Anderson devra bientôt s'absenter

Craig Anderson... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Craig Anderson

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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(New York) Après avoir aidé les Sénateurs à vaincre les Hurricanes de la Caroline 2-1 samedi soir en réalisant quelques gros arrêts en fin de partie, Craig Anderson s'était dit prêt à jouer à nouveau 24 heures plus tard contre les Rangers si son entraîneur Guy Boucher lui tapait sur l'épaule.

Finalement, c'est le contraire qui s'est produit alors que ce dernier a accédé à la requête de son gardien numéro un de disputer un cinquième match de suite dans la ville où son épouse Nicholle subit ses traitements contre son carcinome du nasopharynx, une forme de cancer de la gorge soigné avec de la chimiothérapie et de la radiation au Memorial Sloane Kettering Cancer Centre de New York.

« La réalité est qu'Andy veut jouer. Il y tient vraiment. Il joue bien, il se sent bien et trouve que nous avons joué un bon match défensif (samedi) qui lui permet d'être en santé et prêt. Quand ton gardien numéro un veut jouer tant que ça, tu le mets dans le filet, c'est bien simple. Surtout qu'on sait qu'il devra manquer des matches bientôt. On tente de gérer ça pour qu'il puisse jouer le plus de matches possible... S'il tient à contribuer à l'équipe avant de rater quelques parties, il faut y aller avec ça », a déclaré Boucher sur l'heure du dîner.

Lorsqu'Anderson devra s'absenter pour être avec sa famille, ce qui est arrivé à quelques occasions depuis l'annonce du diagnostic de son épouse à la fin octobre, son nouvel adjoint Mike Condon sera lancé dans la mêlée tandis qu'Andrew Hammond sera rappelé du club-école de Binghamton. Ce dernier a disputé deux matches depuis sa rétrogradation la semaine dernière, encaissant deux revers (1-0 contre Lehigh Valley mercredi dernier et 4-2 contre Syracuse samedi) alors qu'il présente une moyenne de 2,56 et un taux d'efficacité de ,905.

Anderson a effectué 32 arrêts samedi contre la Caroline pour préserver un gain obtenu grâce aux buts de Dion Phaneuf et Kyle Turris, comme lors d'un gain par le même pointage le 1er novembre. Mais il avait surtout effectué des arrêts de routine avant de réaliser quelques gros arrêts en fin de partie.

« L'équipe joue bien devant moi, on limite les chances et on bloque beaucoup de lancers... Les gars ont fait du bon travail pour me permettre d'avoir des moments de repos pendant le match. Il y a bien eu quelques assauts vers mon filet, mais en général, nous avons eu le momentum de notre côté. J'ai eu un peu de travail à faire quand ce sont eux qui l'ont pris », avait indiqué Anderson samedi soir.

Armé d'un diplôme en psychologie, Boucher n'en revient toujours pas de voir comment celui-ci compose avec la situation actuelle, lui qui avait 11 gains à sa fiche avec une excellente moyenne de 2,15 et un taux d'efficacité de ,932 avant d'affronter les Rangers.

« Je lis beaucoup sur un gars comme Michael Jordan et les autres athlètes de haut niveau, et ils ont tous en commun d'avoir l'habileté de se concentrer sous pression, de mettre tout de côté pour vivre le moment présent... 'Andy' a été excellent pour ça, être dans le moment. Qu'il y ait un mauvais but, un mauvais match, de la fatigue, des distractions provenant de l'extérieur ou un épuisement émotionnel en raison de ce que sa famille et lui vivent, il est capable d'avoir son 'focus' pendant les matches ainsi que les pratiques. C'est ahurissant. Les gens parlent d'être dans une zone, mais en psychologie sportive, on parle d'un état de grâce où tu contrôles tes émotions et que tu ressens le moment pour que tout semble se passer au ralenti. Et c'est un cercle qui se nourrit, les joueurs sont avec lui aussi. Un gardien peut sauver son club certains soirs, mais il y en a aussi où l'équipe lui rend la vie plus facile », a souligné Boucher.

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