«Au jour le jour» avec Anderson

Mike Condon est déjà le bienvenu chez les... (Adrian Wyld, La Presse canadienne)

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Mike Condon est déjà le bienvenu chez les Sénateurs d'Ottawa : « Il n'a joué qu'un match, mais il cadre bien dans notre groupe », a remarqué Dion Phaneuf.

Adrian Wyld, La Presse canadienne

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Il a beau avoir réussi un jeu blanc à son premier départ devant le filet des Sénateurs d'Ottawa, Mike Condon n'obtiendra pas nécessairement le départ samedi soir au Centre Canadian Tire lors de la visite des Sabres de Buffalo.

Histoire d'entretenir encore plus ce qu'il reste de mystère entourant le cancer de l'épouse de Craig Anderson, Nicholle, l'entraîneur-chef Guy Boucher a laissé entendre qu'il y avait une possibilité que le gardien numéro Craig Anderson réintègre les rangs de l'équipe.

« Avec Craig, c'est au jour le jour. Quand il va pouvoir être là, il va jouer. Quand il ne peut être là, Condon est prêt comme on l'a vu (jeudi). Mais on va gérer ça au jour le jour. Quand il peut être là, il est notre gardien numéro un et on va le traiter ainsi. Quand on n'a pas accès à toutes les bonnes choses qu'il nous apporte, on va composer avec la situation », a indiqué Boucher lors de son point de presse de vendredi, après une courte pratique où il n'était pas sur la glace.

« Il va nous dire quand il est disponible, ce n'est pas nous qui allons lui dire quand on a besoin de lui. J'ai besoin de lui tous les jours, donc... Je ne cacherai pas ça, il est notre gardien numéro un et une grande présence dans notre vestiaire, un gros morceau de l'équipe. Quand il peut être là, ça va être positif pour nous, et quand il ne pourra pas, on va se débrouiller », a-t-il ajouté.

Une telle incertitude n'allait certes pas affecter Condon de façon négative, lui qui était trop heureux de se retrouver avec une équipe qui avait besoin de lui dans cette situation de crise créée par la blessure à l'aine du substitut Andrew Hammond, qui s'est ajoutée aux circonstances entourant la maladie de Nicholle Anderson.

Il y a quelques jours à peine, il était le troisième gardien des Penguins de Pittsburgh avec le retour au jeu du blessé Matt Murray, et il aurait probablement été soumis au ballottage incessamment pour être cédé potentiellement à leur club-école de la Ligue américaine si le DG des Sénateurs Pierre Dorion n'avait pas obtenu ses services mercredi contre un choix de cinquième ronde.

« C'est toujours bien quand quelqu'un vous désire activement, au lieu d'être rejeté ni plus ni moins. Je suis reconnaissant que l'échange se soit matérialisé, j'arrive dans un bon vestiaire et avec une excellente organisation. Je suis heureux d'être ici », a réitéré le gardien américain qui a endossé le numéro 1, premier depuis le départ de Ray Emery à le faire.

En effectuant 27 arrêts dans le gain de 1-0 contre les Canucks jeudi, l'ancien cerbère des Canadiens s'est fait rapidement des amis dans son nouveau club, où il ne connaissait que Chris Wideman, son coéquipier avec l'équipe américaine au Championnat du monde du printemps dernier en Russie.

« Il a fait un vol transcontinental (de Los Angeles à Ottawa), arrive en ville à 3 h du matin, puis fait du beau travail pour notre équipe. Il était devant la rondelle en tout temps, il a fait de gros arrêts à des moments opportuns. Ce n'est pas facile d'arriver dans une nouvelle chambre, mais il a cadré parfaitement. Nous sommes heureux de l'avoir. Il n'a joué qu'un match, mais il cadre bien dans notre groupe. C'est un gardien qui parle beaucoup, ce qui aide les défenseurs. Il est arrivé dans des circonstances difficiles », a noté le vétéran Dion Phaneuf.

Condon estimait que ça n'avait pas été si difficile que ça, malgré un itinéraire de voyage qui a pris environ 12 heures de sa journée la veille du match. « C'est mieux comme ça, tu n'as pas besoin de penser. Tu débarques de l'avion, tu vas à l'hôtel, tu vas à l'aréna et tu joues... Je me suis levé à 7 h 30 (jeudi matin) et heureusement, il y avait un Starbucks pour du café à l'hôtel. J'ai eu une bonne sieste après la pratique matinale, mais je ne sais toujours pas quel jour on est », a-t-il blagué.

Beaucoup d'incertitude

En plus de ne pas savoir qui il déléguera devant son filet pour le match de samedi soir contre les Sabres, l'entraîneur-chef Guy Boucher était incertain également quant à son alignement de patineurs pour cette rencontre après la pratique de vendredi, ratée par le défenseur Chris Wideman (haut du corps) et l'attaquant Zack Smith (bas du corps), ainsi que par lui, tandis que Mark Stone (cou) a patiné. « Pour être honnête, je ne le saurai que (samedi)... Wideman est au jour le jour, on espère pour "Stoner" et on verra pour "Smitty", qui a des ecchymoses, certaines pires que d'autres. On verra, j'ai hâte de me lever demain pour voir de quoi l'alignement aura l'air », a-t-il blagué.

Smith, qui avait raté une semaine en raison d'une sévère ecchymose à un pied en bloquant un tir, a été vu en train de quitter le CCT en boîtant jeudi soir, lui qui a bloqué deux tirs en plus de livrer un combat à la recrue format géant des Canucks, Nikita Tryamkin (6' 7'', 265 livres). Stone, pour sa part, a patiné aux côtés de Derick Brassard et Bobby Ryan vendredi, mais il n'a pas discuté de son cas avec les médias. 

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