Le plan Boucher fait l'unanimité

Craig Anderson réalise un arrêt aux dépens de... (Fred Chartrand, La Presse canadienne)

Agrandir

Craig Anderson réalise un arrêt aux dépens de Phillip Danault.

Fred Chartrand, La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

On pouvait comprendre l'enthousiasme de Guy Boucher. La première semaine du calendrier régulier venait de prendre fin. Son équipe avait battu, coup sur coup, ses deux plus grands rivaux.

« Il ne faut pas s'emballer. Il faut rester très humbles. Il reste beaucoup de travail à faire », a déclaré l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, bien conscient qu'il reste 80 matches sur 82 à jouer.

Mais...

« Le plus dur, jusqu'à maintenant, fut de mettre en place beaucoup de choses en peu de temps. J'ai été très impressionné par la vitesse d'adaptation de nos joueurs. En anglais, on utilise l'expression total buy in. Les joueurs ont totalement acheté ce qu'on leur vend. Du premier jusqu'au dernier. »

« Ça, pour un entraîneur, c'est vraiment très, très plaisant. »

Boucher était de si bonne humeur qu'il a conclu sa conférence de presse de samedi soir en annonçant que ses joueurs auraient congé d'entraînement le lendemain.

Les joueurs ont donc pu se la couler douce, dimanche matin.

La semaine 2 de la saison débutera de façon assez intense, avec une série de deux matches en autant de soirs. Les Sénateurs disputeront d'abord leur premier match sur la route, lundi soir. Ils rendront visite aux Red Wings de Détroit. Ils rentreront rapidement à la maison, mardi, pour accueillir les Coyotes de l'Arizona.

« Je sens qu'on avance un peu chaque jour. On est loin de ce qu'on veut faire. On peut s'améliorer un peu partout. Cela dit, j'insiste. Dans nos deux premiers matches, on a fait des pas vers l'avant. J'espère que la prochaine partie, à Détroit, nous offrira la possibilité de faire un autre pas dans la même direction. »

Si les Sénateurs peuvent « s'améliorer un peu partout », ils pourront d'abord travailler à protéger leurs avances. Samedi, ils ont été obligés de faire du temps supplémentaire pour vaincre le Canadien de Montréal 4-3 en tirs de barrage.

La soirée ne s'annonçait pourtant pas trop difficile. Dans une première période où ils ont complètement dominé leurs adversaires, ils ont réussi à se forger une avance de deux buts. Ryan Dzingel et Zack Smith ont battu coup sur coup Al Montoya.

Tout allait relativement bien jusqu'à la fin de la deuxième période. Le Canadien a réussi à prendre les devants en marquant trois buts en 15 minutes de jeu, au grand plaisir de leurs milliers de partisans qui avaient encore une fois rempli les gradins du Centre Canadian Tire.

Ceux qui ont chanté l'hymne « Olé, olé, olé » sont cependant repartis avec le caquet bas. Tom Pyatt a ramené les deux équipes à la case départ en fin de match.

La séance de tirs de barrage a pris fin lorsque David Desharnais a fendu l'air en tentant de lancer vers Craig Anderson.

Erik Karlsson et Kyle Turris ont déjoué Montoya dans le concours d'habiletés individuelles.

« Je n'ai pas de feintes préférées, pour la simple raison que je n'ai pas vraiment souvent la chance de prendre part aux fusillades. Règle générale, on me donne cette chance une fois ou deux par année », a reconnu le capitaine des Sénateurs après la partie.

Souvent, Karlsson est envoyé quand les séances de tirs de barrage s'éternisent. Boucher l'a envoyé très tôt, au quatrième rang. 

« Parfois, un entraîneur ressent certaines choses », a-t-il expliqué.

L'avantage numérique n'inquiète pas pour l'instant

Principale ombre au tableau, jusqu'à maintenant ? Le jeu de puissance, qui n'a pas marqué un seul but en six opportunités.

Il s'agit bien entendu d'un tout petit échantillon. Il ne faut surtout pas tirer de conclusions trop hâtives.

Il faut quand même reconnaître que les Sénateurs ont obtenu des opportunités en or dans leur match de samedi contre le Canadien. Ils ont d'abord attaqué à quatre contre trois pendant une minute et 37 secondes au deuxième tiers. « On avait alors deux buts d'avance. Si on avait réussi à marquer durant cette supériorité numérique, le match aurait été bien différent », reconnaît Guy Boucher.

Plus tard, les Sénateurs ont attaqué à cinq contre trois pendant une minute 49 secondes. Ils n'ont pas su en profiter non plus.

« Le gardien adverse a effectué quelques gros arrêts. Nous avons aussi raté la cible à quelques occasions. Il y a bien un truc que je n'ai pas aimé. Nous avons travaillé à l'extérieur des cercles de mises en jeu. Nos joueurs ont donc été obligés de faire des passes un peu plus longues », note Boucher.

« Mais je ne suis pas inquiet. Dans l'ensemble, les gars ont fait le travail. Ils n'ont juste pas réussi à la mettre dedans. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer