Boucher n'en veut pas à Yzerman

L'expérience de Guy Boucher à Tampa Bay fait... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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L'expérience de Guy Boucher à Tampa Bay fait partie de son passé, si bien qu'affronter son ancienne équipe le «laisse froid».

Martin Roy, Archives LeDroit

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C'est au lendemain d'une défaite de 5-3 aux mains des Sénateurs à Ottawa que le DG du Lightning de Tampa Bay Steve Yzerman avait pris la décision de congédier Guy Boucher.

C'était le 24 mars 2013, vers la fin d'une saison écourtée en raison d'un lock-out. La fierté de Nepean avait alors remercié Boucher pour les trois saisons où il s'était donné « corps et âme à l'organisation du Lightning, mais ultimement, je ne suis pas satisfait de la direction dans laquelle nous allons et je crois que faire un changement aujourd'hui est dans le meilleur intérêt de notre franchise », avait-il déclaré avant de nommer Jon Cooper à sa succession.

Trois années et demie plus tard, Boucher amorce sa première campagne à la barre des Sénateurs et il affirme que son premier match contre son ancien club ne représente rien de spécial à ses yeux.

« Peut-être est-ce parce que ça fait plusieurs années, mais je suis très calme. Ça me laisse presque froid, je ne sais pas comment l'expliquer. Ça fait trop longtemps. Ce serait différent si c'était l'année d'après et que la plupart de mes anciens joueurs étaient là, il y aurait plus d'émotions. Mais je n'en ai dirigé que deux (Steven Stamkos et Victor Hedman) », a-t-il réitéré à la veille de l'affrontement au Centre Canadian Tire samedi soir.

L'entraîneur québécois n'était certes pas d'accord avec la décision d'Yzerman à l'époque, mais les deux hommes entretiennent encore une bonne relation, se parlant régulièrement. Boucher discute aussi souvent avec son adjoint Julien Brisebois, avec qui il avait travaillé dans l'organisation des Canadiens de Montréal auparavant. « J'aimerais bien dire que c'est une journée de revanche, vous donner une bonne histoire. Mais pour moi, je suis encore reconnaissant envers les Canadiens qui m'ont donné mon premier emploi (chez les pros), ainsi qu'envers Steve Yzerman, M. Vinik (Jeff, le propriétaire du Lightning) et Julien Brisebois. Ma famille a eu quatre belles années là-bas, ils m'ont donné les rennes d'un club de la LNH et nous avons eu beaucoup de succès, atteignant le septième match d'une finale d'association. On s'est parlé souvent depuis, donc l'animosité que les gens recherchent n'existe pas », affirme-t-il.

Un peu plus tard, il a ajouté qu'une victoire ne représenterait rien de plus à ses yeux que deux points au classement. « S'ils nous donnaient trois points, ça me ferait un gros velours. Mais avec deux points, on va être bien content », a-t-il lancé.

Boucher est de ceux qui voient Tampa Bay comme un des clubs favoris dans l'Est, ce qui fait que cette rencontre devrait être une bonne indication si le bon début de campagne des siens est pour de vrai ou si c'est de la frime. Mais il n'est pas prêt à dire que c'est le cas.

« Le baromètre va venir plus tard dans la saison. En ce moment... ce sont nos facettes à nous autres qu'on veut améliorer. Tu regardes Tampa, ils n'ont pas de faiblesses... Dans ce sens-là, ça va nous demander plus de constance dans ce qu'on fait. Mais je ne veux pas dire que c'est un baromètre parce qu'une fois que le match est gagné ou perdu, on continue notre processus. On n'est pas extraordinaire tout d'un coup, ou pourri. On va être à la même place. On ne saura pas où on est, mais on sait où on s'en va. Ça va peut-être nous donner une indication où on en est rendu dans le processus, mais ça ne change pas où on s'en va », estime Guy Boucher.

Karlsson bloque et compte

Le capitaine Erik Karlsson a donné un bon exemple à son club lors du match de mardi en y allant d'un superbe effort individuel pour compter un but d'assurance dans un filet désert, après avoir bloqué un tir dans sa zone avant de se démarquer de trois joueurs des Coyotes. Il avait déjà commencé à bloquer plusieurs lancers l'an dernier, et il est maintenant troisième au sein de son club avec 8 cette saison, derrière Dion Phaneuf (12) et Cody Ceci (10). Il est aussi à égalité au troisième rang dans la LNH avec son différentiel de plus-7, tout comme son partenaire Marc Méthot. Son patron Guy Boucher a remontré la séquence vidéo au reste de l'équipe cette semaine « C'est juste un de ces jeux que j'ai vu dans ma tête, je l'ai essayé et ça a marché. Ça ne voulait pas dire grand-chose, le match était déjà terminé. Je ne savais pas que c'était pour établir un record, on me l'a dit après le match. Je ne me préoccupe pas de ces choses-là, vous (les médias) le faites pour moi », a-t-il dit au sujet de son 102e but en carrière, ce qui battait la marque d'équipe par un défenseur de Wade Redden.

Entre les lignes

Guy Boucher a confirmé son intention d'utiliser Phil Varone au centre du quatrième trio, entre Ryan Dzingel et Chris Neil, en vue du match de samedi contre le Lightning. Le défenseur Thomas Chabot, qui a joué 7:09 minutes comme septième arrière à ses débuts mardi, sera donc laissé de côté pour un quatrième match sur cinq, lui qui avait l'attaquant de trop, Matt Puempel, comme partenaire lors de la pratique de vendredi... 

Les Sénateurs vont prendre le chemin de l'Ouest canadien dimanche pour y affronter les Canucks mardi, les Flames vendredi et les Eskimos dimanche prochain. Guy Boucher aime l'idée d'un si long voyage en début de saison. « C'est toujours bon, c'est là que tu crées ta meilleure chimie. Les joueurs sont ensemble et le leadership grandit dans de tels périples...

Un gars comme Clarke MacArthur qui sera là, ça va être bon pour son état mental et pour nous, il est une bonne personne à avoir autour, les gars le respectent beaucoup », a-t-il noté.

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