Moins de piquant sans Subban?

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P.K. Subban maintenant parti, la rivalité entre le Canadien et les Sénateurs sera-t-elle la même? Comparera-t-on Erik Karlsson à Shea Weber?

Photos Bernard Brault, La Presse et Patrick Woodbury, Le Droit

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Le débat « E.K. vs P.K. » était certes plus intéressant que les affrontements verbaux entre Hillary Clinton et Donald Trump, mais il est maintenant terminé, du moins dans le contexte de la rivalité entre les Sénateurs d'Ottawa et les Canadiens de Montréal.

Alors que P.K. Subban a fait ses débuts à Nashville vendredi soir, Erik Karlsson se préparait à affronter le Tricolore et son nouveau pilier à la ligne bleue, Shea Weber, pour la première fois samedi au Centre Canadian Tire, lors du deuxième match de la saison 2016-2017 pour les deux clubs.

Il reste cependant à voir si l'absence du flamboyant Subban va enlever du piquant aux affrontements entre les deux équipes qui ont croisé le fer lors de séries émotives aux printemps de 2015 et 2013.

« Ça va définitivement être un peu différent et même un peu étrange, peut-être, soulignait Karlsson après l'entraînement des siens vendredi matin. Mais en même temps, Montréal a toujours eu un bon club, ils ont toujours été menaçants contre nous et nous allons devoir être à notre meilleur pour les battre, ça ne changera pas peu importe qu'ils aient apporté des changements à leur alignement. Mais évidemment, ça va être différent de voir Shea dans leur uniforme. Est-ce qu'ils sont meilleurs avec lui dans l'alignement ? Je n'en ai aucune idée. »

Victime d'un violent coup de bâton de Subban lors du premier match de la série de 2015, ce qui lui avait valu une microfracture d'un poignet, l'attaquant Mark Stone n'était pas tout à fait d'accord avec son capitaine.

« Je pense que ça ne changera pas vraiment grand-chose. Ils ont ajouté un joueur de premier plan en Shea Weber. Ça ne fera pas une grande différence, ce sont deux joueurs avec des personnalités complètement différentes. Il est une force physique, on sait quel genre de joueur il est, ce n'est pas facile de l'affronter. Il va falloir essayer de simplifier notre jeu contre un gars comme lui. Mais les parties contre Montréal vont demeurer spéciales à cause de ces séries marquées par une couple d'incidents », notait Stone en faisant référence à la série de 2013 marquée par la suspension imposée à Eric Gryba pour une mise en échec à Lars Eller, qui avait lancé une guerre verbale par médias interposés.

Le partenaire de Karlsson à la ligne bleue, Marc Méthot, pense aussi que l'intensité ne baissera pas d'un cran lors des parties contre les Montréalais cette saison.

« Ça ne changera pas, notre rivalité, tu ne peux pas éliminer ça. Le fait d'avoir joué deux fois en quatre ans en séries contre Montréal a créé plus de rivalité et ces parties sont plus importantes maintenant, on dirait. Jouer contre les Canadiens est toujours le fun, l'atmosphère dans notre building est toujours incroyable quand ils viennent. Weber est un très bon joueur et il a tout un lancer », a commenté le défenseur originaire d'Ottawa.

Conscient que le violent tir de l'ancien arrière des Predators est particulièrement dangereux, Méthot portera une protection supplémentaire par-dessus ses patins, des moulures en plastique (shotblockers, en anglais).

« Je vais les porter (samedi soir), c'est certain. Je viens juste de commencer à les utiliser. Je me suis fait frapper deux ou trois fois sur les chevilles pendant le camp et ça ne fait pas de bien. Je commence à être à l'aise avec, au début c'était plus mental qu'autre chose », a-t-il confié.

Même Pyatt est au courant

Tom Pyatt est avec les Sénateurs depuis à peine un mois, mais même s'il revient dans la LNH après deux ans en Suisse, il est au courant de la réputation de joueur des grandes occasions contre les Canadiens de son centre Jean-Gabriel Pageau. « J'en ai entendu parler, je pense que c'est "Neiler" (Chris Neil) qui m'a dit ça, qu'il compte à presque tous les matches contre les Canadiens. J'espère que ça va continuer », a dit Pyatt, qui a endossé les couleurs du Tricolore de 2009 à 2011.

Pageau totalise maintenant six buts et deux passes en 10 parties de saison régulière contre Montréal. Ses trois buts lors du troisième match de la série de 2013, au milieu d'un duel remporté en cinq parties par Ottawa, demeurent son plus haut fait d'armes.

Le centre gatinois avait été blanchi lors de la série de six matches deux ans plus tard. Un but qui aurait créé l'égalité 1-1 lui avait été refusé lors du sixième match disputé au Centre Canadian Tire, où Carey Price avait réussi un blanchissage de 2-0 pour éliminer les Sénateurs. « Je m'en rappelle, mais j'ai tourné la page et ce n'est pas quelque chose qui revient me hanter », confiait Pageau vendredi.

Price ratera le rendez-vous en raison d'un virus, mais Pageau pense que ça ne change rien pour son club d'affronter son adjoint Al Montoya. « Notre plan de match ne changera pas, c'est de mettre beaucoup de tirs au filet et beaucoup de circulation », dit-il.

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