Une cause chère aux Sénateurs

Le match de samedi, soirée annuelle de la campagne... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le match de samedi, soirée annuelle de la campagne « Le hockey pour vaincre le cancer », risque d'être particulièrement émotif à Ottawa.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Il y a une semaine à peine, les Sénateurs dévoilaient que Nicholle Anderson, l'épouse de leur gardien Craig, était atteinte d'un cancer dont la gravité reste à être déterminée.

Dans ces circonstances éprouvantes, la soirée annuelle de la campagne « Le hockey pour vaincre le cancer », qui aura lieu samedi, s'annonce particulièrement émotive pour cette organisation qui a perdu plusieurs anciens membres à cette maladie, les plus connus étant les Roger Neilson, E.J. McGuire et Mark Reeds en plus de la mère de l'ancien défenseur Wade Redden, tandis que l'ancien DG Bryan Murray lutte toujours contre son cancer colorectal, des sessions de chimiothérapie bihebdomadaires l'ayant gardé en vie depuis plus de deux ans.

Mais plusieurs joueurs de l'équipe auront des noms d'autres êtres chers à inscrire sur les pancartes qui circulaient vendredi dans le vestiaire en prévision de cette soirée permettant d'amasser des fonds au profit de l'Hôpital d'Ottawa, à travers la Fondation des Sénateurs.

L'entraîneur-chef Guy Boucher aura une pensée pour son père Wilfrid, décédé quand il avait 17 ans, ainsi que le père de son épouse, Dirk, qui combat un cancer présentement. « Il a eu une opération et ça a bien été, on verra dans les prochaines semaines comment les choses vont aller, a-t-il révélé. On a déjà vécu deux de ces matches (à Calgary et Edmonton), le second en raison des circonstances. C'est une journée spéciale, surtout avec ce qui se passe avec Craig, sa femme et sa famille. Comme groupe, Nicholle est dans nos pensées, mais individuellement, tout le monde, d'une façon ou d'une autre, est touché par le cancer, que ce soit maintenant, dans le passé ou dans le futur. C'est un de ces sujets sensibles, mais il est nécessaire pour nous, en tant qu'organisation, de contribuer à la conversation. C'est notre façon de le faire. »

Le Gatinois Jean-Gabriel Pageau confiait qu'il n'aurait certes pas de difficultés à se motiver pour cette rencontre en pensant à son jeune cousin Mikael Pageau, atteint d'un cancer du cerveau il y a cinq ans. « On attend encore des nouvelles, il a subi des tests il n'y a pas longtemps, a-t-il raconté au sujet de l'adolescent dont les exploits au golf ont fait les frais d'un article dans LeDroit l'an dernier. J'ai des grands-parents et ma mère qui ont été atteints aussi, ça va donc être un match où ça va être facile de motiver tout le monde. Sans oublier Nicholle, la femme d'Andy qu'on veut appuyer le mieux possible. »

Pour son coéquipier et concitoyen Derick Brassard, c'est sa tante Rachel qui occupera ses pensées d'avant-match. « Aux dernières nouvelles, elle allait mieux, elle s'en sort. C'est un match spécial, c'est une bonne chose ce que la ligue fait, l'équipe aussi. Les gens affectés par cette maladie ont besoin de soutien, d'amour, de savoir qu'ils ne sont pas seuls là-dedans », a-t-il souligné.

Pour Ryan Dzingel, ce mois de conscientisation au cancer est difficile parce que pas plus tard qu'il y a deux ans, son père Rick combattait un cancer de la gorge. « Il a perdu 70 livres et tous ses cheveux, il a dit que c'était la chose la plus difficile qu'il a vécue. Ma mère devait lui donner des piqûres, c'était effrayant. Il ne fumait pas, et il n'avait pas chiqué trop de tabac quand il a joué au baseball, c'était juste une de ces choses qui arrivent. Il est en rémission maintenant, mais il doit passer des tests aux six mois », a-t-il relaté.

Mark Borowiecki pensera à sa grand-mère, pour sa part, alors que Dion Phaneuf a mentionné qu'il avait « beaucoup trop de proches » qui ont été affectés par cette maladie.

Justin Leblanc à l'honneur

C'est un jeune francophone d'Ottawa, Justin Leblanc, qui sera la vedette de la cérémonie protocolaire d'avant-match. L'adolescent de 13 ans a appris qu'il était atteint du sarcome d'Ewing il y a quatre ans après qu'un trou ait été découvert dans le fémur de sa jambe droite.

Une chimiothérapie et plusieurs chirurgies ont suivi au fil des années, la plus récente remontant au début d'octobre. Le jeune homme poursuit sa lutte et fait preuve de bravoure et de courage dans ces circonstances.

Amélioration en défensive

Son club ne compte pas autant de buts qu'il le souhaiterait, mais en l'absence des Mark Stone et Clarke MacArthur, l'entraîneur-chef Guy Boucher ne s'en fait aucunement avec ça. « On en demande plus à certains gars présentement, ils doivent jouer sur des trios offensifs... On progresse à plusieurs niveaux, en désavantage numérique comme en avantage. Est-ce que je ressens une urgence pour quelque chose que l'on fait ? L'urgence était pour le jeu défensif, c'était la priorité. J'ai vu ce matin que nous sommes 12es pour les tirs alloués, ce qui est une amélioration gigantesque par rapport à l'an dernier (29e dans la LNH). Nous sommes très bons pour les chances de compter aussi... Présentement, on se défend pour gagner des matches malgré les blessures, on doit continuer à le faire alors que si on ouvre le jeu et que ça devient du run and gun, on ne gagnera pas nos parties. » Vérification faite, les Sénateurs sont effectivement 12es dans le circuit Bettman pour les tirs alloués par match avec une moyenne de 29,5, alors qu'ils sont 10es pour les tirs obtenus (30,9).

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