Boucher voit aussi des aspects positifs

Guy Boucher pense que son équipe aura besoin... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Guy Boucher pense que son équipe aura besoin d'encore cinq semaines pour assimiler son système de jeu. «Les gars étaient mélangés un peu en raison de la nervosité», a déclaré l'entraîneur-chef.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Auston Matthews et les Maple Leafs de Toronto ont fait de gros dégâts lors de leur passage à Ottawa mercredi, mais au lendemain de la performance historique de quatre buts du premier choix au total du dernier repêchage, Guy Boucher était serein.

Pour le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, il était assez facile de trouver des points positifs étant donné que son club lui avait procuré un gain de 5-4 en prolongation, un 98e en carrière.

Il n'a pas été surpris du tout de voir ses joueurs éprouver des problèmes dans leur propre territoire alors que les visiteurs ont décoché 38 lancers vers le gardien Craig Anderson.

« Je dis toujours que ce n'est jamais aussi mauvais, ni aussi bon, que tu le penses, a-t-il dit jeudi, après révision du vidéo de la rencontre. Hier, c'était exactement ce à quoi je m'attendais. Il y avait de la nervosité en première, et dans ce temps-là, certains gars se battent, certains gèlent et d'autres s'envolent. Il y a eu un mélange de tout ça. Les gars étaient mélangés un peu en raison de la nervosité. »

Après la rencontre, le pilote québécois avait déclaré que ses ouailles auraient probablement besoin d'environ six semaines pour assimiler le nouveau système mis en place pendant le camp d'entraînement. « On n'a passé qu'une de ces semaines », a-t-il noté.

Boucher pense que les Sénateurs étaient à « 25 % de ce qu'ils vont devenir » contre les Maple Leafs, mais il se réjouissait d'avoir vu son club disputer une bonne troisième période pour revenir de l'arrière et créer l'égalité, après avoir vu Matthews marquer son quatrième but à trois secondes de la fin de la période médiane. « En troisième, on a commencé à être nous-mêmes, en tout cas en grande partie... On voulait un club en meilleure forme parce que par le passé, cette équipe éprouvait des problèmes en fin de troisième ainsi qu'en début de partie. Et on a été à notre meilleur en troisième », estime-t-il.

Il reste que dans leur territoire, les Sénateurs ressemblaient énormément à ceux des dernières saisons, se faisant souvent embouteiller par l'adversaire. « On dirait qu'on tirait des ancres au début du match, a noté le défenseur Mark Borowiecki. Au moins en troisième, on ressemblait plus à l'équipe qu'on veut être. Le message de Guy et du personnel ce matin est qu'ils aiment l'offensive, mais la défense est tout aussi importante, sinon plus. Il faut qu'on cesse ce style run and gun, ça ne marchera pas contre des clubs habiles comme Toronto... On dirait que dans une situation avec beaucoup de stress, on revient à nos vieilles habitudes qui ne marchaient pas pour nous avant. Là, il faut que les nouveaux systèmes, les nouveaux détails deviennent des habitudes pour qu'on se rabatte dessus quand il y a de la pression. »

Guy Boucher était d'accord avec cette analyse : « C'est la nature humaine et c'est normal. Quand il y a de la pression et du stress, tu retournes à ce que tu es... Ça va être comme ça pour un bout de temps, tu ne peux faire changer les gens à 180 degrés du jour au lendemain, c'est un combat quotidien », estime-t-il.

Boucher peut au moins s'encourager avec le fait que ses gros canons offensifs ont presque tous produit, les Kyle Turris, Derick Brassard, Mark Stone et Bobby Ryan. Il n'y a que Mike Hoffman qui a eu un match plus tranquille avec un seul tir au but, en plus de frapper une barre horizontale en deuxième période.

Le bon départ souhaité

Kyle Turris a donné la victoire aux Sénateurs... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

Agrandir

Kyle Turris a donné la victoire aux Sénateurs en porlongation, mercredi.

Patrick Woodbury, LeDroit

Héros du gain des Sénateurs mercredi contre les Maple Leafs avec les buts égalisateur et gagnant, Kyle Turris ne pouvait évidemment pas demander mieux comme départ à la nouvelle saison.

Après la frustration vécue en 2015-2016, quand il a dû lancer la serviette en février après avoir joué une trentaine de parties sur une seule jambe en raison d'une sévère entorse à une cheville, le centre des Sénateurs d'Ottawa avait parlé le matin du match de son désir de connaître un début de campagne sur les chapeaux de roue, comme il l'avait fait avant sa blessure.

Son premier filet a mis fin à une disette de 26 parties sans secouer les cordages, après quoi il avait raté les 25 derniers matches de la saison. Homme de fer de l'équipe jusque là, il avait vu une séquence de 307 matches de suite en uniforme prendre fin alors qu'il était à quatre du record d'équipe.

« C'était une bonne sensation de produire. Je voulais retrouver la chimie avec (Mark) Stone et "Hoff" (Mike Hoffman) à nouveau, c'était mon premier vrai match depuis février, il fallait que je retrouve mon synchronisme et mes jambes sous moi », a-t-il réitéré jeudi.

La récupération aura été très longue, alors que ce n'est qu'en juin dernier qu'il a été totalement remis de la blessure subie lorsqu'il avait fait une vilaine chute après une collision avec Casey Cizikas, des Islanders de New York, le 5 décembre dernier. Il avait continué à jouer et avait ensuite aggravé celle-ci en janvier à San Jose. «En dehors de la glace, ça a été très long. Mais une fois que j'ai recommencé à patiner, c'est revenu assez vite même s'il me reste encore du chemin à faire pour revenir au niveau où j'étais avant. Je me sens bien maintenant, aucun problème (avec la cheville)», mentionnait-il jeudi.

Sachant à quel point il est difficile de revenir d'une entorse au haut de la cheville, Turris sympathise évidemment avec la jeune sensation des Sabres de Buffalo Jack Eichel, le deuxième choix du repêchage de l'an dernier qui sera absent pour plusieurs semaines en raison d'une blessure similaire.

«Oh, man, c'est terrible. J'ai vu la vidéo de l'incident, ça semblait similaire à ce qui m'est arrivé. Il n'y avait pas de son quand je l'ai vue, il paraît qu'il a hurlé très fort», a-t-il relaté.

«J'espère que ça va bien aller pour lui et qu'il va avoir une bonne récupération, il doit faire très attention.»

Des éloges pour Karlsson

Boucher a louangé le capitaine Erik Karlsson, auteur d'un but et deux passes avec un différentiel de plus-3 lors du premier match contre les Leafs. « Il a été tout un leader pour nous, notre meilleur défenseur à un contre un, toujours bien placé en zone défensive, neutre et offensive. Il a vraiment bien acheté le système. C'est très, très positif quand ton capitaine joue comme ça et te démontre cette façon d'aller dans la bonne direction », estimait-il, ne le blâmant pas pour le deuxième but d'Auston Matthews, spectaculaire, qui lui a soulevé le bâton avant de battre Anderson d'un mauvais angle. « Il (Karlsson) ne l'a pas vu, ce n'est pas une erreur, c'est l'autre équipe qui a bien fait », a-t-il ajouté, soulignant qu'il aimait aussi l'avoir vu réduire la durée de ses présences sur la glace (42 secondes en moyenne, comparativement à 64 secondes l'an dernier).

Désavantage numérique parfait

Un autre point positif de la victoire contre les Leafs mercredi soir est que l'unité de désavantage numérique a été parfaite lors des quatre attaques à cinq des Torontois. Avant-derniers dans la LNH l'an dernier à ce chapitre, c'est évidemment un aspect de leur jeu que les Sénateurs tiennent à améliorer cette saison. « On leur a trop donné de jeux de puissance en deuxième période, mais je pense qu'on a fait du bon travail. Ton meilleur gars pour écouler les punitions doit être ton gardien et il (Craig Anderson) a été excellent, il a fait les gros arrêts quand c'était le temps. Il y a certes de la place pour de la croissance cependant », estimait le vétéran Chris Kelly, mis sous contrat justement pour aider cette unité.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer