Pageau, le «soldat parfait»

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Jean-Gabriel Pageau «est fiable partout », selon son entraîneur, Guy Boucher.

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Jean-Gabriel Pageau n'a pas mis trop de temps à gagner la confiance de son nouveau patron, Guy Boucher.

Le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa utilise son petit centre gatinois à profusion depuis le début de la saison régulière, tout comme il l'avait fait pendant le calendrier préparatoire.

Par exemple, lors du gain de 7-4 contre l'Arizona mardi, il a joué un peu plus de 18 minutes, le deuxième plus haut total pour un attaquant après son fidèle compagnon de trio, le surprenant Tom Pyatt. Pendant ce même match, le joueur le mieux rémunéré du club, Bobby Ryan (salaire annuel de 7,25 M $) s'est contenté de 11:51 de temps de glace.

Boucher a aussi muté le vétéran centre Chris Kelly à droite du duo pour se donner un vrai troisième trio à caractère défensif, capable de menotter les meilleurs trios adverses. Il avait aussi demandé à Pageau de s'occuper de la ligne d'Auston Matthews en troisième période du premier match contre Toronto, après que la recrue des Maple Leafs ait compté quatre buts lors des deux premiers tiers.

« Je ne suis pas surpris (de Pageau) parce que j'avais regardé beaucoup de vidéo des parties de l'an dernier pour me préparer à mon entrevue. Par contre, quand tu as à gérer le jeune, l'individu, tu l'apprécies beaucoup. C'est quelqu'un de très ouvert, qui dit : "Oui monsieur, qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?" C'est le genre de soldat parfait que tu en veux 10 dans ton équipe comme ça. C'est pour ça qu'il joue partout jusqu'à maintenant, il est fiable partout », affirmait Boucher après l'entraînement exigeant des siens jeudi, au retour d'une journée de congé.

Boucher a poursuivi son analyse du centre de 23 ans en notant à quel point il parvient à se démarquer en dépit de ses 5' 10'' et 180 livres.

« Tu ne croirais pas qu'il a cette grandeur-là, il n'a pas froid aux yeux. Il est intelligent avec la rondelle, mais ce que j'aime aussi, c'est qu'il a beaucoup de calme sous pression. Ça, pour un homme de sa stature, c'est très rare. Habituellement, les plus petits sont très vites et ils vont être obligés de bouger la rondelle vite. Lui, il est capable de ralentir le jeu. Il fait les deux, c'est impressionnant », a-t-il ajouté.

Le principal intéressé se réjouit évidemment que son nouveau patron l'apprécie de cette façon.

« C'est une belle marque de confiance de l'entraîneur. Il me confie un rôle assez défensif et c'est un rôle que je prends à coeur. Empêcher des buts, c'est aussi important que d'en compter. Ça va bien jusqu'à maintenant, l'équipe va bien. On essaie encore de continuer à apprendre et d'être meilleur chaque jour... Je ne veux pas arrêter là, je veux montrer que je suis capable de le faire match après match. C'est ça mon objectif à court terme, continuer à travailler, montrer ce que je suis capable de faire et continuer à obtenir cette confiance-là », confiait-il au Droit.

Auteur d'une passe en quatre matches cette saison, avec un différentiel de plus-2, Pageau ne s'en fait pas avec ses statistiques personnelles. Il n'en fera pas grand cas s'il ne fait pas mieux que sa récolte de 19 buts la saison dernière, incluant sept en désavantage numérique.

Il est d'ailleurs heureux de voir que cette unité va bien depuis le début de la campagne, ayant limité l'adversaire à quatre buts en 17 chances (76,5 %) tout en ayant compté déjà deux buts à court d'un homme, ceux de Zack Smith et Tom Pyatt. 

« Je pense que Zack veut me dépasser cette année, blague-t-il. Côté équipe, on fait bien à date en "P.K." et en plus, c'est toujours le fun de compter des buts », dit-il.

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Clarke MacArthur

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MacArthur progresse

Un chandail bleu poudre pour joueur en cours de réhabilitation était accroché dans le casier de Clarke MacArthur jeudi au Centre Canadian Tire, un signe qu'il se rapproche d'une tentative de retour au jeu après avoir encaissé sa quatrième commotion cérébrale en 20 mois au début du camp d'entraînement.

L'attaquant de 31 ans a même patiné avant la pratique de ses coéquipiers, et le DG Pierre Dorion a laissé entendre qu'il devrait accompagner l'équipe lors de son voyage dans l'Ouest canadien de la semaine prochaine, qui débutera dimanche avec un vol vers Vancouver.

L'entraîneur-chef Guy Boucher n'a pas été aussi catégorique que Dorion, cependant, et il a été très prudent dans ses commentaires.

« Il a patiné un peu, mais je ne veux même pas dire ce qu'il a fait, a-t-il dit. La nouvelle est positive, mais il est excessivement tôt dans un processus à long terme. Présentement, nous sommes juste contents qu'il se sente bien. »

Sonné par une mise en échec du défenseur des mineures Patrick Sieloff au troisième jour du camp d'entraînement, MacArthur a été vu à quelques occasions dans les gradins du CCT lors des entraînements de l'équipe, mais il n'a pas rencontré les médias depuis sa blessure.

Son seul commentaire public avait été publié sur son compte Instagram à la fin septembre, alors qu'il avait déclaré son intention de revenir au jeu éventuellement.

« Nous sommes encouragés par la façon dont mon corps a réagi dans les jours suivants et l'équipe a été excellente pour me donner le temps dont j'ai besoin pour me reposer et récupérer. Je vais continuer à consulter les médecins et mon groupe de support, mais je pensais qu'il était important de laisser savoir à tout le monde que mon intention est de travailler pour effectuer un retour sur la glace bientôt », avait-il écrit.

Inclus dans la routine

Un des leaders dans le vestiaire des Sénateurs, sa présence est toujours la bienvenue dans le giron de l'équipe et c'est pourquoi il pourrait être du voyage dans l'Ouest, qui comporte des parties à Vancouver mardi prochain, à Calgary vendredi et Edmonton le dimanche 30 octobre.

« Évidemment, il ne jouera pas. Ce serait surtout pour qu'il soit avec les gars, qu'il soit inclus dans la routine. Ce serait bon pour lui mentalement, mais on n'a pas encore pris de décision à 100 % », a noté Boucher.

« Il a encore une longue route devant lui, mais tout pas vers l'avant est un pas dans la bonne direction. C'est certes bon de le voir dans la chambre », a dit Bobby Ryan, qui est son voisin de casier.

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