Un rêve réalisé pour Thomas Chabot

Thomas Chabot amorçait mardi soir une audition de... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Thomas Chabot amorçait mardi soir une audition de neuf matches avec le grand club afin d'éviter d'être rétrogradé à Saint-Jean.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Après trois matches à manger du maïs soufflé sur des galeries de presse, Thomas Chabot a enfin pu fouler une glace de la LNH pour une vraie partie mardi soir.

Le défenseur recrue des Sénateurs d'Ottawa a disputé le tout premier match de sa carrière lors de la visite des Coyotes de l'Arizona au Centre Canadian Tire, un événement qu'il attendait depuis très longtemps.

« Depuis que j'ai cinq ans que je rêve de jouer dans la Ligue nationale, de maintenant avoir la chance de participer à un vrai match de la LNH, c'est très spécial. Je suis très content, ça va être le 'fun' », a commenté l'arrière-garde de 19 ans quelques heures avant la rencontre. 

« Je pense que ça va être le plus haut niveau de jeu au monde que je vais affronter, alors que l'intensité augmentait tout le temps lors des parties hors-concours, mais je pense que c'est un beau défi, je pense que je suis prêt pour ça, je sais que je suis capable de jouer dans cette ligue », a-t-il ajouté.

Son père François, qui travaille dans le domaine de l'éducation dans son patelin de Ste-Marie de Beauce, a réussi à se libérer de son travail et était présent pour l'occasion, alors que sa mère n'a pu le faire, elle.

« Elle voulait être là, elle se sent très mal... Ça va être extraordinaire (de jouer devant son père), avec tous les efforts qu'ils ont faits pour moi et mon frère avant moi, ils se sont promenés dans les arénas depuis que j'étais tout jeune. D'avoir la chance de participer à une 'game' de la LNH et qu'il soit dans les estrades, ça va être autant le 'fun' pour moi que pour lui, c'est sûr », pensait le jeune homme qui amorçait une audition de neuf parties pour éviter une rétrogradation à son club junior, les Sea Dogs de Saint-Jean.

Conseils à retenir

Son entraîneur-chef Guy Boucher l'a envoyé dans la mêlée dans le cadre d'un alignement à sept défenseurs, parce qu'il jugeait « qu'aucun des six autres défenseurs ne méritait d'être retranché », a-t-il dit en matinée, quelques heures après le revers de 5-1 aux mains des Red Wings à Detroit.

Il n'avait qu'un conseil à donner à son jeune protégé avant d'endosser son numéro 72 pour la première fois dans un vrai match : « La tendance quand quelqu'un obtient une chance, c'est de vouloir faire des choses extraordinaires. C'est une grosse erreur, quand tu fais ça, tu forces le jeu, ce qui fait en sorte qu'on crée des problèmes soit dans son jeu à soi, ou dans celui de l'équipe. Ce qu'il faut qu'un jeune comprenne, et je le disais aux joueurs dans le junior et dans la Ligue américaine, c'est que les joueurs extraordinaires sont ceux qui font les choses ordinaires de façon constante et répétitive. Les meilleurs joueurs, les Raymond Bourque ou un (Marc-Édouard) Vlasic que j'ai déjà 'coaché', ils ont compris ça à un jeune âge, ce qui fait qu'ils sont fiables », a-t-il souligné.

Le Gatinois Derick Brassard était bien content de voir Chabot obtenir enfin sa chance, lui qui devait surtout jouer aux côtés de Chris Wideman ou Mark Borowiecki sur une troisième paire, autant à gauche, son côté naturel, qu'à droite.

« Je suis super content pour lui, ces matches-là sont spéciaux. En même temps, le seul conseil que je peux lui donner c'est d'en profiter parce que le temps passe vite. Il travaille fort et il a une bonne attitude, il y a une raison pourquoi il est encore ici. Il est capable de jouer et de nous aider. C'est impressionnant, surtout pour un défenseur de 19 ans. On dit que les défenseurs arrivent d'habitude à leur sommet entre 25 et 30 ans, pourtant », a-t-il noté.

Changement de chanteur pour les hymnes nationaux

Au début de cette saison de leur 25e anniversaire de fondation, les Sénateurs ont apporté un changement important à l'expérience de match qu'ils offrent au Centre Canadian Tire en cessant de confier l'interprétation des hymnes nationaux au policier retraité Lyndon Slewidge, qui a rempli la tâche régulièrement depuis le retour du club dans la LNH en 1992. Pour ce troisième match à domicile mardi soir, c'était Jennifer Silva, une chanteuse locale, qui l'a remplacé et elle s'est très bien débrouillée, s'attirant des applaudissements de la petite foule au CCT après que certains aient crié «Où est Lyndon» au début de l'hymne américain. Les réseaux sociaux se sont enflammés à ce sujet après que Slewidge ait dit à Postmedia qu'il «laissait ça entre les mains des Sénateurs» mais qu'il était déçu du traitement qu'il a reçu. Il se serait vu offrir de chanter seulement lors de quelques matches plutôt que pour la majorité. «L'équipe essaie différentes façons d'activer ses relations avec les amateurs dans l'aréna, incluant inviter d'autres artistes à changer les hymnes nationaux. Cela ne veut pas dire que Lyndon ne sera pas invité à changer à l'avenir, juste qu'il ne sera pas là aussi souvent que lors des saisons passées», a fait savoir l'équipe par voie de communiqué.

Entre les lignes

L'entraîneur-chef Guy Boucher a réitéré au lendemain du revers de 5-1 à Detroit qu'il tenait à voir ses joueurs mieux «payer le prix», incluant en bloquant plus de lancers. «C'est une affaire de courage. Si tu ne bloques par de lancers, tu ne gagneras pas», a-t-il dit en matinée... Clarke MacArthur aurait passé un test d'imagerie à résonnance magnétique pour déterminer où il en est avec sa commotion cérébrale cette semaine et Boucher a mentionné mardi que les choses progressent «de façon positive, il se sent beaucoup mieux».

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