Karlsson détend l'atmosphère

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Erik Karlsson a dépassé le cap de 400 points en carrière mardi soir contre le Canadien.

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Les Sénateurs d'Ottawa vont bientôt arriver au quart de leur saison et les matches commencent à se succéder à un rythme effréné, eux qui en ont quatre en six jours cette semaine.

Parfois, il faut essayer de détendre l'atmosphère, et au lendemain d'un gain de 4-3 à Montréal qui avait déjà relâché pas mal de pression, le capitaine Erik Karlsson s'est chargé de faire sourire ses coéquipiers à l'entraînement de mercredi au Centre Canadian Tire en enfilant l'équipement beaucoup trop grand pour lui de son voisin de casier, Dion Phaneuf, qui avait obtenu un congé pour « entretien général » de son corps.

« Il nous manquait, on s'ennuyait de lui et j'ai saisi l'occasion de mettre ses affaires, a blagué Karlsson en rentrant au vestiaire après coup. C'était juste drôle, il porte beaucoup de rembourrage, il est un gros bonhomme. On en parlait depuis un bout de temps, et comme il avait obtenu congé, j'en ai profité pour faire rire les gars un peu. »

L'entraîneur-chef Guy Boucher a apprécié l'initiative de son capitaine, qui avait réussi le but gagnant la veille.

« Il n'aurait pas fait ça si on avait perdu, c'est certain. Quand tu perds, tu ne t'amuses pas. Quand tu gagnes, mais que tu n'as pas bien joué, tu ne t'amuses pas non plus. Il n'y a pas tant d'occasions que ça de sourire et d'avoir du plaisir, donc quand tu peux le faire, tu dois la saisir, a-t-il souligné. Ça peut être une corvée quotidienne. Nous étions au lit vers 2 h 30 ou 3 h du matin (au retour de Montréal), et on revient au travail ce midi. Un autre match demain, et ensuite il y aura deux parties en deux soirs (samedi et dimanche). On joue tous les deux jours en novembre, c'est un grind. Donc il faut bien rire parfois. »

Depuis le début de la campagne, Boucher ne cesse de louanger Karlsson pour le leadership qu'il exerce au sein de l'équipe, en plus d'en être le meilleur compteur avec ses 16 points, dont quatre buts. Il a aussi un différentiel de plus-5, meilleur du club sur un pied d'égalité avec Marc Méthot.

« Il m'a beaucoup impressionné depuis le début de l'année. Il est là dans sa carrière : oui, il veut faire des points, mais c'est l'équipe en premier avec lui. Il me demande, ''Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?'' Tu veux que j'aille devant le filet en avantage numérique, oui, je vais y aller. Il est un superbe leader parce que ce n'est pas à propos de lui, c'est à propos de tout le monde, de ce qu'on a besoin. Ça, c'est exceptionnel. C'est pour ça qu'il a les points, et qu'il est dans les plus », a souligné Boucher.

Avec son but et sa passe mardi, Karlsson a franchi le cap des 400 points en carrière (il a 104 buts et 297 passes pour 401 points), se hissant seul au cinquième rang des pointeurs de tous les temps des Sénateurs, lui qui était à égalité avec Radek Bonk auparavant à 399 points. Il va bientôt dépasser Wade Redden (410) en quatrième place, et il ne restera plus que Daniel Alfredsson (1108), Jason Spezza (687) et Alexeï Yashin (491) à le devancer. Il est le premier défenseur depuis Brian Leetch en 1993 à atteindre ce cap en moins de 500 parties.

« C'est quelque chose, surtout dans le jeu d'aujourd'hui. Il y a moins de buts qu'avant, on le sait. Être capable de faire ça, pour un défenseur, c'est exceptionnel. Ce n'est pas juste une année, c'est chaque année », a noté Boucher.

Ce dernier estimait que l'explosion de quatre buts de son club contre un gardien de premier plan en Carey Price n'était qu'un juste retour du balancier, avec toutes les chances ratées par les siens en attaque au cours d'une léthargie collective qui les a vus marquer deux buts ou moins en temps réglementaire à leurs 12 matches précédents.

Du progrès pour Bobby Ryan

Bobby Ryan... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 4.0

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Bobby Ryan

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Comme la veille à l'entraînement matinal à Montréal, l'attaquant Bobby Ryan a repris sa place normale aux côtés de Kyle Turris et Ryan Dzingel lors de l'entraînement de mercredi au CCT, mais il n'est pas certain de pouvoir reprendre sa place dans l'alignement pour de bon après une absence de deux parties lors de la visite des Bruins jeudi.

«Ça progresse, on va dans la bonne direction. Ça s'améliore tous les jours, ça progresse comme on pensait que ça le ferait après avoir pris une couple de jours pour enlever le pire de l'enflure et de la douleur. On va attendre de voir dans les prochaines 24 heures ce qui va arriver avec ça», a indiqué Ryan, qui a subi une ecchymose profonde à un doigt de sa main droite (celle qui tient le bas de son bâton lorsqu'il effectue des tirs) lorsqu'atteint par un tir de son coéquipier Chris Wideman jeudi dernier lors du match contre Nashville.

Limité à trois buts cette saison, Ryan espère que le réveil offensif de certains de ses coéquipiers sera contagieux lorsqu'il sera prêt à revenir. 

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