Quand on sera «rendus là»

Deux gardiens se partagent actuellement le travail devant... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Deux gardiens se partagent actuellement le travail devant le filet des Sénateurs d'Ottawa: Craig Anderson (photo) et Mike Condon. Mais Andrew Hammond s'approche d'un retour au jeu.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il n'est sans doute pas trop loin, le jour où Andrew Hammond sera prêt à effectuer un retour au jeu.

Il a enfilé ses jambières pour un entraînement exclusif aux gardiens, vendredi matin. Puisqu'il se sentait bien, il a choisi de rester sur la patinoire lorsque les patineurs ont rejoint le groupe. Il a finalement pris part à l'entraînement au grand complet.

Le ménage à trois devant le filet des Sénateurs pourrait débuter d'un jour à l'autre.

« C'était le premier entraînement d'Andrew, insiste Guy Boucher. Il avait pris part à quelques entraînements individuels auparavant, mais c'était sa première fois avec tout le monde. On va continuer d'évaluer la situation. L'entraîneur des gardiens finira bien par me dire qu'il est prêt. On verra ce qu'on fera une fois rendus là. »

Clairement, l'entraîneur-chef n'est pas pressé d'attaquer ce problème.

Personne, en fait, n'a l'air trop enthousiaste à l'idée de passer un hiver avec trois gardiens.

« Je n'ai jamais vraiment rien vécu de tel, reconnaît le défenseur Mark Borowiecki. En fait, nous avons vécu quelque chose de similaire, durant le dernier lock-out. J'étais à Binghamton, à ce moment-là. Ben Bishop était venu rejoindre notre équipe. Nous avions déjà Robin Lehner et Nathan Lawson là-bas. »

« Le gardien de buts numéro deux a souvent du mal à se donner une routine. J'ose à peine imaginer à quel point la situation peut devenir frustrante pour celui qui hérite du poste de gardien de buts numéro trois... »

Boucher l'a dit. « On verra ce qu'on fera une fois rendus là. »

N'empêche que s'il continue d'aligner les bonnes performances, Mike Condon sera dur à déloger.

Au strict minimum, lorsque Hammond obtiendra son prochain départ, il ressentira une pression énorme de livrer la marchandise.

Borowiecki est convaincu que tout se passera dans l'harmonie. « Il faut prendre les circonstances en considération. Nous nous retrouvons dans une situation unique. Nous sommes tous prêts à effectuer des sacrifices pour aider la famille de Craig Anderson. Nous sommes tous des pros. Nous sommes tous prêts à faire tout ce que nous pouvons pour aider. »

Si jamais Anderson doit s'absenter de nouveau pour accompagner son épouse, Nicholle, dans son combat contre le cancer, Condon et Hammond feront équipe.

« Au fond, ce qu'on demande à nos gardiens, c'est ni plus ni moins que d'adhérer à un système de jeu. En acceptant le plan qui leur est soumis, ils vont améliorer notre équipe dans le court terme ainsi que dans le long terme. En plus, ils vont venir en aide à Craig. Je le répète. Il faut faire tout ce que nous pouvons pour rendre cette situation plus confortable », complète Borowiecki.

Système

Parlant de système... Boucher parlait vendredi matin avec beaucoup d'admiration de ses joueurs. « Ils continuent d'acheter ce qu'on vend », assure-t-il.

Il s'est dit particulièrement satisfait du rendement de sa troupe, dans le deuxième et dernier match u plus récent voyage, mercredi à Buffalo. « Vous pouvez laisser faire la prolongation. Une fois rendus en prolongation, dans un deuxième match en autant de soirs, nous n'avions plus de carburant. Dans les trois périodes réglementaires, nous avons accordé une seule chance de marquer de catégorie A aux Sabres. Ça faisait longtemps que je n'avais pas vu une performance complète de la sorte. »

Optimisme prudent pour Watson

Le rêve d'accueillir la Classique Héritage de la LNH à Ottawa n'est pas complètement mort. Le maire Jim Watson est ressorti encouragé de sa rencontre avec la direction des Sénateurs, jeudi. «Ce fut une rencontre positive», a dit M. Watson, lors de son passage sur les ondes de la station de radio TSN 1200. L'élu cherche à convaincre le propriétaire du club de hockey, Eugene Melnyk, d'organiser cet événement à la Place TD. Dans les derniers mois, l'homme d'affaires a fait savoir qu'il ne voulait rien savoir d'un tel scénario. «Après notre conversation, je dirais que je suis optimiste. Mais il s'agit d'un optimisme prudent. M. Melnyk a promis de réfléchir. Il doit nous donner des nouvelles prochainement.» Les Sénateurs devraient rendre une décision d'ici le mois de janvier.

Moment de silence

L'entraînement matinal des Sénateurs a été interrompu à 10 h 59, vendredi. Guy Boucher a réuni ses joueurs au centre de la patinoire et leur a demandé de retirer leurs casques. Ensemble, ils ont célébré le Jour du Souvenir avec un bref moment de silence. «Les joueurs savaient que ça s'en venait. Nous les avons informés avant de sauter sur la glace», a fait savoir Guy Boucher. «Je suis très touché par ce qui est arrivé dans le passé. J'ai fait un de mes baccalauréats en Histoire, vous savez. J'ai été touché par tout ce que j'ai pu apprendre dans mes cours», ajoute l'entraîneur... Le Jour du Souvenir, c'est aussi le jour de l'anniversaire de Jean-Gabriel Pageau. L'ancien capitaine des Olympiques de Gatineau a soufflé 24 bougies, vendredi.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer