Moins de pression pour Chiasson

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Alex Chiasson a une opportunité en or de jouer sur le premier trio des Flames de Calgary avec les jeunes prodiges Johnny Gaudreau et Sean Monahan.

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(Calgary) Alex Chiasson n'en veut vraiment pas aux Sénateurs de l'avoir refilé aux Flames de Calgary l'été dernier contre le défenseur Patrick Sieloff.

Au contraire, ces derniers lui offrent une chance de se faire valoir qu'il n'allait pas obtenir dans la capitale. Lors du match de vendredi soir contre son ancien club, Chiasson a été employé pour un troisième match consécutif sur le premier trio, avec les jeunes vedettes Sean Monahan et Johnny Gaudreau.

À leurs côtés, l'entraîneur Glen Gulutzan ne met pas de pression sur ses épaules, lui demandant juste de jouer de façon bien simple, en fonçant au filet pour créer de l'espace pour ses compagnons de ligne et en gagnant ses batailles le long des rampes. «Il ne doit pas se concentrer à essayer de compter des buts, ils vont venir s'il fait bien ce travail», a-t-il noté.

Lors de ses deux saisons dans la capitale après avoir été impliqué dans l'échange de Jason Spezza à Dallas, l'ailier droit de 6' 4'' et 208 livres sentait toujours qu'il aurait dû produire plus que ses 19 buts et 21 passes en 153 matches.

«C'est différent ici. En regardant en arrière, je peux le dire maintenant, être le morceau principal de l'échange de Jason Spezza a placé beaucoup d'attentes sur mes épaules. J'étais assez jeune à ce moment-là, ça n'a pas fonctionné et c'est de ma faute, pas celle de l'organisation. J'ai apprécié mon temps là-bas, c'était près de la maison donc la famille et les amis pouvaient venir me voir. Ici, je cherche juste à rebâtir mon jeu et relancer ma carrière», a-t-il raconté quelques heures avant d'affronter son ancien club pour la première fois.

L'athlète originaire de Saint-Augustin-de-Desmaures n'a pas voulu répondre quand il s'est fait demander s'il avait demandé une transaction l'été dernier. Mais avant qu'elle ne se concrétise, il semblait acquis que les Sénateurs n'allaient pas lui faire d'offre qualificative pour un nouveau contrat, lui qui allait être joueur autonome avec compensation et éligible à l'arbitrage salarial.

«À Ottawa, j'étais derrière Mark Stone et Bobby Ryan (à l'aile droite), deux gars qui ont fait leurs preuves dans la ligue... S'il y a des gens qui pensaient que j'aillais être un autre Jason Spezza, ils se trompaient, mais j'avais mes propres attentes en terme de production offensive et je ne les ai pas rencontrées», a-t-il ajouté.

Ironiquement, Chiasson a vu l'entraîneur qui lui a donné des responsabilités limitées à Ottawa, Dave Cameron, le suivre à Calgary.

Quand le Droit lui a demandé si c'était une bonne affaire, il a cherché à contourner le sujet.

«Pour moi, l'opportunité est de pouvoir jouer dans un top-9 et d'être un gars qui peut aider l'équipe à gagner, en plus d'avoir Glen comme entraîneur-chef. Il m'a eu à Dallas, il sait dans quelles situations je peux aider l'équipe. Ces deux choses-là sont les plus importantes», a indiqué celui qui avait un but en huit parties à sa fiche avant le match de vendredi soir.

Cameron a dit que Chiasson est «plus détendu» qu'il l'était à Ottawa, alors que Gulutzan, lui, trouve que son protégé «est plus rapide que ce que je me souviens, il a changé un peu et joue avec un peu plus de confiance. On l'a fait commencer sur un quatrième trio au début pour rétablir son jeu, et il s'est amélioré à chaque match. Il n'a pas besoin d'être excellent chaque soir, il doit juste être bon chaque soir», a-t-il dit.

«C'est bien de voir les gars que j'ai dirigés»

S'il n'était pas devenu un entraîneur dans la LNH, Dave Cameron aurait probablement été un bon diplomate.

Congédié par les Sénateurs d'Ottawa il y a un peu plus de six mois, le nouvel entraîneur adjoint des Flames de Calgary n'a brulé aucun pont quand il a rencontré les représentants des médias de la capitale quelques heures avant d'affronter son ancien club. La veille, il a même eu une «bonne conversation» avec son successeur à leur barre, Guy Boucher, avec qui il avait travaillé sous Pat Quinn au Championnat mondial junior de 2009 à Ottawa.

«À mon point de vue, c'est bien de voir mes joueurs, les gars que j'ai dirigés. C'était bien de leur parler, c'est bien de vous voir (les journalistes). Il y a beaucoup de familiarité d'un point de vue personnel. Mais dans la LNH, vous avez votre routine, tu fais le même travail de préparation pour essayer de battre toutes les équipes. Ce n'est donc pas très différent d'un autre match, à part que tu connais le personnel et que tu as passé beaucoup de temps avec eux», a-t-il rétorqué quand il s'est fait demander si la rencontre de vendredi soir avait une signification particulière à ses yeux.

Adjoint pendant trois saisons à Ottawa avant de succéder à son ancien patron Paul MacLean, Cameron a présenté une fiche de 70-50-17 à la barre des Sénateurs, mais ils ont raté les séries l'an dernier notamment en raison d'unités spéciales déficientes en plus d'accorder beaucoup de lancers en défensive.

Cameron est quand même fier d'avoir pu développer certains des meilleurs espoirs du club, les Mark Stone, Mike Hoffman et Cody Ceci notamment, qui se sont établis comme de solides contributeurs.

«Les entraîneurs et les professeurs, c'est une partie importante pour nous. On est dans une business où il faut gagner et ultimement, c'est là dessus qu'on est jugé. D'un point de vue personnel, tu sais que ton club peut bien jouer et perdre, ou mal jouer et gagner. Mais ta satisfaction au travail ne vient pas juste des victoires et défaites, ça vient aussi d'apprendre à connaître les gens, leur personnalité, travailler avec eux et les voir grandir et prendre de la maturité, c'est ce qui t'attire au coaching en premier lieu», affirme-t-il.

Alors que Boucher tente de briser de vieilles habitudes ancrées chez ses joueurs en ce début de saison pour qu'ils appliquent mieux son système de jeu, Cameron mentionnait qu'il ne trouvait pas que la façon de jouer des Sénateurs était bien différente. «Je ne les ai pas regardés beaucoup, ce n'est pas moi qui faisais le travail de préparation pour eux. Je les regarde occasionnellement. La plupart des équipes jouent de façon similaire, c'est le club qui est le plus constant dans sa façon de jouer qui obtient le plus de succès», a noté Cameron.

Celui-ci ne connaissait pas l'entraîneur-chef Glen Gulutzan avant que ce dernier ne l'embauche, mais il n'a pas hésité à accepter l'offre. «Quand tu perds ton emploi, tu veux juste travailler (...). Le principal ajustement est d'apprendre à connaître le personnel, alors que comme assistant, tu fais beaucoup de travail à un contre un. En plus, être entraîneur au Canada dans la LNH, c'est spécial», a-t-il ajouté.

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