Condon s'amène à Ottawa

Mike Condon défendait la cage du Canadien de Montréal... (Archives, La Presse)

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Mike Condon défendait la cage du Canadien de Montréal la saison dernière.

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Il paraît que Mike Condon était ébranlé, le mois dernier, quand il est passé du Canadien de Montréal aux Penguins de Pittsburgh dans une transaction.

Il paraît aussi que ce n'était pas du tout le cas, mercredi, quand ces mêmes Penguins l'ont échangé de nouveau. Paraît qu'il était emballé de faire ses valises, une fois de plus, pour revenir au Canada.

C'est son nouveau patron, Pierre Dorion, qui le dit.

« Mike est très excité. Je le sais parce que j'ai eu la chance de lui parler. Pierre Groulx aussi lui a parlé », claironnait le directeur général des Sénateurs, mercredi après-midi.

Condon se trouvait à Los Angeles, avec les Penguins, lorsque la transaction a été complétée.

« Il est tellement excité qu'il a sauté dans le premier avion. Il veut être ici le plus rapidement possible. Il sera sans doute des nôtres jeudi », a-t-il précisé.

Les Sénateurs n'ont pas payé trop cher - un choix de cinquième ronde au repêchage de 2017 - pour faire l'acquisition de cet ancien du Tricolore.

Dorion reconnaît d'emblée qu'il a fait l'acquisition de Condon à titre de police d'assurance. La situation inusitée dans laquelle l'équipe se trouve ne lui a pas laissé le choix.

Andrew Hammond est blessé. « Les dernières nouvelles que nous avons reçues à son sujet nous laissent croire qu'il ratera une autre semaine de travail », dit-il.

Ça pourrait être plus long, encore.

Craig Anderson, lui, fait face à beaucoup d'incertitude. Il pourrait être appelé à quitter l'organisation à n'importe quel moment si jamais son épouse Nicholle a besoin de lui.

Il n'était pas à l'aise avec l'idée de confier son équipe à une recrue très verte. Ensemble, Chris Driedger et Matt O'Connor totalisent quatre matches d'expérience dans la Ligue nationale.

Condon, lui, a tenu le fort la saison dernière pendant l'absence prolongée de Carey Price à Montréal. Il a conservé une fiche de 21-25-3, une moyenne de buts alloués de 2,71 et un taux d'efficacité de 90,3 %.

Il a travaillé pendant une seule période, cet automne, devant le filet des Penguins. Une période parfaite, durant laquelle il a stoppé les sept lancers dirigés vers lui.

« Il a connu une bonne saison à Montréal. Nous sommes bien placés pour en parler, étant donné que nous l'avons affronté à quelques reprises », souligne Dorion.

« Vous savez, ce n'est pas toujours facile à Montréal. La pression est énorme là-bas. La façon dont Mike a composé avec la pression tout au long de sa saison avec le Canadien nous a vraiment impressionnés. Mentalement, il est fort. Il est aussi très bon techniquement. Tout ça, c'est très bon », ajoute-t-il.

L'ancien athlète-étudiant de l'université Princeton portera le numéro 1 durant son séjour dans la capitale. Il deviendra donc le premier à enfiler ce dossard chez les Sénateurs depuis Ray Emery.

Il touche un salaire de 575 000 $ US cette saison, soit le minimum permis par la convention collective. Il sera joueur autonome sans compensation le 1er juillet prochain.

Pour lui faire une place, les Sénateurs ont renvoyé O'Connor à Binghamton.

«Honnêtement, j'essaie juste d'avoir des chances de marquer... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

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«Honnêtement, j'essaie juste d'avoir des chances de marquer en ce moment», a confié Derick Brassard.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Aucune inquiétude pour Brassard... en ce moment

Derick Brassard a obtenu deux belles chances de marquer, mardi, durant la troisième période. La première fois, il a décoché un bon lancer... vers la mauvaise portion du filet. La deuxième fois, l'officiel a sifflé l'arrêt de jeu, jugeant qu'il avait rabattu la rondelle a vol avec un bâton un peu trop élevé.

Le centre hullois n'était pas d'accord.

En fait, il semblait surtout un brin exaspéré.

Ce n'est pas que les choses vont mal. Les Sénateurs ont gagné six de leurs neuf premiers matches. Ce début de saison leur permet de se maintenir parmi les trois meilleures formations de la section Nord-Est.

Le centre hullois a marqué un seul but jusqu'ici. Ce but a été marqué il y a deux semaines, dans le match inaugural.

«Honnêtement, j'essaie juste d'avoir des chances de marquer en ce moment», a-t-il confié au Droit après la partie de mardi.

«Tout se joue au niveau mental pour moi en ce moment. J'essaie juste d'obtenir des chances. Quand tu regardes la façon dont l'équipe joue, tu vois bien que les gars offensifs laissent leurs egos de côté. On essaie juste de fermer le jeu et de ne rien donner à l'adversaire...»

«Quand Guy est arrivé, c'est ce que qu'il a implanté. C'est ce qu'il manquait à notre équipe : une vraie structure défensive. Là, cette structure s'installe. Avec le gardien qu'on a, si on joue bien défensivement, on va se donner de bonnes chances de gagner. C'est ça, dans le fond. Ça fait quatre matches en ligne qu'on joue de la façon qu'on veut. Faut juste que ça continue comme ça.»

Guy Boucher encourage Brassard à poursuivre dans cette voie.

«En ce moment, je ne vois pas d'impatience chez lui. Le but, c'est de gagner. Quand on s'éloigne des victoires, on pense à sa fiche. C'est en plein ce qu'on n'a pas en ce moment. En ce moment, nous apprenons à gagner en équipe. Là-dessus, Derick a raison. Comme plusieurs autres, il achète totalement ce qu'on vend.»

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