Les Sénateurs ramenés sur terre

Le défenseur des Red Wings, Mike Green, est... (Paul Sancya, Associated Press)

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Le défenseur des Red Wings, Mike Green, est venu mettre un terme à l'élan des Sénateurs. Il a inscrit le premier tour du chapeau de sa carrière dans la LNH.

Paul Sancya, Associated Press

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(Détroit) Les Sénateurs d'Ottawa n'allaient quand même pas gagner tous leurs matches sous la gouverne de Guy Boucher.

Après deux gains dramatiques en prolongation et en tirs de barrage, une mauvaise fin de première période leur a coûté une première défaite en 2016-2017 lundi soir au Joe Louis Arena, où les Red Wings de Detroit leur ont infligé un revers de 5-1 devant leurs bruyants partisans.

À leur dernière partie inaugurale dans ce vétuste amphithéâtre, les Wings tenaient évidemment à mettre un terme à leur séquence noire de deux défaites de suite en Floride pour amorcer la campagne et un tour du chapeau du défenseur Mike Green a fait la différence pour leur permettre de le faire.

L'ancienne vedette des Capitals de Washington est celui qui a réussi le but d'assurance pour enlever tout espoir de retour aux Sénateurs avec moins de huit minutes à faire en troisième période.

« Nous avons bien commencé, mais leur premier but nous a dégonflés et ça n'a pas d'affaire à arriver. Ce n'était qu'un but, après quoi ils ont semblé avoir le 'momentum', mais en réalité, nous les avons laissés jouer. Nous n'étions plus les premiers sur la rondelle, on ne payait pas le prix, on ne bloquait pas de tirs », a analysé Boucher après son premier revers derrière le banc d'Ottawa, lui qui était en quête de sa 100e victoire en carrière dans la LNH.

L'effet Gordie Howe

En effet, les Sénateurs connaissaient un assez bon début de match jusqu'à un temps d'arrêt pour une pause publicitaire à mi-chemin du premier engagement où les Red Wings ont demandé aux amateurs de se lever pour célébrer la vie du légendaire Gordie Howe, décédé l'été dernier. Peu après l'hommage à l'ancien numéro 9 qui a fait vibrer l'Olympia, domicile précédent des Wings, ces derniers ont explosé pour trois buts en l'espace de 5:34 minute.

À son premier départ cette saison, Andrew Hammond a d'abord échappé un tir de routine de Green, la rondelle déviant sur sa mitaine puis son masque avant de franchir la ligne des buts tranquillement. Le gardien des Sénateurs n'a ensuite rien pu faire sur une échappée de Matt Helm, le premier d'un doublé, et un tir voilé de Green en avantage numérique.

« Ce n'était pas une très bonne performance de ma part, tu ne peux pas donner trois buts en première et te sentir à l'aise ensuite, surtout à ton premier match de la saison. J'ai essayé de me battre et de faire les arrêts suivants », a dit Hammond, mis à l'épreuve à 25 reprises dans le match.

Les Sénateurs ont utilisé une de leurs armes favorites de l'an dernier, un but en désavantage numérique, pour revenir dans la rencontre au deuxième tiers. Sur une descente à deux contre une amorcée par Erik Karlsson, Ryan Dzingel a été patient pour faire coucher le défenseur, puis sa tentative de passe vers Kyle Turris a dévié sur le bâton de Riley Sheahan. L'ancien gardien des 67's Petr Mrazek n'a pas eu de chance sur le jeu, lui qui avait tout juste auparavant résisté face à Jean-Gabriel Pageau, parvenu seul devant lui pendant la même punition à Mike Hoffman. Mrazek a été très solide face aux 32 tirs des Sénateurs.

Les Sénateurs (2-1-0) sont rentrés à la maison après le match et ils recevront maintenant les Coyotes de l'Arizona mardi soir au Centre Canadian Tire.

Des unités pas très spéciales

Sous leur nouvelle direction, les Sénateurs espéraient bien régler leurs problèmes sur les unités spéciales cette saison.

Dans leur revers de 5-1 contre les Red Wings lundi soir, elles n'ont pas été à la hauteur et avant longtemps, ça pourrait s'avérer inquiétant.

Le jeu de puissance qui semblait si bien parti pendant le calendrier présaison n'a pas aidé une modeste tentative de retour des visiteurs, étant blanchi en trois occasions. Il n'a toujours pas produit depuis le début de la saison régulière (0 en 9). En en plus, les locaux ont compté deux de leurs buts avec l'avantage d'un homme.

« Ils ont capitalisé sur leurs chances tôt, on s'est retrouvé dans un trou dont on n'a pas réussi à sortir », a commenté le défenseur Dion Phaneuf après ce match où il a lâché les gants contre Jonathan Ericsson.

« C'est la LNH, ce n'est pas facile. L'avantage et le désavantage numérique, cinq contre cinq, on fait tout ensemble. Certains soirs, ça va marcher. Ce n'est pas un travail facile, il faut produire, nous, les gars qui sont dessus (le jeu de puissance). Mais on ne pointera personne du doigt, on n'a pas bien joué d'un bout à l'autre et on s'est fait battre comme il faut. Il faut apprendre de ça maintenant », a-t-il ajouté.

Des attaques à cinq de début de deuxième et troisième tiers auraient pu faire une différence, mais Petr Mrazek voyait tout devant son filet.

« Nous avons obtenu de bons tirs, mais on ne voilait pas le gardien assez bien. On ne paie pas assez le prix devant lui, il fait d'excellents arrêts parce qu'il voit la rondelle. On doit avoir une présence devant le filet », estimait Guy Boucher.

Auteur du seul but des siens, l'attaquant Ryan Dzingel ne se consolait pas de son but en désavantage numérique vu que cette unité a aussi accordé deux buts.

« Ça n'a pas été assez bon, nous n'étions pas aussi alertes que lors des deux premiers matches et ça a paru. On a tenté de revenir en deuxième. Mon but, je ne sais pas si j'ai compté ou si c'était (Kyle) Turris, mais ça importe peu après une défaite de 5-1 », estimait-il.

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