Smith côtoiera Brassard et Ryan

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Zack Smith, qui s'est illustré offensivement l'an dernier, entreprendra la saison régulière aux côtés de Derick Brassard et de Bobby Ryan.

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Les auditions pour trouver un ailier gauche au duo de Derick Brassard et Bobby Ryan sont terminées et Guy Boucher a finalement tranché en faveur du vétéran Zack Smith.

Rappelant à quel point la perte de Clarke MacArthur laisse un «trou gigantesque» au milieu de l'alignement de son club à l'approche du premier match de la saison régulière, mercredi soir lors de la visite des Maple Leafs de Toronto au Centre Canadian Tire, l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa a finalement écarté les candidatures des jeunes Ryan Dzingel, Matt Puempel et Phil Varone, options étudiées pendant le calendrier préparatoire.

MacArthur, victime de sa quatrième commotion cérébrale en 20 mois au tout début du camp d'entraînement, a regardé la pratique de lundi des gradins, mais il est encore très loin de pouvoir envisager un retour au jeu alors qu'il doit consulter plusieurs spécialistes. 

«Il va y avoir de la nervosité pour le premier match de la saison et on veut donner des postes qu'ils vont être capables de combler à nos joueurs. On va jouer avec 12 avants et 6 défenseurs et Smith va être capable de jouer sur la deuxième ligne, ou une de nos deux premières lignes qui sont 1 A et 1 B, parce qu'il l'a fait l'an dernier. Il est une valeur sûre et on sait que ça va marcher. Les autres options, on espèrerait que ça marche, et je ne veux pas vivre d'espoir. Le reste, on va le résoudre au fur et à mesure. Lui et Brassard ont eu beaucoup de charges au filet lors du dernier match (vendredi contre Buffalo)», a dit Boucher pour expliquer sa décision.

Séparé de Pageau

Ce faisant, le nouvel entraîneur des Sénateurs sépare Smith de son partenaire habituel, Jean-Gabriel Pageau. Il n'a pas encore décidé qui de Dzingel, Puempel ou Varone sera à sa gauche, mais c'est ce dernier qui occupait le poste lundi au retour d'une journée de congé d'entraînement alors que Dzingel était avec les deux Chris, Kelly et Neil.

«Plusieurs gars ont eu de bons camps, mais est-ce qu'ils seront capables de faire le travail quand ça va commencer pour vrai? On va voir, mais c'est une course grande ouverte», a ajouté Boucher.

Brassard et Ryan étaient soulagés d'être branchés sur l'identité de leur partenaire de trios, même s'ils ne s'en font pas trop avec ça puisque les trios peuvent changer de jour en jour, sinon de période en période.

«Les lignes, ça change tout le temps. Mais Smith a eu une bonne saison l'an passé, c'est un gros bonhomme qui patine bien, qui fait un peu de tout, on va essayer de faire marcher ça», a confié Brassard.

«Maintenant qu'on sait que c'est Smitty, on a une couple de jours pour obtenir quelques répétitions ensemble. Quand il a raté une partie du camp, Brass et moi, nous nous cherchions un peu plus, ce n'était pas facile d'avoir des gars différents à chaque période ou chaque présence sur la glace», a dit Ryan.

Smith, qui a raté une semaine de camp en raison d'un pied endolori en bloquant un tir avant de revenir vendredi contre les Sabres, espère qu'il pourra bien compléter le duo qui a cliqué dès le départ, amassant un total de 11 points (deux buts et six points pour Brassard, deux et cinq pour Ryan) en cinq parties hors-concours.

«Ils ont établi une belle complicité, c'est bien évident. Ils travaillent bien ensemble. Mais je sais quel est mon travail, être physique pour leur créer de l'espace, récupérer des rondelles libres et leur refiler parce qu'ils font des choses spéciales avec le disque quand ils ont du temps. Mon rôle est très simple sur cette ligne. Si je suis pour jouer avec eux, je dois produire, ce n'est pas un secret. J'ai de la confiance accumulée l'an passé, ça devrait m'aider», estime Smith, qui souhaite dupliquer - ou même améliorer - sa récolte de 25 buts de 2015-2016.

Brassard, qui a pu célébrer l'Action de grâce en famille pour une rare fois (incluant une visite à l'aréna Sabourin pour voir jouer un jeune cousin), ne se fixe pas d'objectifs du genre, lui, même si les attentes risquent d'être élevées alors qu'il s'est amené dans son patelin cet été dans l'échange majeur qui a envoyé Mika Zibanejad à New York.

«Je n'ai jamais fait ça, je prends ça un match à la fois et je vais faire de mon mieux, jouer avec mes forces. Avec ça et de la confiance, ça va venir. Je ne me mets pas de pression supplémentaire en arrivant ici», affirme l'auteur de 27 buts et 58 points avec les Rangers l'an dernier.

Priorité: allouer moins de tirs

L'entraîneur-chef Guy Boucher veut que son équipe ait... (Liam Richards, Archives PC) - image 3.0

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L'entraîneur-chef Guy Boucher veut que son équipe ait une «mentalité de meute» en défensive.

Liam Richards, Archives PC

Bons derniers dans la LNH la saison dernière pour les tirs alloués par partie et 26es pour les buts accordés, les Sénateurs n'ont pas d'autres choix que de tenter de resserrer leur défensive à l'aube d'une nouvelle saison.

Guy Boucher l'a clairement exprimé après le dernier match du calendrier présaison de vendredi contre Buffalo, alors qu'il s'était dit satisfait d'avoir vu son club ne permettre que 25 lancers aux Sabres dans un revers de 4-2, une première rencontre où l'adversaire obtenait moins que 30 lancers.

L'entraînement qu'il a dirigé lundi visait en grande partie à travailler les situations à un contre un où un joueur adverse tente de contourner un défenseur pour prendre un bon tir, demandant à ses joueurs de tenter de faire dévier ces tirs avec leurs bâtons afin qu'ils ne se rendent pas aux gardiens.

«C'est primordial pour nous... C'est urgent de donner moins de lancers pour donner une chance à notre gardien de but et à notre jeu de puissance et notre désavantage numérique de nous gagner des matches, en attendant qu'à cinq contre cinq, je puisse mettre en place ce que je veux mettre en place», a raconté Boucher à la fin de son point de presse de lundi.

«En défensive, je veux que l'on ait une mentalité de meute pour qu'ensuite, on puisse rapidement faire la transition vers l'attaque», a-t-il aussi déclaré quand il s'est fait demander quelle serait l'identité de l'équipe sous sa gouverne.

Boucher a confiance qu'à 35 ans, le gardien Craig Anderson est encore capable de faire le travail comme partant, mais il souhaite évidemment réduire un peu sa charge de travail. Une approche qui plaît au vétéran.

«L'important est de réduire le nombre de chances de compter. Les statistiques sont comme un maillot de bain qui montre un peu de peau, mais ne montre pas tout. Tu dois regarder ce que tu alloues et pourquoi. La plupart des clubs vont préférer donner 30 lancers de l'extérieur plutôt que 20 de l'enclave... Il semble qu'on va chercher à enlever du temps et de l'espace en mettant nos bâtons près de la rondelle pour briser des jeux. Par le passé, on laissait l'adversaire aller vers l'extérieur et l'intérieur. Je ne m'inquiète pas qu'il y ait plus de buts sur des rondelles déviées, on va prendre nos chances et plus de lancers vont aller hors cible», pense Anderson.

«Nous avons un plan et il va nous rester à l'exécuter, disait le vétéran Marc Méthot de son côté. On travaille sur le nouveau système depuis deux semaines et demie et je pense que ça s'en vient. Moins de lancers contre, moins de buts.»

«Si tu accordes régulièrement 30 lancers par partie, ça veut dire que tu accordes probablement trois buts par match et ça t'en prend quatre pour gagner en général, et ça devient très difficile», a aussi mentionné Boucher.

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