Bon pour l'équipe, mauvais pour Chabot

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Le jeu de défenseurs comme Chris Wideman (6) laisse peu de place dans la formation pour le Québécois Thomas Chabot.

Jonathan Hayward, La Presse canadienne

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(Vancouver) La brigade défensive des Sénateurs d'Ottawa a montré des signes évidents de progression dans la victoire de 3-0 de mardi contre les Canucks de Vancouver.

Ces derniers ont été incapables de s'installer en zone adverse pour de longues périodes, malgré la présence des jumeaux Daniel et Henrik Sedin sur leur premier trio, leur compatriote Erik Karlsson et ses comparses parvenant à orchestrer des sorties de zone rapides.

C'est certes encourageant pour le nouvel entraîneur-chef Guy Boucher, mais en même temps, c'est une mauvaise nouvelle pour le défenseur de 19 ans Thomas Chabot, qui moisit dans les gradins alors qu'à son âge, il a besoin de jouer pour poursuivre son développement.

Le directeur général Pierre Dorion et le personnel d'entraîneurs pensent cependant que le jeune homme apprend plus à pratiquer dans la LNH présentement qu'il le ferait à jouer plus de 20 minutes par match avec son club junior, les Sea Dogs de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

« On en a parlé avant le voyage (dans l'Ouest) et tous les entraîneurs étaient unanimes à dire qu'on devait le garder. On va en reparler après le voyage. Nous allons devoir prendre une décision à son sujet bientôt. Il était parmi nos sept meilleurs défenseurs au camp et il méritait de rester. À ce temps-ci de l'année, alors que les juniors se placent tranquillement, ce n'est pas la fin du monde pour lui d'être ici, de pratiquer et de voir comment les pros se comportent lors de son premier long voyage. Ça ne peut que l'aider à long terme de voir comment ça se passe. Mais il a 19 ans et à un moment donné, il va devoir jouer », a déclaré Dorion.

Chabot n'a disputé qu'un des six premiers matches de l'équipe, jouant 7:09 minutes contre l'Arizona la semaine dernière en tant que septième défenseur. Boucher a mentionné à quelques occasions déjà qu'il ne voit pas comment il pourrait retirer un de ses six défenseurs réguliers de la formation, la troisième paire de Chris Wideman et Mark Borowiecki se débrouillant particulièrement bien (le premier a trois passes et ils ont un différentiel combiné de plus-3).

« Nos six défenseurs jouent tellement bien, on a beaucoup de chimie en ce moment sur toutes nos paires. On va être obligés d'avoir des discussions (éventuellement), mais on n'en a pas eu aujourd'hui », a confié Boucher tard mardi après le gain par jeu blanc où l'adversaire a été limité à 22 lancers.

Le pilote était évidemment fort satisfait de la tenue des siens à ce premier match du périple, alors que les Sénateurs ont remporté leur première victoire au Rogers Arena depuis le 13 mars 2004, mettant fin à une série de sept revers de suite à cet endroit.

« Nos joueurs achètent ce qu'on leur vend, j'adore leur volonté de porter attention aux petits détails, comment ils sont généreux et se balancent de leurs statistiques personnelles », a dit Boucher.

L'attaquant des Canucks Jannik Hansen a fait un beau compliment aux Sénateurs en disant aux collègues de Vancouver que leur attaque avait été embouteillée. « On obtenait une chance et c'était tout ("one and done"), si on en obtenait une. On lançait la rondelle au fond de la zone pour aller en échec avant, mais ils se retournaient et ressortaient à pleine vitesse avec possession de la rondelle. Je ne sais pas s'ils avaient un livre sur nous, mais on aurait dit qu'on a patiné plusieurs milles pour rien en tout cas », a-t-il noté.

Les Canucks (4-2-1) encaissaient un premier revers à domicile cette saison.

Sortie encourageante d'Anderson

Guy Boucher a dit après le gain de 3-0 contre les Canucks mardi qu'il s'agissait « du match le plus complet » de son équipe en ce début de campagne.

Il en allait de même pour le gardien Craig Anderson, très moyen lors de ses quatre premiers matches même s'il avait récolté trois victoires.

L'Américain originaire de la région de Chicago a eu une meilleure soirée que ses Cubs, blanchis 6-0 par les Indians de Cleveland lors du premier match de la Série mondiale. Il était beaucoup plus en contrôle de ses retours et il a surtout réalisé le gros arrêt au bon moment, quand Sven Baertschi s'est échappé avec environ six minutes à faire dans le match et son club en avant 2-0. Il n'a fait face qu'à trois lancers en troisième période, et 22 en tout pour son 34e jeu blanc en carrière.

« On menait par un but en début de troisième et on s'attendait à ce qu'ils mettent de la pression, mais on ne les a pas laissé faire. Nous avons joué de façon solide en défensive, on a bloqué des tirs (15) et on a été bons avec la rondelle, on faisait des jeux au lieu de s'en débarrasser. La liste est longue des bonnes choses que nous avons faites. Notre travail maintenant est de faire ça de façon constante. J'ai un bon feeling après avoir vu ce match », analysait Anderson, qui risque d'affronter le gardien contre qui il a été échangé pour s'amener à Ottawa, Brian Elliott, vendredi à Calgary.

Il est tôt dans la saison, mais Anderson a vu sa moyenne baisser sous la barre des 3,00 (passant de 3,66 à 2,95) alors que son taux d'efficacité est remonté au-dessus de celle des ,900 (,886 à ,903). « Je pense que je me suis mieux battu pour trouver la rondelle à travers les écrans, ça m'a permis de mieux gérer la partie, de ne pas donner de retours trop juteux. Quand il y en avait, les gars ont bien nettoyé ça et je n'ai donc eu qu'à faire deux ou trois gros arrêts », estimait-il.

Celui contre Baertschi a été le plus important, tuant dans l'oeuf tout espoir de remontée des Canucks. « Quand tu as besoin de faire un gros arrêt, tu dois répondre présent. C'était le glaçage sur le gâteau, le clou dans le cercueil, appelez ça comme vous voulez. S'ils comptent là, le momentum change. Les gars avaient joué si bien devant moi jusque là, c'était à mon tour de leur rendre la faveur », a-t-il noté.

Boucher pensait que le travail de l'entraîneur des gardiens Pierre Groulx avec son vétéran commençait à rapporter des fruits. « Il ne méritait pas de donner quatre buts contre Tampa Bay (samedi). Il a continué à travailler et à croire au processus, est demeuré positif et il est demeuré sur le chemin menant au succès », a-t-il souligné.

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