Chabot ne peut présumer de rien

Le mystère plane toujours sur le statut du... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le mystère plane toujours sur le statut du jeune défenseur Thomas Chabot au sein du grand club.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le directeur général Pierre Dorion et l'entraîneur-chef Guy Boucher ont envoyé des messages différents au sujet du statut du défenseur de 19 ans Thomas Chabot jeudi, au lendemain d'une nuit des longs couteaux à laquelle il avait survécu.

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher (à gauche... (Darren Calabrese, Archives PC) - image 1.0

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L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher (à gauche sur la photo), refuse de confirmer que Thomas Chabot a gagné un poste au sein de la brigade défensive.

Darren Calabrese, Archives PC

«Nos huit défenseurs (pour le début de la saison) sont là», a lancé Dorion pendant l'entraînement de ses Sénateurs d'Ottawa, indiquant du même coup qu'il n'était plus dans la course pour mettre sous contrat le défenseur Kris Russell, un joueur autonome.

Alors que Boucher avait laissé entendre à Saskatoon mardi que le club entendait commencer la saison avec huit défenseurs, il était donc logique de penser que Chabot était à Ottawa pour y rester, du moins en début de campagne. Mais Boucher a jeté une douche d'eau froide sur cette présomption.

«Le camp n'est pas terminé, pour être bien honnête. Il doit encore nous montrer que défensivement, on peut l'envoyer sur la glace sans avoir à nous fermer les yeux quand il est là. Il est un excellent joueur, très intelligent et rapide, il peut faire la transition avec la rondelle exactement comme vous le voulez dans la LNH, mais il doit aussi avoir les habiletés de base en défensive ainsi que l'intensité et la force pour se défendre contre des joueurs de la LNH. À ce niveau, il a eu des hauts et des bas. Du côté offensif, avec la rondelle, il n'y a pas de problème. S'il est jeune, il doit être prêt», a raconté Boucher de son côté.

Dans ce contexte, le principal intéressé ne criait pas victoire après sa première pratique avec le «groupe des huit», qu'il a passée majoritairement en jouant aux côtés de Mark Borowiecki. Surtout que personne au sein de la direction ne lui a confirmé quoi que ce soit. «Honnêtement, je n'ai encore rien entendu. Je suis encore ici, il y a encore une semaine avant que la saison régulière commence, il peut arriver encore des choses. Mais comme j'ai dit, je suis encore ici, il y a beaucoup d'expérience au sein du personnel d'entraîneurs et j'essaie d'en profiter pour améliorer mon jeu», a confié l'arrière des Sea Dogs de Saint-Jean.

Chabot sent quand même qu'il se rapproche de son objectif de faire le saut dans la LNH. «C'est mon but de jouer dans la LNH un jour, ça ne changera jamais, ça. Mais le coach ne m'a pas encore confirmé rien, il n'a pas dit: "Oui, Thomas, tu es dans l'équipe cette année." Donc en ce moment, je veux juste continuer à travailler fort pour montrer que je veux être dans l'équipe et que je suis capable de jouer ici», a-t-il ajouté.

Boucher a réitéré son intention d'utiliser un alignement comportant sept défenseurs et 11 attaquants à l'occasion - dont ce soir lors du dernier match hors-concours contre Buffalo - mais il a aussi dit que son plan de garder huit arrières et 12 avants pour commencer la saison pourrait changer. «S'il (Chabot) n'est pas prêt, on va commencer à sept. On ne veut pas être esclave du nombre, on veut des gars qui sont prêts. S'il n'est pas prêt, il ne reste pas. S'il est prêt, il reste, et on sait très bien qu'on a "x" (neuf) nombre de matches (pour prendre une décision). Il peut arriver des choses comme des échanges, le ballottage. Beaucoup de choses peuvent arriver dans les prochains jours, ça va beaucoup dépendre de sa performance, c'est sûr», notait Boucher.

Le capitaine Erik Karlsson avait en tout cas l'air convaincu que le premier choix au repêchage de 2015 est prêt à faire le saut à 19 ans. «Il était bon au camp de l'an dernier, on voyait déjà qu'il avait des atouts qui ne sont pas donnés à tout le monde. Il a amélioré ça et d'autres choses qu'il devait améliorer. Il a eu un bon camp et il mérite d'être ici. Il a fait tout ce qu'il pouvait pour mériter de rester dans notre alignement, il joue avec la tête haute et il veut faire des jeux avec la rondelle», a-t-il noté.

Comme son poste n'est pas encore confirmé à 100%, il est prématuré de s'interroger à savoir qui chez les Sénateurs le prendra sous son aile, ou encore comme locataire.

«Il jouait avec moi (jeudi) et j'ai cherché à communiquer beaucoup avec lui pour le calmer. Ta première année dans la LNH, c'est intimidant. Le rythme est plus élevé, il y a de nouveaux exercices, les entraîneurs te crient après... Mais je ne pourrai pas le prendre chez moi, j'ai trois gros chiens. C'est ça mon excuse», a-t-il blagué.

Lazar se rapproche d'un retour

Curtis Lazar... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Curtis Lazar

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Même s'il portait un chandail bleu indiquant qu'il ne pouvait se prêter à des exercices avec contact, Curtis Lazar avait retrouvé son sourire habituel alors qu'il a pu s'entraîner avec ses coéquipiers pour la première fois du camp d'entraînement.

Se remettant d'une mononucléose, l'attaquant de 21 ans ne pourra cependant pas disputer le dernier match du calendrier préparatoire, vendredi soir lors de la visite des Sabres au Centre Canadian Tire, alors qu'il attend toujours les résultats d'un ultra-son pour déterminer si sa rate est toujours enflée.

Il n'aura donc disputé aucun des sept matches hors-concours du club et il semble de plus en plus évident qu'il risque de faire un séjour de réhabilitation avec le club-école de Binghamton en début de saison.

«Il n'a pas obtenu le feu vert au point de vue médical, donc il ne peut pas jouer. Pour l'instant, la première chose à faire est de s'assurer que l'individu est en santé. Après ça, on verra ce qui est le mieux pour le joueur. Présentement, si on le lançait dans un match, ce ne serait pas juste parce qu'il n'a pas eu de camp. On va le ramener en santé et on va pousser la machine à fond, puis on verra quelle est la meilleure option», a dit l'entraîneur-chef Guy Boucher à ce sujet.

«J'ai vraiment hâte»

Lazar pense qu'il sera prêt à disputer des matches très bientôt. 

«J'attends les résultats de l'ultra-son et je pense qu'il y a 90% des chances que je puisse me prêter aux exercices avec contact. J'espérais même que ça arrive au milieu de la pratique. Mais je me sens bien, je me sens frais et dispos. J'ai vraiment hâte de pouvoir être inséré dans l'alignement», a-t-il indiqué.

Le choix de première ronde en 2013, qui s'était taillé un poste à 19 ans, patine depuis plus de deux semaines et il pense qu'au niveau du conditionnement physique, il serait capable de jouer des matches de la LNH dès son retour au jeu. Il a perdu son sourire quand il s'est fait demander ce qu'il pensait de la possibilité d'être cédé dans la Ligue américaine, où il n'a jamais joué lors de ses deux saisons chez les professionnels. «Évidemment, c'est hors de mon contrôle. Mon but est de rester ici et jouer dans la Ligue nationale de hockey. Si vous me dites que je devrais aller faire un séjour de conditionnement pour retrouver mes jambes ou ma touche de compteur, j'aimerais mieux le faire à ce niveau-ci. Ce serait un ajustement de passer de la Ligue américaine à ici. Certains gars ont eu de bons camps et ils méritent leur chance, mais j'ai mon essai maintenant et je ne vais pas descendre sans me battre. Quand je vais avoir ma chance, je vais en profiter pleinement, ça ne m'inquiète pas», affirme Lazar, qui a connu une saison de 20 points, dont 6 buts, en 76 parties l'an dernier.

En son absence, le poste qui lui semblait être destiné à droite de Jean-Gabriel Pageau sur le troisième trio a été confié au vétéran Tom Pyatt.

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