Le système idéal pour Borowiecki

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La philosophie de Guy Boucher convient parfaitement au style robuste du défenseur, Mark Borowiecki.

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Dans un match où il ne lui manquait qu'un but pour obtenir un tour du chapeau à la Gordie Howe, Mark Borowiecki a distribué pas moins de neuf mises en échec mardi dans la défaite de 5-4 contre les Sabres de Buffalo.

Le défenseur des Sénateurs qui est originaire d'Ottawa a ainsi rejoint Matt Martin, des Islanders de New York, au sommet de cette catégorie avec 92 coups d'épaule recensés par les statisticiens de la LNH (avant le match des Islanders mercredi soir). En 23 parties, c'est une moyenne d'exactement quatre par partie.

Les deux mêmes joueurs étaient engagés dans une lutte à finir à ce chapitre la saison dernière également, sauf que Borowiecki a raté les deux derniers mois de la saison en raison d'une grave blessure au genou, terminant finalement au sixième rang avec ses 271 mises en échec en seulement 63 matches (Martin en a récolté 365).

Cette saison, Borowiecki estime qu'il a l'occasion de distribuer des mises en échec encore plus solides que par le passé en raison du système préconisé par le nouvel entraîneur Guy Boucher, qui demande aux arrières du côté gauche d'être particulièrement physiques, que ce soit le long des bandes en zone adverse ou en zone neutre.

«Le système est à mon avantage. J'adore comment on doit jouer en zone neutre, c'est taillé sur mesure pour un gars comme moi. J'essaie d'en profiter au maximum. L'important est de réduire l'espace avec les attaquants. L'an dernier, je reculais trop, comme tous les défenseurs d'ailleurs. On nous avait enseigné à jouer de cette façon alors que là, on doit être beaucoup plus dans le visage de l'adversaire pour lui enlever du temps et de l'espace. Le résultat est que je peux être plus physique, ce que j'aime beaucoup», a-t-il raconté mercredi.

«Pour pouvoir faire ça, je dois donner crédit à nos attaquants qui reviennent pour nous couvrir. Avoir des gars qui sont responsables et qui sont plus haut que leur homme, ça me permet d'être agressif du côté gauche. Je ne peux pas prendre tout le crédit, je ne pourrais pas le faire sans mes coéquipiers», a-t-il ajouté.

Boucher l'a répété souvent depuis le début de la campagne, il est fort satisfait du travail de son troisième duo de défenseurs formé de Borowiecki et Chris Wideman.

«Il l'a dit lui-même, la façon dont on joue a simplifié son jeu, à lui (Borowiecki) et Marc Méthot aussi. Ce sont des gars que lorsqu'ils ont la tête claire, il y a une direction seulement et ils sont très bons. Le système est très bon pour eux parce qu'il demande beaucoup d'agressivité de nos défenseurs, beaucoup d'échec avant. En zone neutre, on ne veut pas qu'ils allouent d'espace à l'adversaire en entrant à la ligne bleue», estime Boucher.

Après leur match plus difficile en défensive de mardi contre les Sabres, Boucher espère justement que son club reviendra à la façon de jouer qui lui avait permis de blanchir les Rangers de New York 2-0 dimanche. «Si on se met à vouloir gagner des matches 6-5 plutôt que 2-1, on va être dans le trouble comme par le passé», a-t-il lancé.

Borowiecki, qui a obtenu son premier point de l'année quand Mike Hoffman a saisi son retour pour marquer le premier de ses trois buts, comprend ce message, mais il a aussi aimé contribuer à l'attaque pour une rare fois. C'était sa première passe en 82 matches, remontant au 14 octobre 2015 à Columbus, alors qu'il n'a pas marqué en 41 parties (16 janvier dernier à Los Angeles). «Ça faisait du bien d'enlever le gorille qui était sur mon dos et de contribuer à l'offensive un peu. C'est le prochain aspect de mon jeu que je dois améliorer pour aider cette équipe encore plus», a noté celui qui a aussi lâché les gants contre Marcus Foligno mardi, son quatrième combat cette saison.

Pas de panique en désavantage numérique

En accordant trois buts en cinq chances mardi soir contre les Sabres, l'unité de désavantage numérique des Sénateurs a dégringolé du 5e au 13e rang dans la LNH à ce chapitre avec un taux d'efficacité de 82,8 %. Elle a pourtant vu une séquence de 35 punitions écoulées consécutivement prendre fin la semaine dernière. Guy Boucher ne s'en faisait pas trop mercredi cependant. «Je préfère donner le crédit à l'adversaire. On avait étudié leur jeu de puissance, mais c'était avant qu'ils récupèrent (Jack) Eichel», a-t-il dit. Pour Jean-Gabriel Pageau, un des piliers de cette unité, c'était seulement une mauvaise soirée. «Il ne faut pas paniquer avec ça, ça prouve juste qu'on n'est pas parfait, on a encore des choses à travailler, du positionnement. Ce sont de petites erreurs qui se corrigent... Ce n'est pas à cause d'un match que notre "P.K." est moins bon», a dit le centre gatinois.

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