Une défensive qui fait défaut

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Outre la défensive, la pénurie en attaque ne plaît pas à Guy Boucher.

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PHILADELPHIE - En ville, tout le monde s'inquiète de la même chose. Que se passe-t-il avec l'attaque des Sénateurs d'Ottawa ? Va-t-elle finir par se mettre en marche ?

Tout le monde s'inquiète... sauf Guy Boucher.

L'entraîneur-chef était de mauvais poil, lundi matin. Il a dirigé une séance d'entraînement très intense, durant laquelle il a demandé à ses joueurs de se préoccuper davantage de leur défensive.

« Je ne suis pas trop satisfait de la performance que nous avons offerte dimanche soir », a-t-il déclaré d'entrée de jeu lors de sa rencontre quotidienne avec les médias.

« Nous avons alloué 37 lancers au Wild en temps réglementaire. Pour moi, c'est carrément inacceptable. »

« Nous avons offert des chances de marquer de première qualité au Wild. Avec un entraîneur comme moi, ça ne passe pas. »

L'attaque - ou le manque d'attaque - dérange l'entraîneur.

Les attaquants qui produisent peu - ou pas - sont en grande partie responsables de la contre-performance du week-end, selon lui. « Nous n'avons pas travaillé assez fort défensivement parce que nous étions constamment à la recherche d'opportunités de nous porter à l'attaque », croit-il.

Dans le jargon du hockey, on appelle ça tricher.

Bobby Ryan, qui n'a pas touché la cible une seule fois à ses sept derniers matches, reconnaît que la tentation de tricher est forte. « Chaque fois que je touche la patinoire, j'ai le goût de me porter à l'attaque. J'ai parfois l'impression de laisser tomber l'équipe quand je ne produis pas. Je ne suis pas tout seul. Nous sommes très nombreux à combattre cette mauvaise sensation en ce moment. »

Certains le cachent moins bien que d'autres.

En fin de soirée, dimanche, des caméras de télévision ont surpris un Mike Hoffman, furieux, passer sa frustration en malmenant une pauvre bouteille d'eau qui n'avait rien fait de mal.

« Frustration, c'est le mot le plus important à retenir ici. Je me suis retrouvé dans une descente à deux contre un en fin de rencontre. J'ai eu la rondelle sur mon bâton. Le filet était complètement ouvert. Mon rôle, dans cette équipe, c'est de mettre la rondelle dans le but. Si j'avais fait mon boulot, on aurait gagné le match. Notre réalité serait bien plus belle. Voilà pourquoi je suis frustré. »

Boucher a passé le plus clair de la séance d'entraînement de lundi à parler d'intensité en défensive. Dans les rares moments consacrés à l'attaque, il a lancé un message tout simple.

Si les joueurs l'ont bien saisi, on devrait les voir attaquer le filet adverse avec plus d'énergie, mardi, contre les Flyers de Philadelphie.

« Nos problèmes sont presque tous imputables à notre façon de travailler dans les environs du filet adverse. Nous décochons suffisamment de lancers. Dimanche, nous avons obtenu 34 tirs et nous avons raté la cible à 18 reprises », dit-il.

Boucher croit cependant que ses joueurs peuvent obtenir de meilleures  - et plus nombreuses - chances de marquer en se bagarrant davantage pour saisir de secondes opportunités.

« Les Blue Jackets de Columbus présentent le meilleur jeu de puissance de toute notre ligue à l'heure actuelle. Ils marquent leurs buts avec des screens, des rebounds, des jams... Ils marquent un beau but à tous les sept ou huit matches. »

« Quels joueurs, chez nous, sont prêts à payer le prix ? »

Brassard et Ryan séparés

Derick Brassard ne pourra pas compter sur son ailier... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit) - image 4.0

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Derick Brassard ne pourra pas compter sur son ailier droit habituel contre les Flyers.

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Derick Brassard n'a pas rencontré les journalistes avant de partir pour les États-Unis.

Le centre hullois a été le dernier joueur de l'équipe à retirer ses patins, mardi.

Quand tout le monde était aux douches, il était toujours au banc des joueurs. Une discussion très animée avec l'entraîneur-adjoint Martin Raymond s'est étirée pendant un très long moment.

Tout ce qu'on sait, pour l'instant, c'est que Brassard ne pourra pas compter sur son ailier droit habituel contre les Flyers. Bobby Ryan et lui, c'est fini. Du moins, pour l'instant.

« Au début du camp d'entraînement, Derick, Bobby et Clarke MacArthur formaient un formidable trio. Mais MacArthur n'est plus là. Mon rôle consiste donc à trouver de nouvelles combinaisons qui fonctionnent », explique Boucher.

Brassard tentera mardi d'alimenter un ailier qui patinera à sa gauche. Mike Hoffman sera son principal complice contre les Flyers.

Ryan, lui, patinera dans le trio de Kyle Turris.

Turris, unique marqueur des Sénateurs dimanche, est un des rares attaquants qui semble épargner par les difficultés offensives du début de saison.

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