Émotions fortes et déception pour Brassard

Aucun des sept tirs qu'a effectués Derick Brassard... (Fred Chartrand, La Presse canadienne)

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Aucun des sept tirs qu'a effectués Derick Brassard n'a déjoué Roberto Luongo, samedi.

Fred Chartrand, La Presse canadienne

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La dernière fin de semaine a été faite de bas et de hauts pour Derick Brassard.

Le centre gatinois des Sénateurs d'Ottawa a vécu un moment mémorable dimanche en fin d'après-midi quand son club junior, les Voltigeurs de Drummondville, a hissé son chandail numéro 61 dans les hauteurs du Centre Marcel-Dionne.

Moins de 24 heures plus tôt, il avait connu une soirée frustrante dans un revers de 4-1 aux mains des Panthers de la Floride, faisant dévier le premier but du match, crédité à l'éternel Jaromir Jagr (qui a ajouté deux passes), dans son propre filet, en plus de voir Roberto Luongo repousser ses sept lancers, un sommet au sein de son équipe qui en a décoché 40 en tout.

C'était un 12e match de suite où l'attaque ottavienne a été limitée à deux buts ou moins en temps réglementaire et en prolongation.

« On a essayé de simplifier les choses, de prendre beaucoup de lancers au filet, mais c'est encore la même histoire, a soupiré Brassard après ce deuxième revers d'affilée. C'est frustrant, mais il n'y a pas grand-chose à faire, l'effort était là. Ils ont eu des bonds chanceux, et quand le match était serré, 1-0, 2-0, on n'a pas été capables de compter. »

Sur une note plus joyeuse, Brassard a pu partager son grand moment dans la région du Centre du Québec avec ses parents Pierre et Suzanne, sa soeur Janie et son conjoint, de même que leurs jumeaux, ses neveux. Il a eu droit à une longue ovation des partisans des Voltigeurs, après la présentation d'un vidéo des faits saillants de sa carrière à Drummondville de même qu'à Columbus, New York et avec les Sénateurs.

Il a d'ailleurs été très émotif quand est venu le temps de parler de sa famille immédiate au cours de son discours pour l'occasion.

« Finalement, j'aimerais remercier ma famille qui a été en mesure de me fournir tout le support dont j'avais besoin. Tous les sacrifices que mes parents ont fait pour ma soeur et moi, on en est vraiment reconnaissant... J'ai de la misère un peu là. Mon temps à Drummondville me manque énormément, je vous remercie d'avoir été là pour ce moment magique. Je me sens très fier d'être ici, je me sens chez nous », a-t-il lancé à la fin de son boniment.

La veille, il avait confié au Droit à quel point il était heureux de voir son chandail se retrouver aux côtés de celui du numéro 48.

« Ça rappelle de bons souvenirs, c'est certain. Ça a été une place spéciale pour moi, ils m'ont donné ma première chance avant de devenir professionnel. C'est un honneur qui n'arrive pas à tous les joueurs de hockey, c'est spécial de voir mon chandail se retrouver aux côtés de celui de Daniel Brière, un autre gars d'ici. J'ai grandi en regardant Daniel, c'était mon idole et j'ai eu un parcours similaire en plus. J'étais là aussi quand les Voltigeurs ont retiré son chandail », a raconté l'auteur de 75 buts et 218 points en seulement 151 parties de saison régulière entre 2003 et 2007. Il a aussi ajouté 15 buts et 39 points en 32 matches de séries éliminatoires.

Boucher satisfait

Pour en revenir au match de samedi, l'entraîneur-chef Guy Boucher n'avait rien à reprocher à son équipe qui encaissait un deuxième revers de suite même si elle a décoché 83 tirs vers le filet adverse (40 sur le but, 29 bloqués et 14 hors cible).

« Je ne peux pas demander mieux que ça. Quatre-vingt-trois lancers vers le filet, c'est exceptionnel... On n'a pas écopé d'une seule punition, on a été super disciplinés. Et l'avantage numérique a été exceptionnel, on ne l'a juste pas mis dedans. Les gars ne peuvent travailler plus fort que ça, c'est décevant parce qu'on méritait un meilleur sort », a-t-il commenté.

Les Sénateurs ont obtenu congé dimanche et disputeront leur prochain match mardi en rendant visite aux Canadiens de Montréal au Centre Bell.

Hammond, en route vers Binghamton

Andrew Hammond n'aura pas eu de nouvelle opportunité... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 3.0

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Andrew Hammond n'aura pas eu de nouvelle opportunité de prouver sa valeur aux dirigeants des Sénateurs.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

Le ménage à trois gardiens devant le filet des Sénateurs tire déjà à sa fin.

Alors que Craig Anderson est plus disponible que prévu malgré les traitements pour un cancer de la gorge que doit subir son épouse Nicholle, l'équipe a soumis le gardien Andrew Hammond au ballottage en fin de semaine et comme il n'a été réclamé par aucune autre équipe avant midi dimanche, il pourrait être cédé au club-école des Senators de Binghamton au cours des prochaines heures.

Le « Hamburglar », âgé de 28 ans, a refusé de retourner dans la Ligue américaine de hockey la semaine dernière quand le d.g. Pierre Dorion lui a offert de faire un séjour de réhabilitation alors qu'il tente de revenir d'une blessure à l'aine subie le 28 octobre dernier à Calgary. Dans ces conditions-ci, il pourrait être cédé à Binghamton sans son consentement, mais il empocherait son plein salaire de 1,35 million $.

Hammond, qui avait mené les Sénateurs à une participation inespérée au printemps 2015 quand il avait présenté une fiche de 20-1-1 en fin de saison, s'est retrouvé troisième dans l'organigramme du club quand l'ancien des Canadiens Mike Condon a été acquis des Penguins de Pittsburgh contre un choix de cinquième ronde il y a deux semaines, et que ce dernier a remporté deux de ses trois premiers départs en n'allouant qu'un but.

Il pourrait avoir de la compagnie s'il prend la direction du nord de l'état de New York aujourd'hui alors que l'attaquant Matt Puempel a été soumis à son tour au ballottage dimanche. Blanchi à ses 13 parties dans l'alignement cette saison, ce choix de première ronde en 2011 avait commencé le match de samedi sur le deuxième trio avec Kyle Turris, mais il a perdu sa place au profit de Curtis Lazar, rappelé samedi en raison des blessures à Mike Hoffman et Bobby Ryan, dès la deuxième période, et c'est Jean-Gabriel Pageau qui a terminé le match à ce poste, obtenant l'unique but de la rencontre contre Roberto Luongo, qui a effectué 39 arrêts dans le gain de 4-1 des Panthers.

« Il (Luongo) était dans sa zone, on a pris des bons lancers et on a fait plein de bonnes choses, on a envoyé beaucoup de rondelles au filet, des bons lancers aussi, mais il a fait de gros arrêts et ça, c'est quelque chose qu'on ne contrôle pas. On a essayé par tous les moyens de le battre et ça a pris un bond chanceux pour que je compte, je vais le prendre », a dit Pageau après coup, lui qui avait été frustré du bloqueur par Luongo au deuxième tiers lors d'une attaque à cinq.

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