Une victoire d'équipe

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Mark Stone a marqué le premier but des siens, créant l'égalité pour une première fois dans ce match.

Patrick Smith, AFP

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(Philadelphie) Techniquement, la léthargie est chose du passé.

Les Sénateurs d'Ottawa n'avaient pas réussi à marquer plus de deux buts dans leurs neuf dernières parties.

Ils ont battu les Flyers de Philadelphie 3-2, mardi soir, au Wells Fargo Center.

On dit que la léthargie appartient « techniquement » au passé parce que le troisième but, marqué par Erik Karlsson, a été marqué durant les tirs de barrage. Ça ne compte donc pas vraiment.

« L'important, c'est que nous trouvons des moyens de rester compétitifs chaque soir. À cette période de l'année, c'est encourageant », a commenté Kyle Turris.

Les Sénateurs, en passant, seraient repartis bredouilles sans leur centre numéro un. Turris a inscrit le but égalisateur alors qu'il restait deux minutes à écouler en troisième période.

Les Sénateurs affrontaient l'adversaire idéal pour mettre un terme à leur léthargie. Les Flyers présentaient mardi matin la pire moyenne de buts alloués de toute la Ligue nationale de hockey. Ils avaient encaissé 59 buts à leurs 16 premières parties de la saison.

Certains joueurs d'Ottawa semblaient parfaitement conscients, en début de match, qu'ils affrontaient un adversaire généreux.

Le duo Pageau/Stone semblait, très tôt, destiné à connaître une soirée du tonnerre.

Mark Stone a effectivement réussi à déjouer Steve Mason, au deuxième engagement.

Il aurait pu marquer un deuxième but, quelques minutes plus tard. Il a lui-même gâché sa chance en cherchant à compléter une feinte trop compliquée durant une échappée.

Nick Cousins et Michael Raffl ont inscrit les buts des Flyers en temps réglementaire.

Cousins a fait mouche sur sa deuxième échappée de la première période. La première fois, il a profité d'un cadeau de Chris Wideman pour s'échapper. Craig Anderson avait résisté. Quelques minutes plus tard, lorsque Derick Brassard lui a offert une deuxième opportunité de se présenter seul en zone adverse, il n'a pas raté sa chance.

S'il y a un - autre - élément positif à retenir de cette rencontre, c'est la performance irréprochable du gardien d'Ottawa. Encore une fois.

Dans un deuxième match consécutif, Anderson a été plus occupé que son vis-à-vis. Il a surtout été appelé à se démarquer en effectuant plusieurs arrêts difficiles.

Il a gardé son équipe dans le match jusqu'à la fin.

Il ne semble nullement affecté par les événements malheureux qui affectent son quotidien.

« Ces temps-ci, je me concentre simplement sur le prochain lancer. Je me fiche du score. J'essaie de ne pas accorder d'importance au joueur qui s'apprête à décocher le tir. Je me concentre sur le lancer », résume-t-il.

Le moulin à rumeurs s'est mis en marche dans les dernières heures. La direction des Sénateurs aurait passé quelques coups de fil pour laisser savoir qu'un gardien serait disponible.

Andrew Hammond serait celui qu'on serait disposé à sacrifier.

On sent que le Hamburglar est prêt à récupérer son poste. Il s'est encore entraîné, mardi matin. Guy Boucher a indiqué aux médias que Mike Condon avait trop bien joué, à ses deux dernières sorties, pour perdre son poste d'adjoint.

Le capitaine joue les héros

Le capitaine Erik Karlsson a de nouveau fait... (Matt Scolum, Associated Press) - image 3.0

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Le capitaine Erik Karlsson a de nouveau fait mouche durant la séance de tirs de barrage, mardi soir.

Matt Scolum, Associated Press

Erik Karlsson a l'impression de se répéter. « Je ne suis pas un spécialiste des tirs de barrage. »

C'est vrai. Les entraîneurs qui l'ont dirigé depuis le début de sa carrière dans la LNH ne lui ont jamais vraiment donné la chance de s'exprimer dans les concours d'échappées de fin de soirée. « Règle générale, j'obtiens une ou deux opportunités par année. C'est tout. »

L'homme qui a pris la relève derrière le banc cette année, Guy Boucher, semble bien décidé à renverser la tendance. Karlsson a obtenu mardi sa deuxième opportunité dans les fusillades. Et il a marqué son deuxième but.

« On dirait qu'il aime les poteaux. Ça fait deux fois que la rondelle pénètre le filet après avoir frappé un poteau », note le coach.

Boucher a pourtant attendu un certain temps avant d'envoyer Karlsson dans la mêlée, mardi. Le capitaine a été le cinquième joueur à s'élancer. Steve Mason avait stoppé les quatre premiers.

« Au troisième rang, j'ai choisi d'envoyer Ryan Dzingel parce qu'il a connu un fort match, mais aussi parce qu'il est vraiment bon en échappée lors des entraînements. Au quatrième rang, j'ai voulu récompenser Mark Stone, qui avait aussi connu un bon match. Au cinquième rang, je me disais que les choses avaient assez duré. C'est là que j'ai désigné mon capitaine. »

Karlsson aurait pu régler le cas des Flyers un peu plus rapidement. Dans la courte période de prolongation, il s'est retrouvé dans une échappée à deux joueurs avec Steve Mason. Les deux étaient trop généreux. À force de se passer la rondelle, ils n'ont même pas réussi à lancer.

Karlsson a cependant obtenu une passe sur le but de Turris en fin de troisième. Il s'agit de son 399e point en carrière. Ce point lui permet de rejoindre Radek Bonk au cinquième rang du classement des meilleurs marqueurs de l'histoire des Sénateurs.

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