Souvenirs de la coupe Stanley avec Kelly

Chris Kelly a soulevé la coupe Stanley à... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Chris Kelly a soulevé la coupe Stanley à Vancouver, lorsqu'il jouait pour les Bruins.

Patrick Woodbury, LeDroit

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(Vancouver) Le passage des Sénateurs au Rogers Arena a rappelé d'excellents souvenirs à Chris Kelly.

Le centre du quatrième trio y avait soulevé la coupe Stanley au bout de ses bras le soir du 15 juin 2011, quand les Bruins de Boston, auxquels il avait été échangé par Ottawa plus tôt cette saison-là, ont défait les Canucks 4-0 dans un septième et ultime match de la finale.

« C'est drôle, je pense que je ne suis pas revenu souvent depuis ce soir d'il y a cinq ans. Après, il y a eu le lock-out en plus d'une saison où Vancouver est venu jouer chez nous, mais on n'y est pas allé parce que la ligue était structurée différemment. Et évidemment, j'ai raté presque toute la saison dernière parce que j'étais blessé. Je pense que je ne suis revenu qu'une fois », a-t-il raconté mardi matin dans le vestiaire des visiteurs du domicile des Canucks.

Vérification faite, c'était effectivement seulement la deuxième fois qu'il y revenait, après un match du 13 février 2015. « Être dans cette chambre rappelle de bons souvenirs et de mauvais aussi », a-t-il dit, faisant référence aux émeutes qui avaient suivi cette conquête des Bruins dans les rues de Vancouver.

« Toute l'expérience a été fantastique. La scène dans ce vestiaire était quelque chose. Je me souviens quand j'ai soulevé la coupe, et aussi quand j'ai fait prendre une photo de moi avec mes compagnons de trio, Tyler Seguin et Michael Ryder, avec la coupe. Je me sens privilégié d'avoir fait partie de cette excellente équipe », ajoute-t-il.

Un seul regret

Kelly, qui a passé les cinq saisons suivantes à Boston, n'avait qu'un seul regret de cette soirée : « Je n'avais personne de ma famille pour célébrer avec moi. Ma femme était enceinte et ne pouvait pas voyager. Je pense qu'Air Canada était pour tomber en grève à ce moment-là, donc mes parents ne sont pas venus. Une partie de moi craignait qu'on ne gagne pas, Vancouver avait un bon club. Je voulais juste me concentrer sur le match. Je n'ai pas beaucoup de regrets dans le hockey, mais j'aimerais revenir au même endroit et pouvoir avoir mes proches pour chérir ce moment avec moi », mentionne-t-il.

À son retour dans l'organisation des Sénateurs, il fait sa part jusqu'à maintenant pour montrer à ses nouveaux coéquipiers ce que ça prend pour gagner un championnat. Son entraîneur Guy Boucher ne tarissait d'ailleurs pas d'éloges à son sujet mardi matin. « On avait joué contre Boston en finale d'association et j'ai pu voir son impact de près. C'est un de ces gars qui a des ramifications impressionnantes dans un vestiaire. Les leaders sont comme ça, ils ne sont pas juste de bons joueurs, ils affectent ce qui se passe dans la chambre, ils créent la chimie et la font fonctionner. Il apporte son expérience de gagner, il est fiable, il a une présence. Il a une valeur inestimable pour cette équipe présentement alors qu'il joue de la bonne façon et aide nos jeunes joueurs à croître plus vite », estime-t-il.

Dzingel, partisan des Cubs

Son père est un partisan des White Sox de Chicago, mais Ryan Dzingel a toujours eu un faible pour les Cubs, cette franchise qui s'est mise en quête d'un premier championnat depuis 1908 lorsque la Série mondiale s'est mise en branle mardi soir.

L'attaquant des Sénateurs originaire de Wheaton en Illinois, à environ 50 km de la Ville des Vents, était un peu déçu de rater la rencontre parce qu'il devait se préparer à affronter les Canucks au moment où le duel contre les Indians de Cleveland débutait en Ohio, mais il n'avait pas l'intention de tricher et s'informer du pointage, ou vérifier son téléphone cellulaire avant de sauter sur la glace et entre les périodes.

« Ça va être difficile de ne pas regarder ça, mais j'espère que ce sera une victoire de 4-1 pour les Cubbies ce soir. J'espérais que le match soit à 20 h, mais avec le décalage horaire, je vais le manquer. Je vais pouvoir regarder les matches deux à quatre quand nous allons les balayer. Je blague, ça va être une série difficile, les deux personnels de lanceurs sont excellents », a-t-il indiqué.

Rivalité père-fils

Dzingel s'y connaît au baseball alors qu'il avait le choix d'aller dans une université américaine avec une bourse pour pratiquer ce sport, mais il a plutôt opté pour l'offre de Ohio State pour jouer au hockey. Son père Rick a joué au niveau collégial en plus d'obtenir un essai avec les Cardinals de St. Louis. Il dirige une équipe d'école secondaire et une autre de baseball estival.

« Je pense que je suis devenu un partisan des Cubs juste pour avoir une rivalité avec lui. C'est amusant de me disputer avec lui, il en connaît beaucoup sur le baseball et il pense en savoir beaucoup sur le hockey aussi, ce qui n'est pas le cas. Je suis souvent allé aux White Sox avec lui, ils ont gagné (une Série mondiale en 2005), donc il a souffert moins longtemps que moi », notait le jeune homme de 24 ans, qui pense avoir assisté à des centaines de parties au Wrigley Field, incluant une demi-douzaine l'été dernier.

Craig Anderson est l'autre Sénateur originaire de la région de Chicago qui va certes surveiller la Série mondiale attentivement.

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