Un gros défi pour une attaque moribonde

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Carey Price domine la LNH avec sa moyenne de 1,58 et son taux d'efficacité de ,950.

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(Montréal) Sa bataille contre Andrew Hammond pour le poste d'adjoint à Craig Anderson gagnée, Mike Condon pourra à nouveau admirer le travail de Carey Price du bout d'un banc mardi soir au Centre Bell.

À peine six semaines après avoir été soumis au ballottage par les Canadiens à la fin de leur camp d'entraînement, le nouveau gardien substitut des Sénateurs en sera déjà à un deuxième retour dans l'amphithéâtre montréalais, visité avec les Penguins de Pittsburgh à la mi-octobre. Il était alors sur le banc pour voir le cerbère qui lui a ravi son poste, Al Montoya, réussir un blanchissage de 4-0 alors que Price était atterré par un virus.

Le joueur par excellence de la LNH et récipiendaire du trophée Vézina il y a deux ans est bien remis de cette maladie ainsi que de la blessure au genou qui lui a valu de rater la majorité de la saison dernière, permettant à Condon d'obtenir pas moins de 55 départs à sa saison recrue dans la LNH. « J'ai appris beaucoup de leçons là-bas, je me suis fait de bons amis et j'ai de bons souvenirs, de mauvais aussi avec tout ce qui est arrivé (en fin de saison). Mais j'y suis déjà retourné avec les Penguins et maintenant, ce n'est qu'un autre match, je suis passé à une autre étape de ma vie », racontait le gardien lundi après un entraînement où il était seul avec Anderson sur la patinoire, la rétrogradation de Hammond au club-école de Binghamton ayant été confirmée au lendemain de sa non-réclamation au ballottage.

Ayant aussi côtoyé Price au camp de cette saison ainsi que lors des séries des deux années précédentes en tant que « Black Ace », le gardien originaire de la Nouvelle-Angleterre serait bien placé pour conseiller ses nouveaux coéquipiers sur la façon de battre Price, qui domine à nouveau la LNH avec sa moyenne de 1,58 et son taux d'efficacité incroyable de ,950. Il est parti à rire quand Le Droit lui a demandé ce que contiendrait son rapport.

« Ouf, un rapport de dépisteur sur Carey, je ne sais pas. Il est au sommet de son art présentement et quand il est à son meilleur, il est dur à battre. Notre club doit jouer à sa façon et convertir ses chances de marquer. On aura du succès si on fait ce qu'on a à faire sans se soucier de qui est devant le filet », a-t-il indiqué.

Pas le bon remède

Un face-à-face avec Price n'est pas le remède indiqué pour une offensive moribonde, qui n'a pas marqué plus de deux buts en temps réglementaire et en prolongation à ses 12 dernières sorties.

« On vient de se buter à Pekka Rinne (de Nashville), qui a un taux d'efficacité de ,930 et plus, tandis que Roberto Luongo nous a volé un match (samedi) où on n'avait accordé aucune chance de marquer de qualité "A", ce n'est rien de nouveau. On doit juste faire les choses à notre façon et être meilleurs pour soulever la rondelle, surtout sur les retours de lancers... On doit juste améliorer notre jeu autour des filets », analysait l'entraîneur-chef Guy Boucher.

Revenant de Drummondville où il avait vu les Voltigeurs retirer son chandail dimanche lors d'une cérémonie chargée d'émotions, le centre gatinois Derick Brassard était d'accord pour dire que Price représente un gros défi pour son club. « On va essayer d'aller devant lui et de le déranger, le faire bouger d'un côté à l'autre. Tout ce qu'il va voir, il va probablement l'arrêter, mais il faut vraiment rentrer à l'intérieur et lui cacher la vue. C'est peut-être au deuxième ou au troisième rebond que tu vas le battre. Ça va être un bon test », a-t-il dit.

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