Kelly de retour en force

Chris Kelly peut se compter chanceux que sa carrière... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Chris Kelly peut se compter chanceux que sa carrière de hockeyeur n'ait pas pris fin lors de ce soir du 3 novembre 2015.

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Plus de 155 000 personnes ont regardé la vidéo sur Youtube, comme ces gens qui ralentissent et s'étirent le cou pour écornifler quand il y a un accident sur la route.

La « vedette » de la séquence en question ne l'a cependant pas encore regardée près d'un an plus tard, le souvenir de la douleur ressentie à ce moment étant probablement encore trop vif dans sa mémoire.

Chris Kelly sait une chose cependant : il peut se compter chanceux que sa carrière de hockeyeur n'ait pas pris fin lors de ce soir du 3 novembre 2015 alors qu'il a évité une collision de façon bien banale avec Colton Sceviour, des Stars.

« Je pense que mon patin est resté pris dans une fissure de la glace et ma jambe s'est tordue sous moi. Tout le monde pensait que je m'étais blessé aux ligaments antérieurs et médians croisés, mais c'est resté intact alors que c'est mon fémur qui a lâché. Il s'est cassé en deux », a-t-il relaté jeudi.

Os le plus long et le plus solide du corps humain, le fémur se fracture rarement sans qu'il y ait un violent contact. Kurtis Foster, un défenseur alors avec le Wild du Minnesota originaire de Carp, a cassé le sien lors d'un contact à la fin d'une course pour officialiser un dégagement illégal en 2008, ce qui a amené éventuellement au règlement actuel où les défenseurs n'ont plus besoin de toucher à la rondelle pour confirmer le dégagement. Il est revenu au jeu par la suite, mais il n'a plus jamais été le même.

« Moi, j'avais 34 ans et j'y ai pensé, que je ne pourrais peut-être plus jamais jouer au hockey dans la LNH. La première crainte était que j'aie un cancer des os, j'étais content qu'ils m'aient dit cela juste après avoir éliminé ce diagnostic. Mais un fémur cassé, tu ne vois jamais ça. Kurtis Foster, c'était comme un accident d'auto, il était rentré de plein fouet dans la bande. Moi, c'était une malchance, une grosse malchance », a-t-il poursuivi.

Kelly a donc vu sa saison 2015-2016 prendre fin après 11 parties. Il n'a pas été dans le plâtre, mais il s'est déplacé en béquilles sept semaines, puis il a eu besoin de neuf mois avant de se sentir à 100 %. Ce n'était pas le meilleur moment pour voir son contrat arriver à échéance et devenir agent libre, ce qui fait qu'il n'a pas hésité quand les Sénateurs lui ont consenti un contrat d'un an avec un salaire de 900 000 $ pour le rapatrier en juillet, lui qui avait endossé leurs couleurs de 2002 à 2011.

Depuis le début du camp d'entraînement, il ne donne pas l'impression d'avoir perdu de sa vitesse et avec son expérience, il aide énormément dans les missions défensives, soit comme quatrième centre ou, plus récemment, à l'aile droite sur un troisième trio complété par Jean-Gabriel Pageau et Tom Pyatt. Et il a déjà un but et une passe à sa fiche.

« Quand tu t'arrêtes à y penser, tu réalises que ça devrait être bien plus difficile pour lui en revenant comme ça. Il est demeuré un joueur très intelligent, mais il a l'air de prendre de la rapidité, match après match et pratique après pratique », soulignait l'entraîneur-chef Guy Boucher.

Chris Kelly ressent cela lui aussi. Et ça le rend heureux. « Je suis content de pouvoir contribuer d'une façon ou d'une autre. Je ne voulais pas que ma carrière prenne fin comme ça, alors que j'avais eu besoin d'aide pour sortir de la patinoire. Mon but était de revenir jouer, j'aime encore trop le hockey », dit-il.

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Patrick Woodbury, LeDroit

Leeder ne blâme pas les partisans

Le président des Sénateurs Cyril Leeder a participé à la première pelletée de terre d'une neuvième patinoire communautaire de la Fondation des Sénateurs jeudi et il s'est évidemment fait demander si les problèmes d'assistances du club lors de ses trois premières parties de la saison l'inquiétaient.

Un rappel qu'il n'y avait que 11 061 amateurs au CCT mardi pour la visite des Coyotes, alors qu'il n'y a pas eu salle comble pour les visites des Maple Leafs et des Canadiens, deux rivaux naturels, la semaine dernière.

« Il n'y a pas de problème avec notre marché, je pense que le problème est à notre bout, on doit faire plus de travail de notre côté. C'est à nous de bien faire les choses et c'est ce qui me tient réveillé la nuit, il faut remplir l'amphithéâtre et nous allons continuer à travailler fort pour y arriver », a-t-il déclaré devant les caméras de CTV Ottawa.

Boucher et le Lightning

À l'approche de la visite du Lightning de Tampa Bay dimanche, Guy Boucher affirmait jeudi qu'il n'avait pas encerclé la date du premier match contre son ancien club sur son calendrier.

« Non, j'aimerais ça vous donner bien du jus pour tout ça, mais je reste calme. Ce n'est pas comme si je les avais coachés hier, ça fait trois ans déjà. J'ai dirigé deux joueurs de ce club-là, (Steven) Stamkos et (Victor) Hedman. Je n'ai pas eu ces joueurs-là, c'est donc plus facile pour moi d'être distant émotionnellement... Je suis tellement concentré sur notre équipe en ce moment. Ce qui est spécial, c'est qu'on rencontre une des meilleures équipes de la ligue, qui aspire à la coupe Stanley. Ça va être excitant pour notre équipe de pouvoir se comparer », a dit celui qui a remporté 97 de ses 100 victoires en carrière avec Tampa, entre 2010 et 2013.

Boucher, en passant, a dit qu'il entend utiliser six défenseurs et 12 attaquants pour ce match, songeant à utiliser Phil Varone au centre du quatrième trio.

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