Anderson rentre au bercail

Craig Anderson a raté le match de lundi... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Craig Anderson a raté le match de lundi soir, mais il devrait affronter les Maple Leafs mardi à Saskatoon et les Sabres vendredi à Ottawa. Il n'a précisé pourquoi il a quitté le camp d'entraînement.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Rater cinq jours au beau milieu du camp d'entraînement n'est pas une situation idéale pour personne, mais Craig Anderson a confiance qu'il sera prêt pour le début de la saison régulière la semaine prochaine.

Le vétéran gardien des Sénateurs d'Ottawa était de retour à l'entraînement matinal du club lundi matin avant son départ vers Winnipeg après s'être absenté pour des raisons personnelles.

Il a regardé la partie contre les Jets à partir des gradins du MTS Centre pendant qu'Andrew Hammond disputait un deuxième match consécutif, mais le plan est qu'il joue le match au complet mardi à Saskatoon contre les Maple Leafs, ainsi que probablement le dernier du calendrier préparatoire, vendredi alors que les Sabres de Buffalo seront de passage au Centre Canadian Tire.

« Pour l'instant, je pense que je vais jouer demain et on verra ensuite. Tout d'abord, il fallait que je retourne sur la glace pour recommencer à voir des rondelles afin que je n'aie pas besoin de penser lorsque viendra le temps de disputer un match », a indiqué le gardien de 35 ans à son retour au vestiaire, après avoir fait du temps supplémentaire avec l'entraîneur des gardiens Pierre Groulx.

Anderson n'a pas voulu révéler pourquoi il a quitté le camp après la pratique de mardi dernier pour retourner à son domicile estival en Floride, mais il apprécie que l'organisation lui ait permis de s'absenter de cette façon.

« J'aimerais juste remercier la direction, le personnel, les entraîneurs et les joueurs, de même que les médias qui ont respecté ma vie privée. C'est une de ces choses avec lesquelles il faut composer... ça va éventuellement sortir, mais pour l'instant, c'est privé et c'est apprécié que tout le monde respecte ça », a-t-il laissé entendre.

Pour son nouvel entraîneur-chef Guy Boucher, ça allait de soi.

« Je sais qu'il apprécie que son intimité ait été respectée dans cette affaire personnelle. Nous sommes contents nous aussi alors que ça n'a rien à voir avec le hockey. Maintenant qu'il est de retour, on espère qu'il va pouvoir jouer demain (mardi). Il est un vétéran gardien qui se fie plus sur sa lecture du jeu que sa technique, il n'a donc pas perdu ça pendant l'été. Les gardiens techniques ont plus besoin de répétitions pour être parfaits, il n'est pas ce genre de gardien. Il a de l'expérience, il est intelligent et sait ce dont il a besoin. Il devrait être OK avec ces deux matches », pense Boucher.

Anderson était bien d'accord : « J'ai manqué du temps de qualité, mais après une dizaine de minutes de pratique, je me sentais assez bien. Le camp d'entraînement est assez long que je devrais voir assez de rondelles pour me sentir à l'aise... J'ai peut-être raté un demi-match ou un match complet que je devais jouer à l'origine, mais le plan ne change pas trop si je joue les deux derniers matches plutôt qu'un des deux », a-t-il noté.

Anderson veut utiliser ces deux dernières parties pour se familiariser encore plus avec le système de jeu préconisé par Boucher, même si son travail à la base demeure le même. « Je dois arrêter les rondelles d'abord, c'est simple. Il y a peut-être des ajustements à apporter cependant dépendamment des changements au système, comme comment jouer les trois contre deux et les deux contre un. Mais tu dois lire le jeu et réagir, les gardiens sont à leur meilleur quand ils font ça sans trop penser », souligne-t-il.

En son absence, Andrew Hammond s'est avéré solide quand il a été lancé dans la mêlée et Boucher est encouragé par ses performances qui pourraient lui permettre de ménager à l'occasion son gardien numéro un, blessé plus souvent qu'à son tour lors des cinq dernières saisons.

« Je n'ai jamais de chiffre (de départs) en tête pour un gardien, tout dépend des circonstances. Quand ton substitut va bien, tu peux reposer ton numéro un plus souvent. Quand il va bien et que ça roule, disons qu'il a quatre victoires de suite dont deux par blanchissage, tu ne touches pas à ça. Je voudrais vous donner un chiffre, mais j'ai fait cette erreur par le passé et ce ne sont pas de bonnes attentes pour le joueur comme pour l'entraîneur, parce que la réalité peut changer », a-t-il souligné.

Anderson avait disputé 60 matches la saison dernière, présentant une fiche de 31-23-5 avec une moyenne de 2,78. Il n'a raté que quatre parties en mars pour cause de blessure à un genou.

Le message de Boucher a été bien reçu

Erik Karlsson a bien compris le message envoyé par son nouveau patron Guy Boucher samedi quand il a cloué Bobby Ryan et Cody Ceci au banc pour une période parce qu'ils avaient manqué une réunion d'équipe.

« Ne soyez pas en retard, a dit le capitaine des Sénateurs lundi avant de prendre le chemin de Winnipeg. C'est le message que j'ai compris. Je vais m'assurer d'être à l'heure parce que les règlements s'appliquent à tout le monde, que ce soit moi, Bob ou "Cecer", (Dion) Phaneuf ou qui que ce soit d'autre. Dans notre profession, on ne niaise pas avec les horaires. Mais ça va arriver et heureusement, ça s'est passé tôt dans l'année et c'est terminé. »

Le temps est clairement une notion importante pour le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs alors qu'en plus de faire inscrire le mot « Speed » (vitesse) un peu partout dans le vestiaire, il a fait aussi installer pas moins de cinq horloges digitales bien visibles par-dessus les casiers des joueurs.

Ça n'a pas empêché Ryan et Ceci d'arriver quelques minutes trop tard pour une réunion convoquée pour 12 h 30 samedi, deux heures et demie avant l'heure du match contre les Canadiens remporté 3-2 en prolongation par ces derniers.

Rien à dire

Membre du groupe de leaders de l'équipe, le gardien Craig Anderson n'avait rien à redire lui non plus sur la décision de Boucher.

« Ça montre qu'il n'y a pas de place à l'erreur. La différence entre gagner et perdre est une ligne très fine, et pour être du bon bord de cette ligne, il faut porter attention aux détails. C'est le message qui est passé, il n'y a pas de petits détails, ils ont tous leur importance et ça renforce l'argument (de Boucher) », a-t-il souligné.

Le sujet n'as pas été abordé lors du point de presse de Guy Boucher. Ironiquement, celui-ci s'est confondu en excuses parce qu'il a fait attendre la presse un peu plus longtemps que normalement parce qu'il a tenu une réunion de l'unité de désavantage numérique après un entraînement matinal plus long que prévu également pour un jour de match.

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