Dzingel et Anderson blanchissent les Canucks

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Ryan Dzingel (à droite) a déjoué le gardien Ryan Miller à deux reprises, mardi soir.

Jonathan Hayward, La Presse canadienne

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(Vancouver) Par une soirée où les Cubs ont perdu le premier match de la Série mondiale par blanchissage, il fallait bien que deux gars originaires de Chicago fassent la différence pour les Sénateurs d'Ottawa.

L'attaquant Ryan Dzingel y est allé d'un doublé et le gardien Craig Anderson a repoussé tous les 22 tirs dirigés vers lui dans un gain de 3-0 aux dépens des Canucks de Vancouver au Rogers Arena.

Le cerbère américain de 35 ans obtenait du même coup son 34e blanchissage en carrière, son deuxième contre les Canucks.

Les visiteurs, qui avaient subi la défaite à leur seule autre sortie à l'étranger cette saison, remportaient ainsi une première victoire au Rogers Arena depuis le 13 mars 2004. Ils avaient perdu sept de leurs huit dernières parties à Vancouver, leur seule victoire remontant à la Classique hivernale de 2014 présentée au stade BC Place, voisin du domicile des Canucks.

Les changements de trios apportés par l'entraîneur-chef Guy Boucher ont porté fruit alors que Dzingel, promu à gauche de Derick Brassard et Bobby Ryan sur une ligne offensive, a réussi l'unique but des deux premiers engagements en sautant sur le retour d'un tir de son centre gatinois pour déjouer le gardien Ryan Miller en atteignant la lucarne. Le défenseur Marc Méhot a aussi obtenu une passe sur le jeu.

Il a aussi compté le but d'assurance à la troisième minute du troisième engagement quand Ryan lui a décoché une savante passe du revers sans regarder. Miller n'y a vu que du feu et Dzingel n'a eu qu'à lancer dans une cage béante, son quatrième but en six parties cette saison alors qu'il en avait récolté 3 en 30 parties lors de sa saison recrue en 2015-2016.

Le trio de Jean-Gabriel Pageau entre Zack Smith et Mark Stone a passé beaucoup de temps en zone adverse et Miller a réalisé un des meilleurs de ses 26 arrêts en période médiane après un revirement causé par Stone et une belle passe de Pageau. Il a aussi sorti la mitaine contre Mike Hoffman, toujours en quête d'un premier but en ce début de saison, en tout début de troisième.

Pageau a cloué le cercueil des Canucks en y allant de son premier but de la saison dans un filet désert.

La ligne de Hoffman avec Kyle Turris et Tom Pyatt a été la moins dangereuse des Sénateurs mais elle a fait du bon boulot en défensive, tout comme la brigade d'arrières menée par Erik Karlsson, blanchi pour un deuxième match d'affilée.

Anderson a surtout fait face à des tirs de routine de la part des Canucks (4-2-1), qui encaissaient un premier revers à domicile cette saison après quatre gains de suite. Il a surtout mieux contrôlé ses retours de lancers qu'à ses sorties précédentes cette saison, notamment en envoyant un tir de Bo Horvat sur une descente dangereuse dans le filet protecteur avec son bloqueur. Anderson a aussi frustré Horvat de près en milieu de troisième tiers, alors que son meilleur arrêt a été sur une échappée de Sven Baertschi avec un peu moins de six minutes à faire dans le match.

Les Sénateurs (4-2-0) profiteront maintenant d'une journée de congé à Vancouver mercredi avant de prendre le chemin de Calgary jeudi, en vue de leur match contre les Flames vendredi.

Nos trois étoile

1- Ryan Dzingel

2- Craig Anderson

3- Derick Brassard

Gudbranson s'intègre bien aux Canucks

Exactement cinq mois après avoir appris qu'il passait d'un bout du continent à l'autre pendant qu'il effectuait une excursion en Afrique, Erik Gudbranson commence enfin à se sentir comme un membre à part entière des Canucks de Vancouver.

Le défenseur franco-ontarien d'Orléans acquis des Panthers de la Floride le 25 mai dernier avait une casquette du Rouge et Noir d'Ottawa vissée sur la tête mardi matin, quelques heures avant d'affronter le club de son patelin, les Sénateurs, quand il a fait cette confidence.

« J'ai certainement sous-estimé ce que ça voulait dire que d'être échangé quand je suis débarqué ici. C'est un gros changement, même si tout le monde m'a bien accueilli et que la transition s'est effectuée sans anicroches, a-t-il confié. Ça reste une nouvelle équipe avec un paquet de nouveaux joueurs à apprendre à connaître. Ça se passe bien. J'ai encore du travail à faire, mais je me sens à l'aise ici, même si c'est différent (dans un marché canadien). Je peux encore me promener sans me faire reconnaître, mais je suis certain que ça va changer. Il y a plus de pression, c'est certain, j'étais extrêmement nerveux lors de mes premiers matches. »

Gudbranson est revenu sur les circonstances entourant la transaction inattendue qui a vu les Canucks céder le jeune centre de 19 ans Jared McCann et un choix de cinquième ronde pour l'obtenir avec des choix de deuxième et quatrième rondes au dernier repêchage (Rasmus Asplund et Jonathan Ang, respectivement).

Il était dans le parc national Chobe en Namibie le jour de l'échange, en voyage avec son ancien coéquipier Shawn Matthias (maintenant des Jets de Winnipeg). Ce n'est que le lendemain, en débarquant dans un hôtel du Zimbabwe qu'il a appris la nouvelle.

«  Quand on s'est assis dans le lobby de l'hôtel, j'étais pour envoyer un texto à mes parents pour leur dire que j'étais en sécurité. Shawn m'a regardé avec un drôle d'air et je lui ai demandé : "Qu'est-ce qu'il y a ?" Il m'a répondu : "Tu as été échangé à Vancouver." Pas vrai, lui ai-je dit. C'est alors que j'ai constaté que j'avais 50 messages textes et que c'était partout sur Twitter. Ma blonde a parlé aux Canucks et à mon agent pour moi, donc j'ai été le dernier à l'apprendre, un jour plus tard », a-t-il raconté au sujet de ce voyage hors des sentiers battus, planifié de façon spontanée pour vivre une expérience différente.

Le troisième choix au total de 2010 venait de signer une prolongation de contrat d'un an pour 3,5 millions $ avec les Panthers, donc il ne s'attendait vraiment pas à changer de camp. « On venait de connaître une bonne saison (103 points) après avoir traversé des années noires et à la fin de la saison, je n'aurais pas cru que je serais échangé. Mais ça fait partie de la business, je suis un Canuck de Vancouver maintenant et je suis fier de l'être, je ne regarde plus en arrière », dit-il.

Le robuste arrière de 6' 5'' et 216 livres répond aux attentes de son nouveau club jusqu'à maintenant, soulignait son nouveau patron Willie Desjardins mardi matin.

« Il a été bon, il apporte beaucoup, non seulement avec son jeu sur la glace où il est physique, mais avec l'émotion qu'il y met. Il amène les gars dans la bataille, des adversaires vont tenter de passer à travers lui pour aller au filet, mais il ne leur permet pas. Il traîne ses coéquipiers derrière lui et il cadre bien dans notre vestiaire, il est un bon leader pour nous », a-t-il raconté.

Une chance pour Puempel

Guy Boucher a mentionné lundi qu'il entend donner une vraie chance de se faire valoir à Matt Puempel.

L'ancien choix de première ronde en 2011 réalise que l'opportunité qui se présente pourrait ne pas durer longtemps, alors que Curtis Lazar piaffe d'impatience de revenir du club-école de Binghamton.

« Quand tu joues, tu dois en profiter parce que si les choses ne vont pas bien pour une équipe, certains gars sortent de l'alignement, ça fait partie de la business. J'ai appris ça lors des deux dernières années », a indiqué l'ailier gauche de 23 ans avant de disputer son deuxième match de la saison mardi à Vancouver.

L'entraîneur-chef des Sénateurs ne lui a pas dit grand-chose. « Il m'a dit de ne pas m'inquiéter de l'attaque, que je devais être solide défensivement d'abord. Dans la situation où je me retrouve, il ne faut pas que l'adversaire obtienne beaucoup de chances quand je suis sur la glace », a relaté celui qui s'est retrouvé sur un quatrième trio avec les deux Chris, Kelly et Neil.

Auteur de trois buts en six parties hors-concours, Puempel devait être utilisé à l'occasion sur la deuxième unité du jeu de puissance, a indiqué Boucher. « Il obtient une vraie chance. Il avait été correct à Detroit. C'est un compteur, il peut faire des jeux, mais on veut qu'il se concentre sur sa défensive et soit premier sur les rondelles. S'il le fait, il a une chance de rester », a-t-il souligné au sujet du joueur qui nécessite d'être soumis au ballottage pour être cédé aux mineures.

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