Une attaque déficiente

Les Sénateurs d'Ottawa ont battu les Sabres de... (Agence France-Presse)

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Les Sénateurs d'Ottawa ont battu les Sabres de Buffalo, mercredi soir. Leurs récents succès pourraient faire oublier qu'ils éprouvent des difficultés en attaque, notamment au niveau du jeu de puissance.

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Une fiche de huit victoires contre cinq revers bonne pour le deuxième rang dans la division Atlantique, ça représente un début de saison fort satisfaisant pour les Sénateurs d'Ottawa.

Ce dossier pourrait cependant facilement être bien moins reluisant si ce n'était des quatre gains en prolongation ou fusillade signés par la troupe du nouvel entraîneur-chef Guy Boucher, le plus récent étant celui de 2-1 à Buffalo mercredi.

Leur brigade défensive qui se retrouvait dans les bas-fonds de la LNH l'an dernier autant pour les buts que les tirs alloués est maintenant bien plus respectable, partageant le 10e rang du circuit à 2,46 buts accordés en moyenne par partie avec leurs visiteurs de vendredi soir, les Kings de Los Angeles (avant leur match à Montréal jeudi). L'excellence des gardiens Craig Anderson, malgré la maladie de son épouse récemment diagnostiquée, et Mike Condon, débarqué en catastrophe quand le substitut Andrew Hammond s'est blessé à l'aine, y est pour beaucoup.

Tout cela masque des problèmes au niveau de la production offensive, l'attaque ayant produit moins de buts (30) en temps réglementaire et en prolongation que le club en a alloué (32). Cette moyenne de 2,31 buts par partie était la 25e meilleure du circuit Bettman en date de jeudi après-midi. C'est nettement insuffisant pour un club qui croyait avoir un potentiel de neuf joueurs capables de compter 20 buts cette saison, comme l'a déjà estimé le directeur général Pierre Dorion.

Les insuccès des Sénateurs en avantage numérique y sont évidemment pour beaucoup, alors que leur attaque à cinq n'a produit qu'à un rythme de 11,1 % (4 buts en 36 chances). Mercredi soir à Buffalo, cette unité a été incapable de profiter d'une supériorité de deux hommes pendant 1:24 minute en fin de deuxième période, ce qui aurait pu lui simplifier grandement la vie.

« Nous avons même pris un temps d'arrêt pour dessiner des jeux, mais c'était laid quand même, a raconté l'attaquant Bobby Ryan après le match. Je pense qu'on n'a obtenu que deux tirs vers "Lenny" (Robin Lehner), je n'ai pas fait du très bon travail alors que je dois me tenir devant le but pour le voiler. Ce n'est pas toujours facile de le faire quand on fait une passe transversale. Je pense encore que nous avons un bon set-up et le bon personnel, on doit juste régler quelques petits détails et ça devrait cliquer. »

Un problème de cette attaque à cinq déficiente est qu'elle n'obtient pas beaucoup de chances de se déployer, Ottawa étant 29e dans la ligue pour le temps passé en avantage numérique (56:20 minutes). Ses 36 jeux de puissance en 13 parties, c'est à peine 2,8 en moyenne par match. « Un bon jeu de puissance à la fin de l'année va avoir 22 % d'efficacité, mais tu dois avoir beaucoup de chances en avantage numérique pour marquer des buts. (Mardi à Nashville), nous n'en avons eu qu'un et il a duré 30 secondes. Je n'en ai donc même pas parlé aux joueurs (mercredi), tu dois avoir "x" nombres de chances pour compter... J'ai besoin de quelques jeux de puissance de plus pour voir si les changements que j'ai apportés sur l'unité de Karlsson (Erik) vont rapporter. »

Le principal changement effectué par Boucher a été d'amener Mike Hoffman à se déplacer de la pointe vers l'enclave à des moments spécifiques, ce qui lui avait permis de compter l'unique filet des siens samedi dernier contre les Sabres.

Par contre, les unités de désavantage numérique vont très bien, n'ayant pas alloué de buts lors des 18 dernières punitions du club pour se hisser au 11e rang dans le circuit Bettman (84,6 % d'efficacité).

Neil au rancart

Chris Neil... (Associated Press) - image 4.0

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Chris Neil

Associated Press

Après le match de mercredi à Buffalo, l'entraîneur-chef Guy Boucher n'a pas donné de nouvelles sur l'état de santé du vétéran Chris Neil, qui a raté la rencontre en raison d'une blessure au haut du corps, ce qui a forcé le rappel de Mike Blunden du club-école de Binghamton.

Neil, qui avait livré un furieux combat à l'ex-Sénateur Cody Bass mardi à Nashville, devra donc patienter un peu plus longtemps pour disputer le 1000e match de sa carrière, lui qui est rendu à 985 parties.

S'il revient au jeu vendredi soir contre les Kings et qu'il joue les 14 parties suivantes, cela voudrait dire qu'il atteindrait ce plateau lorsque les Sénateurs s'arrêteront à Los Angeles le 10 décembre prochain. Quant à Blunden, il a bien tenu son bout à Buffalo mercredi, distribuant cinq mises en échec (à égalité avec Mark Borowiecki pour le sommet chez les Sénateurs) en 9:37 de temps de glace.

Entre les lignes

Les Sénateurs ont une fiche de 8-2-0 jusqu'à maintenant cette saison contre des équipes qui ont raté les séries l'an dernier. Elle est de 0-3-0 contre les clubs qui ont participé à la danse du printemps. Leurs cinq prochains adversaires (les Kings, le Wild, les Flyers, les Predators et les Panthers) ont tous pris part aux séries en 2015-2016. Et les sixièmes, les Canadiens de Montréal, ont le meilleur dossier de la LNH jusqu'à maintenant cette saison... 

Les Sénateurs n'ont compté qu'un but en temps réglementaire par match (en excluant les buts dans un filet désert) lors de leurs six dernières parties, ce qui ne les a pas empêchés de gagner quatre de ces rencontres... 

Correction au texte sur le match contre les Sabres de l'édition de jeudi, la fiche de Robin Lehner contre son ancien club est de 2-0-2, et non de 4-0-2.

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