Anderson revient malgré le cancer de sa femme

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Malgré la dure épreuve devant lui et son épouse, Craig Anderson était devant le filet des siens dimanche soir, à Edmonton.

Tom Szczerbowski, Archives Getty Images/AFP

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(Edmonton) Craig Anderson est venu à la rescousse des Sénateurs d'Ottawa dimanche soir, au lendemain de la révélation que son épouse Nicholle est atteinte d'un cancer dont la gravité reste à être déterminée.

Le gardien numéro un de 35 ans - le même âge que sa femme - a repris place devant le filet contre les Oilers à l'insistance de cette dernière, qui l'a incité à mettre fin au congé consenti par l'équipe pour être à son chevet quand son substitut Andrew Hammond s'est blessé à l'aine vendredi soir à Calgary.

« À mon avis, cette histoire illustre le courage dont fait montre Nicholle Anderson », a déclaré le d.g. Pierre Dorion samedi quand il a été appelé à parler au nom du couple qui est marié depuis six ans et a deux jeunes fils âgés de 5 et 2 ans, Jake et Levi.

« Ça veut dire beaucoup pour l'équipe. Je lui ai dit, ''Craig, tu dois être avec ta femme'' et il a répondu, ''Pierre, c'est elle qui m'a dit de t'appeler.'' C'est elle qui a dit, Andrew s'est blessé et ton club a besoin de toi présentement. Ils sont en attente de résultats de tests et pour voir qu'elles seront les procédures pour obtenir le meilleur traitement possible. Ça va se faire dans les prochains jours et Craig a dit, ''Pourquoi ne reviendrais-je pas avec l'équipe''. »

Anderson a donc été le premier joueur sur la glace dimanche matin au Rogers Place pour l'entraînement matinal des Sénateurs. Il n'a pas discuté de la situation avec les médias par la suite, et il restait à voir s'il le ferait après la rencontre.

Son entraîneur-chef Guy Boucher estimait qu'il s'est présenté dans un bon état d'esprit : « Il est un excellent gardien numéro un et un morceau gigantesque de notre équipe, c'est fantastique qu'il soit de retour, a-t-il dit. C'est énorme pour nous et c'est impressionnant de voir son focus. Il veut garder sa concentration et il ne voulait parler que de hockey. Les autres conversations ont eu lieu auparavant... On doit faire attention aux émotions, il faut continuer à jouer comme on l'a fait lors des deux premiers matches du voyage, entourer notre gardien de but en limitant les lancers et les chances de marquer. »

Anderson avait raté une semaine de camp pour cette même raison et il avait repris congé mercredi dernier à Vancouver. Ses coéquipiers étaient évidemment heureux de le retrouver pour finir ce voyage dans l'Ouest canadien.

« Quand tu te retrouves dans une telle situation familiale, tu dois t'appuyer sur des gens et il a 20-25 personnes dans ce vestiaire qui sont là pour l'aider. Il est un gars populaire dans la chambre, tout comme elle, ils ont tout notre support. Elle veut qu'il reste dans sa routine et continuer les choses comme normalement, ce qu'on apprécie, c'est bien de l'avoir derrière nous. C'est courageux de sa part à elle, et ça n'a certes pas été facile pour lui de partir », a noté l'attaquant Bobby Ryan.

Ce dernier a perdu sa mère à un foudroyant cancer l'été dernier, donc ça l'a frappé particulièrement durement. « C'est désolant à quel point cette maladie est commune. Moi, ça m'atteint droit au coeur », a-t-il ajouté.

Derick Brassard était content lui aussi de pouvoir appuyer Anderson dans cette épreuve, qui lui rappelait l'épisode où Martin St. Louis a perdu sa mère à une attaque cardiaque au milieu d'une série des Rangers de New York contre Pittsburgh en 2014. « Quand ton gardien numéro un est à l'écart, peu importe les circonstances, ça fait toujours mal. On va essayer de le supporter sur la patinoire et je ne suis pas inquiet qu'il va jouer un gros match. On était tous tristes d'apprendre la nouvelle, mais Craig est assez fort mentalement, il va appuyer sa femme et sa famille, et on va faire la même chose », a-t-il confié au Droit.

Le cancer a frappé l'organisation des Sénateurs plus souvent qu'à son tour au fil des années, cette maladie emportant les anciens entraîneurs adjoints Roger Neilson et Mark Reeds tandis que l'ancien d.g. Bryan Murray, maintenant un consultant spécial avec l'équipe, lutte toujours contre un cancer colorectal.

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