L'impact de Turris se fait sentir

Kyle Turris se montre modeste quand on lui... (Matt Slocum, Associated Press)

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Kyle Turris se montre modeste quand on lui parle de son début de saison: «Euh... J'imagine que je suis chanceux», offre-t-il.

Matt Slocum, Associated Press

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On dirait que tous les attaquants des Sénateurs d'Ottawa sont atteints du même virus en ce début de saison. Tous, sauf peut-être Kyle Turris.

Le centre numéro un semble immunisé contre les problèmes des autres. Turris a encore marqué, mardi soir, à Philadelphie. Il restait deux minutes à écouler en troisième période quand il a poussé la rondelle derrière Steve Mason pour forcer la tenue d'une prolongation. Sans ce but, les Sénateurs n'auraient pas réussi à vaincre les Flyers. Il s'agissait surtout de son huitième de la saison.

« Huit buts, déjà, pour Turrey. S'il continue comme ça, il connaîtra sa meilleure saison en carrière », souligne l'entraîneur-chef Guy Boucher.

Turris compte trois buts d'avance sur le deuxième meilleur buteur des Sénateurs, Ryan Dzingel. Il a marqué cinq buts de plus que celui qui devrait porter ce titre, Mike Hoffman.

Turris est surtout un jeune homme timide. Il semblait sincèrement embarrassé, dans le vestiaire des visiteurs du Wells Fargo Center, tard mardi soir, quand on lui a demandé d'expliquer son succès.

« Euh... J'imagine que je suis chanceux, a-t-il fini par répondre. C'est vrai ! Dans le match de ce soir, j'ai obtenu un seul tir au but. Un seul ! Je suis chanceux. La rondelle a trouvé le chemin du filet. Au fond, j'essaie juste de trouver des ouvertures. J'essaie juste de saisir les rares opportunités lorsqu'elles se présentent. »

L'humilité de Turris tient peut-être, en partie, du fait qu'il ne s'agit pas de son premier bon début de saison en carrière. L'automne dernier, dans les 12 premières parties, il a marqué huit buts et inscrit 13 points. Il n'a pas été capable de maintenir la cadence.

« Cette année, je ne sais pas trop à quel point je connais un gros début de saison. J'ai marqué huit buts jusqu'à présent, mais je n'ai que deux mentions d'aide à ma fiche. Dix points en 16 parties, ce n'est pas un si bon début de saison que ça. »

« Vraiment, je vous répète que j'essaie de profiter des chances de marquer qui se présentent à moi. »

Un reporter lui a fait valoir qu'une fiche de 8-2, en début de saison, c'est digne d'un gagnant du trophée Cy-Young.

« Peut-être, mais malheureusement, je ne suis pas un joueur de baseball. »

Lancers bloqués

Turris est peut-être un brin trop modeste. Sa contribution aux succès de l'équipe ne se limite pas, après tout, aux buts qu'il a marqués.

Il demeure un joueur fiable qui peut se distinguer dans d'autres phases du jeu. Après le match de mardi, Boucher parlait, par exemple, des nombreux lancers bloqués par ses protégés. « Notre équipe occupait le troisième rang dans la LNH avant le match au chapitre des lancers bloqués. Je n'ai pas consulté les statistiques, mais nous ne pouvons pas vraiment glisser au quatrième rang. Nous n'avons certainement pas ralenti la cadence », a-t-il souligné.

Les Sénateurs ont effectivement bloqué 21 tirs à Philadelphie.

« Nos joueurs bloquent des tirs en désavantage numérique, mais ils en bloquent aussi lorsque nous évoluons à forces égales. Turris fait partie des joueurs qui bloquent des lancers de façon régulière, en ce moment. Il faisait partie des joueurs qui étaient disposés à payer le prix contre les Flyers », dit l'entraîneur.

La 10e victoire de Boucher

La victoire obtenue mardi était la 10e de la saison pour les Sénateurs.

Il s'agissait, donc, de la 10e victoire de Guy Boucher à la barre des Sénateurs. Dans le dernier quart-de-siècle, seulement deux entraîneurs ont connu un meilleur départ derrière le banc à Ottawa. En 2005, Bryan Murray a signé sa 10e victoire à son 12e match. Deux ans plus tard, son successeur John Paddock a fracassé son record en atteignant ce plateau à son 11e match. Murray et Paddock avaient cependant hérité de formations appartenant à l'élite. Boucher, lui, vient relever un défi avec une formation qui a raté les séries deux fois au cours des trois dernières années.

«Je suis bien fier de notre fiche à l'étranger. Nous avons conservé une fiche supérieure à ,500 jusqu'à présent. Contre les Flyers, nous avons encore fait preuve de caractère pour remonter la pente.»

La fiche des Sénateurs est encore plus reluisante à domicile. C'est à la maison qu'ils joueront quatre de leurs cinq prochaines parties.

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