L'autre mission de Pageau

Jean-Gabriel Pageau croit que la chimie entre lui... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Jean-Gabriel Pageau croit que la chimie entre lui et son coéquipier gatinois devrait se créer très rapidement.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Jean-Gabriel Pageau est maintenant habitué à obtenir des missions défensives de son nouvel entraîneur Guy Boucher.

Mais alors que Mike Hoffman a raté le match de jeudi contre les Predators en raison d'une blessure mineure qui le tiendra au rancart « au jour le jour » selon Boucher, c'est lui qui devait essayer de trouver un moyen de relancer son concitoyen gatinois, Derick Brassard, sur un nouveau trio complété par Mark Stone.

Le centre de 24 ans, appelé à jouer à l'aile gauche pour l'occasion, appréciait cette occasion de jouer sur un des deux premiers trios déployés par son patron.

« Je ne sais pas si je vais le relancer, mais c'est certain que ça va être le fun de jouer avec un autre francophone. On a pratiqué souvent ensemble l'été dernier, la communication devrait se faire facilement, on va tenter de créer rapidement une chimie alors que tous les deux, on a besoin d'un nouveau départ », a souligné Pageau, qui, comme Brassard, n'avait qu'un but à sa fiche cette saison, celui-ci ayant été réussi dans un filet désert.

Longue disette

Les ratées du centre acquis des Rangers contre Mika Zibanejad font beaucoup jaser de ce temps-ci alors qu'il s'approchait de sa plus longue disette en carrière (17 parties sans but en novembre 2011 avec Columbus), lui qui a compté son seul but lors du premier match de la campagne, il y a 15 parties avant celle de jeudi soir.

Boucher pense cependant qu'il n'a pas besoin de changer sa façon de jouer. « Je ne vois pas ça comme ça, Pageau est là (non pas pour le relancer), mais pour une question de match ups et l'autre chose est qu'il prend les mises au jeu à droite et Brassard les prend à gauche, j'adore ça, c'est mon modèle parfait », a-t-il dit en matinée.

Séparé récemment de son partenaire régulier du début de saison, Bobby Ryan, Brassard espérait que « ça clique » avec l'autre Gatinois du club. « Ce serait le fun de garder les mêmes lignes pour un bout et avoir du succès... Ça allait bien au début pour deux semaines avec Ryan et (Ryan) Dzingel, mais des fois il y a des changements qui sont faits pour le bien de l'équipe. Pour moi, ça peut difficilement aller plus mal que ça va du côté de la chance, d'avoir un bond de mon côté », a-t-il noté.

Brassard a même parlé du fait qu'une visite planifiée à Drummondville dimanche, alors que les Voltigeurs hisseront son chandail numéro 61 dans les hauteurs du Centre Marcel-Dionne, était « un autre stress de plus dans ma vie en ce moment, j'ai hâte à dimanche pour pouvoir mettre ça derrière moi et de me concentrer sur la saison, même si ça représente beaucoup pour moi... C'est une distraction un peu dans ma tête dont je n'ai pas besoin en ce moment », a-t-il raconté.

Ribeiro le comprend 

Le vétéran des Predators Mike Ribeiro, qui avait un début de saison similaire à Brassard (un but et six passes, une de plus que lui), pouvait comprendre comment son compatriote pouvait éprouver des difficultés à trouver ses repères en débarquant dans un nouveau vestiaire.

« Tu essaies de trouver ta place, même si c'est juste dans les warm ups ou avant les matches, quand tu vas embarquer sur la glace, tout le monde a leur routine. Juste là, c'est un ajustement, et après, des nouveaux coéquipiers, des nouveaux entraîneurs. La seule façon de t'en sortir, c'est de travailler fort et de bonnes choses vont t'arriver. Derick est un très bon joueur, très intelligent. S'il avait eu le même début de saison à Columbus, personne n'en aurait entendu parler. Il faut juste lui donner du temps », a souligné l'ancien des Canadiens et de trois autres clubs de la LNH (les Stars, les Capitals et les Coyotes).

Anderson «sera là plus souvent»

En annonçant que Mike Condon serait le partant contre les Predators, l'entraîneur-chef Guy Boucher a indiqué que Craig Anderson «est là et sera là plus souvent qu'on le pensait, donc on doit donc gérer le nombre de matches qu'il va jouer comme s'il va être ici tout le temps». Alors que son gardien numéro un doit composer avec le diagnostic de cancer de son épouse Nicholle rendu public le 29 octobre dernier, Boucher a qualifié de «luxe» la présence de trois gardiens, avec le retour en santé d'Andrew Hammond, une situation qui sera gérée au quotidien, le club souhaitant probablement envoyer celui-ci pour un séjour de réhabilitation à Binghamton. Anderson devait étrenner un nouveau masque rétro, réplique d'un ancien masque de Damian Rhodes illustrant le Parlement, lors de la période d'échauffement de jeudi. Celui-ci comporte des hommages plus petits à Daniel Alfredsson (on y trouve son nom et numéro 11) et Patrick Lalime. «L'artiste (Sylvie Marsolais) a beaucoup de talent, c'est très réussi», a commenté Anderson. Mais finalement, il a dû s'absenter pour des raisons familiales non-dévoilées. C'est Hammond qui s'est assis sur le banc à sa place.

P.K. et Condon

Pendant qu'il tenait un autre point de presse en matinée avec les nombreux journalistes montréalais venus le voir dans un couloir attenant au vestiaire des visiteurs, P.K. Subban n'a pas vu passer son ancien coéquipier avec les Canadiens Mike Condon, qui s'étirait le cou pour tenter de le saluer. Le défenseur des Predators s'est cependant dit heureux de le voir obtenir une autre chance dans la LNH à Ottawa. «Il travaille tellement fort, il se concentre bien. L'an dernier à Montréal, avec la chance qu'il a eu de jouer (en l'absence de Carey Price), il a bien fait. Je suis content de voir qu'il a une autre opportunité, il la mérite. C'est un gardien qui est difficile à déjouer quand il est à son meilleur», a-t-il souligné.

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