf a pu le prendre en défaut lors d'une attaque à cinq au troisième tiers, sur le retour d'un tir sur le poteau de Turris. Ce troisième but en avantage numérique, une première cette saison pour Ottawa (15-9-2) avait répliqué au but d'Evgeny Malkin en début de troisième qui s'est avéré le but de la victoire, un bel effort individuel, mais un tir où Anderson a mal paru.

Rust et Sidney Crosby, avec un tir aussi foudroyant que puissant, avaient échangé des buts avec Turris et Karlsson au premier tiers.

Les Sénateurs ont perdu les services de Curtis Lazar dans ce match, celui-ci étant sonné par un coup à la tête de Brian Dumoulin en deuxième période. Guy Boucher a dit que le club devra rappeler un joueur pour la suite de ce voyage qui l'amènera en Californie.

Boucher voulait retirer Anderson plus tôt

Craig Anderson a fait face à un barrage... (Gene J. Puskar, Associated Press) - image 3.0

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Craig Anderson a fait face à un barrage de 43 tirs lundi soir à Pittsburgh, lui qui a été retiré du match en troisième période.

Gene J. Puskar, Associated Press

Guy Boucher n'a pas osé remplacer son joueur le plus utile cette saison, Craig Anderson, avant qu'il ne soit trop tard.

L'entraîneur-chef des Sénateurs voulait envoyer Mike Condon dans la mêlée après le sixième but des Penguins, celui d'Evgeny Malkin en début de deuxième, mais une punition appelée contre son club l'a amené à changer d'idée.

« C'était difficile parce que je voulais respecter 'Andy', qui a été fantastique pour nous malgré tout ce qu'il doit vivre. Il revient et ce n'était pas une situation normale. Je voulais lui montrer du respect et je me demandais s'il valait mieux le reposer, mais nous étions encore dans le match. Quand j'ai décidé de le reposer pour changer le 'momentum', on a eu cette punition. Je ne voulais pas envoyer Condon pour un désavantage numérique sans réchauffement, donc... », a expliqué Boucher après le revers de 8-5 des siens, où il a finalement retiré Anderson après le septième but de Pittsburgh, Condon jouant 7:14 contre son ancien club (brièvement).

L'entraîneur était au moins heureux de la performance de son jeu de puissance, qui a marqué trois buts en cinq chances, mais a malheureusement alloué un but en désavantage numérique qui a été le point tournant du match. « On a forcé un jeu et c'est dommage parce que le jeu de puissance a été excellent. Mais je n'ai pas aimé les deux buts après le but en désavantage, on leur a donné de l'espace en zone neutre alors qu'on savait qu'on ne pouvait faire ça contre eux. C'est Pittsburgh, une puissance, les champions de la coupe Stanley. Nous n'avons pas été bons défensivement, on a été bons offensivement et dans les séries, il faut être bon pour se défendre », analysait Boucher.

«Trop de travail»

Dion Phaneuf s'est porté à la défense d'Anderson, qui n'était pas dans le vestiaire après le match. « Andy a été incroyable pour nous et dans ce match, on a donné trop de tirs. C'est trop de travail, pour lui ou Condon. Ce n'est pas comme ça qu'on joue quand on a du succès. Quand on réduit les chances de marquer, on a du succès. On s'est éloigné de notre jeu, mais on va y revenir, ces matches arrivent », a-t-il souligné.

Dans un autre coin, Mark Stone n'était pas d'accord avec la décision de donner un tir de punition à Bryan Rust pour faire 7-5, peu après un poteau frappé par Mike Hoffman à l'autre bout. « J'ai commis un revirement en tentant un jeu à l'autre bout. Sur le repli, je pensais avoir fait le bon jeu contre lui, mais l'arbitre a pris cette décision et on perd le match », a dit l'auteur d'un but, sur une rondelle frappée au vol, et deux passes.

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