Des Sénateurs « amochés » pour la visite des Panthers

Le nom de Curtis Lazar est l'un de... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le nom de Curtis Lazar est l'un de ceux qui circulent quant à savoir qui pourrait être appelé en renfort d'urgence du club-école de Binghamton.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Les maux de tête ne cessent de s'accumuler pour Guy Boucher.

En plus de devoir composer avec une attaque en panne et un jeu de puissance encore plus anémique qui occupait le 29e rang dans la LNH vendredi matin, ainsi qu'une brigade défensive qui recommence à allouer beaucoup de tirs, voilà qu'au lendemain du revers le plus cuisant de la jeune saison, l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa n'avait aucune idée quel serait son alignement pour la visite des Panthers de la Floride au Centre Canadian Tire samedi soir.

Blessé à une main jeudi pendant la correction de 5-1 infligée par les Predators de Nashville, l'attaquant Bobby Ryan n'a pas participé au léger entraînement commandé par Boucher vendredi midi. Mike Hoffman, blessé mardi à Philadelphie (ce serait au bas du corps, mais il n'y a eu aucune confirmation), a patiné en solitaire avant cette pratique, tandis que Chris Neil l'a carrément ratée au complet, lui aussi.

«J'aimerais bien pouvoir vous dire de quoi aura l'air l'alignement (pour samedi), mais je n'en sais rien. Plusieurs gars sont au jour le jour, il va falloir voir s'ils seront disponibles... L'alignement pourrait être drastiquement différent, nous avons des gars amochés et il faut être intelligent avec ça. C'est une situation d'urgence avec laquelle il faut composer du mieux qu'on le peut», a-t-il laissé entendre.

Lazar rappelé?

En soirée vendredi, le d.g. Pierre Dorion et son adjoint Randy Lee, de même que l'entraîneur des gardiens Pierre Groulx, se sont rendus à Binghamton pour un match des petits Senators et ils allaient être à même de décider quels joueurs de l'organisation pourraient venir en renfort. Curtis Lazar est certes un candidat, même si Dorion a dit en entrevue à la radio de TSN jeudi que ce serait «pour de bon» lorsqu'il sera rappelé.

Le défenseur Fredrik Claesson a été cédé à ce même club-école vendredi afin de faire de la place pour au moins un joueur rappelé. «Ce n'est pas qu'il a mal fait, on veut le ravoir, mais on a un alignement de 23 joueurs (maximum) à respecter et on pourrait avoir besoin du poste», a indiqué Boucher, mentionnant plus tard que le club ne voulait pas placer l'un ou l'autre des éclopés sur la liste des blessés puisque cela entraîne un séjour minimum d'une semaine sur celle-ci.

Pas une excuse

Tous les clubs de la LNH doivent composer avec des épidémies de blessures à un moment donné au fil d'une saison, donc il n'était pas question de se plaindre de cet état de fait dans le vestiaire.

«Ça fait partie de jouer dans la Ligue nationale. Ce n'est pas juste nous, bien d'autres équipes doivent composer avec ça. Tu dois trouver un moyen, d'autres gars obtiennent des rôles plus importants et c'est leur chance d'en profiter et de faire le travail. On n'utilisera pas ça comme excuse», a commenté le vétéran défenseur Dion Phaneuf.

Après un début de saison encourageant à ce chapitre, les Sénateurs ont alloué plus de 30 lancers à leurs adversaires lors de leurs sept derniers matches, et Phaneuf pense que c'est là que les problèmes du club commencent.

«Il faut trouver le moyen de rebondir de parties (comme jeudi) où on s'est fait battre comme il faut. Il faut retrouver la structure qui nous rend efficaces lorsque nous jouons bien. Depuis quelques parties, nous avons perdu un peu notre jeu. On alloue trop de lancers, on le sait que 40 tirs (comme jeudi), c'est trop. Quand ce chiffre est plus bas et qu'on passe plus de temps dans la zone adverse, on trouve le moyen de gagner des matches», analyse-t-il.

Un éclopé de plus

Il y a eu un blessé de plus chez les Sénateurs lors du match de jeudi contre Nashville, le préposé à l'équipement John Forget étant atteint à l'arcade sourcilière par une rondelle qui a dévié sur le bâton de P.K. Subban en fin de première période. Chanceux dans sa malchance, il a été atteint au-dessus de l'oeil et en a été quitte pour une dizaine de points de suture, selon ce qu'il a rapporté (Guy Boucher a parlé de 23 points, lui).  «J'ai encore un peu mal au front parce qu'on m'a gelé, mais ça va», a-t-il raconté, son oeil au beurre noir bien en évidence. De retour au banc dès le début de la deuxième, sa ténacité a impressionné les joueurs, qui apprécient le boulot accompli dans l'ombre par ces gens qui sont à leur service. «Ma femme a vu qu'il s'est vu décerner la troisième étoile (par TSN), je lui ai dit félicitations, Johnny, tu es le joueur favori de ma femme», a blagué le défenseur Mark Borowiecki.

Hammond tient à rester

Pris dans un ménage à trois gardiens, Andrew Hammond a tenu des discussions avec le d.g. Pierre Dorion quant à la possibilité d'obtenir un séjour de réhabilitation avec le club-école de Binghamton, même s'il se dit complètement remis de sa blessure à l'aine subie à Calgary il y a trois semaines. «On en a parlé et je pense que je joue depuis assez longtemps maintenant que je sais ce qui est le mieux pour moi. Présentement, je pense qu'il vaut mieux pratiquer au contact de joueurs de la LNH. Je n'ai pas fermé la porte, mais il vaut mieux être ici et pratiquer avec ces gars-là pour l'instant», a indiqué le cerbère de 28 ans qui a perdu sa seule décision et qui présente une moyenne de 4,50 avec un taux d'efficacité de ,793.

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