Karlsson rentre au bercail

Erik Karlsson s'est entraîné avec les Sénateurs, mercredi... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Erik Karlsson s'est entraîné avec les Sénateurs, mercredi soir à son retour de la Coupe du monde.

Etienne Ranger, LeDroit

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À son retour de la Coupe du monde, Erik Karlsson a découvert qu'il a un nouveau trône dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa.

Le capitaine et double récipiendaire du trophée Norris de meilleur défenseur de la LNH a vu le nouvel entraîneur-chef Guy Boucher modifier l'assignation des casiers dans la chambre des joueurs, les défenseurs se retrouvant maintenant sur le mur du fond de façon à ce que Karlsson hérite de l'ancienne place de son compatriote et mentor Daniel Alfredsson.

« C'est bizarre, ça va me prendre un peu de temps à m'habituer. Je suis allé à la mauvaise place une couple de fois. Mais c'est bon, j'aime bien où je suis assis et mes voisins de casier. Tout est beau », a lancé Karlsson, dont la place se retrouve entre son nouvel assistant Dion Phaneuf et le vétéran Mark Borowiecki.

Boucher avait commandé un entraînement en soirée pour sa troupe mercredi soir, en partie pour permettre aux joueurs de récupérer après les deux parties des deux jours précédents, mais aussi pour donner le temps à son meilleur joueur de se reposer un peu plus à son retour de Toronto, où il a vu la Suède s'incliner en demi-finale de la Coupe du monde.

Auteur d'un but et trois passes en quatre parties au tournoi, Karlsson pense qu'il n'aura pas de difficulté à s'intégrer au camp de son équipe de la LNH.

« Je me sens bien, j'ai eu un long mois. J'ai déjà joué sept parties, dont quatre de très haut niveau. On se sentait un peu bizarre quand nous avons perdu dimanche (contre l'Europe), c'était comme si nous avions perdu en séries. C'est bien d'avoir obtenu deux jours de congé pour se regrouper et se préparer mentalement à revenir ici pour commencer la saison régulière », a-t-il dit.

« Ça a été une expérience amusante, c'est rare que tu passes autant de temps avec ton équipe nationale. J'ai aimé jouer avec mes compatriotes et plusieurs amis proches, même si ça ne s'est pas terminé comme on le voulait. Je me sens en bonne forme, excité et prêt à jouer la saison régulière ici. J'imagine que c'est la même chose pour tous ceux qui ont joué et jouent encore à la Coupe du monde », a-t-il ajouté.

Son nouveau patron n'a pas perdu de temps à le mettre au travail pour peaufiner le jeu de puissance, convoquant ses deux unités d'attaque à cinq sur la patinoire avant l'entraînement commandé pour 18 h 30 au Centre Canadian Tire. Karlsson était le quart-arrière de la première unité, évidemment, avec Mike Hoffman à l'autre pointe avec Derick Brassard, Kyle Turris et Bobby Ryan à l'avant.

« Ça va être important, c'est quelque chose qui ne fonctionnait pas l'an passé, autant l'avantage que le désavantage numérique. C'est bon de tenter de relancer ça dès le départ, dans le hockey contemporain, si tu ne comptes pas beaucoup de buts à cinq contre cinq, il faut produire sur les unités spéciales... Avoir un gaucher qui est très habile en Derick Brassard, ce qu'on n'a pas eu depuis longtemps ici, c'est une grosse différence. Le système est aussi simple, tout le monde peut le faire. J'espère qu'on pourra le faire fonctionner le plus vite possible, et ensuite quand la saison va progresser, je suis certain qu'on va ajouter des modifications », estime Karlsson.

Boucher va décider après le match de ce soir à Montréal si son capitaine sera en uniforme samedi après-midi lors du deuxième match de cette série aller-retour contre les Canadiens.

« Le ton de notre camp ne change pas, on va continuer de la même façon. Tout ce qui change, c'est que notre capitaine est ici. Je suis impressionné de voir qu'il voulait être de retour rapidement. Il veut savoir ce qui s'est passé, il veut s'impliquer. C'était une bonne journée pour lui et pour l'équipe, c'est bon qu'il soit de retour... Son expérience devrait lui être bénéfique. J'ai travaillé huit fois pour Équipe Canada et j'en ai toujours soutiré quelque chose, j'imagine que c'est pareil pour lui avec Équipe Suède », a indiqué Boucher, qui était sur la patinoire mercredi soir pour la première fois du camp.

Chabot découvrira le Centre Bell jeudi

En grandissant à Québec, Thomas Chabot était un partisan des Canadiens de Montréal.

Le défenseur de 19 ans des Sénateurs n'a cependant jamais eu l'occasion d'aller les encourager au Centre Bell, ce qui fait que lorsqu'il sera envoyé dans la mêlée jeudi soir pour le match hors-concours disputé à cet endroit, ce sera la première fois qu'il mettra le pied dans l'amphithéâtre des favoris de son enfance.

«Ça va faire bizarre à dire, mais je n'y suis jamais allé. Pendant l'hiver en grandissant, avec mon frère et moi qui jouions au hockey, on courait un peu partout dans les arénas donc on n'a pas eu la chance d'y aller avec mes parents, donc j'ai bien hâte. Je m'attendais à ce que ma première fois soit à Noël au Championnat mondial junior, mais là, d'avoir la chance de jouer un match présaison, c'est excitant», a-t-il confié au Droit mercredi après l'entraînement de l'équipe en soirée.

Au tournoi des recrues à London il y a 10 jours, Chabot avait récolté quatre passes lors d'un gain de 6-3 contre les espoirs du Tricolore, mais ce n'est évidemment pas la même chose que de les affronter à leur bruyant domicile.

«Je les aimais (les Canadiens) quand j'étais jeune, je n'ai pas eu la chance de grandir avec les Nordiques en ville comme mon père. Ils étaient toujours à la télé, donc veux, veux pas, je me suis attaché à eux. Ça va être spécial, c'est certain, de jouer contre Montréal, à Montréal», pense-t-il, certain que plusieurs parents et amis seront sur place pour l'occasion.

Le choix de première ronde en 2015 a connu un bon match lundi à Halifax contre les Maple Leafs de Toronto, marquant un but dans un gain de 6-3, et il espère bien continuer sur la même voie alors qu'il cherche à forcer les Sénateurs à lui offrir un poste dans la LNH au lieu de le renvoyer jouer une dernière saison chez les juniors avec les SeaDogs de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

«Ça a bien été à Halifax, j'étais content, ça a bien tourné. Les entraîneurs m'ont donné beaucoup de glace, j'ai pu jouer en désavantage ainsi qu'en avantage numérique. En général, ça a bien été et je me donne au fond dans les pratiques depuis que je suis ici», note Chabot.

«Une belle opportunité»

L'entraîneur-chef Guy Boucher avait le choix de lui donner un match contre les Canadiens à Montréal ou au Centre Canadian Tire samedi, et il y est allé avec la première option, mais pas nécessairement parce qu'il est curieux de voir comment il va répondre sous cette pression supplémentaire de petit Québécois jouant devant les siens.

«On avait le choix de le mettre dans les deux situations et comme c'est un p'tit gars de là-bas, c'est sûrement un rêve de jouer contre le Canadien là-bas, je ne pouvais pas lui enlever ça. Je pense à la personne en premier, toujours, je ne pouvais pas lui enlever ça. C'est une superbe opportunité pour lui et jusqu'à maintenant, il a été très, très bon. Je ne vois pas pourquoi ça changerait», a-t-il indiqué.

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