La porte est ouverte pour Puempel

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«En franchissant chaque étape, il faut d'abord vivre une période d'adaptation. Quand cette période se termine, la confiance revient», affirme Matt Puempel.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un seul joueur a pris part aux deux premiers matches préparatoires des Sénateurs. Il s'agit de l'attaquant Matt Puempel.

L'ailier gauche de 23 ans ne va certainement pas s'en plaindre.

Par la force des choses, une porte s'est ouverte toute grande, pour lui, lorsque Clarke MacArthur s'est blessé.

D'un coup sec, les Sénateurs ont perdu un ailier gauche de talent capable de marquer une vingtaine de buts par saison. S'il fallait que son absence soit de longue durée, il y aura un trou béant dans la formation.

Puempel est un ailier. Il est gaucher.

Pierre Dorion l'a réclamé en première ronde du repêchage de 2011 parce qu'il peut marquer. Il a connu quatre campagnes de plus de 30 buts : trois dans le junior, une quatrième à Binghamton.

Dans la LNH, il a encore des preuves à faire.

« Les blessures subies par d'autres joueurs ne changent rien pour moi. Je suis arrivé au camp avec l'intention de travailler fort chaque jour pour me tailler un poste dans l'équipe. Mon plan ne change pas », déclare-t-il.

Au début d'un camp d'entraînement, presque tous les joueurs sont prêts à déclarer aux journalistes qu'ils sont « prêts à tout donner » dans le but de « faire l'équipe ».

Dans le cas de Puempel, il ne s'agit pas de simples paroles en l'air. 

Guy Boucher lui a fait savoir, à la fin de l'été, qu'il tenait son avenir entre ses mains.

« J'ai eu une bonne rencontre avec le coach juste avant le début du camp. Il m'a parlé de son expérience à Tampa Bay. Quand il dirigeait le Lightning, des postes étaient toujours disponibles pour des gars qui livraient la marchandise », raconte-t-il.

Opportunités

Mardi midi, avant de quitter Ottawa pour se rendre à Buffalo, le nouvel entraîneur a reconnu que Puempel obtiendra toutes les chances possibles de se faire valoir.

« Tout le monde connaît sa réalité contractuelle. On pourrait le perdre au ballottage si on décidait de le renvoyer dans les mineures. Avant de prendre une décision en ce sens, nous devons lui offrir toutes les opportunités de faire ses preuves », explique-t-il.

« Généralement, les joueurs qui obtiennent la chance de se montrer en participant à plusieurs matches préparatoires sont des joueurs heureux. »

Puempel a obtenu d'autres opportunités de se tailler une place à Ottawa dans les dernières années. Les résultats ont été plutôt mitigés.

Au printemps 2015, alors que les exploits du Hamburglar monopolisaient l'attention, il avait aussi été rappelé de la Ligue américaine. Il avait livré quelques belles prestations dans un quatrième trio, mais une blessure à une jambe a mis un terme prématuré à sa saison.

La saison suivante, il a disputé 26 parties avec les Sénateurs. Vingt-six parties durant lesquelles il fut fort discret.

« J'étais dans un mauvais état d'esprit. J'avais toujours peur de commettre des gaffes. Ça m'empêchait de miser sur mes forces », se défend le jeune homme.

La rencontre avec le nouvel entraîneur lui aurait redonné la confiance de se porter à l'attaque à nouveau.

« À mes premiers matches dans la LHOntario, je patinais dans un quatrième trio. La saison où j'ai marqué 30 buts dans la Ligue américaine n'avait pas très bien commencé. Aux Fêtes, si je me souviens bien, je n'avais que six buts à ma fiche. En franchissant chaque étape, il faut d'abord vivre une période d'adaptation. Quand cette période se termine, la confiance revient. C'est à ce moment-là qu'un joueur atteint son plein potentiel. »

Phaneuf mérite un «A»

Dion Phaneuf... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Dion Phaneuf

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Le capitaine des Sénateurs, Erik Karlsson, ne comptera pas deux, mais bien trois adjoints cette saison.

Dion Phaneuf s'est imposé naturellement et rapidement comme un leader depuis son arrivée à Ottawa. Guy Boucher a décidé de le reconnaître, en lui permettant de porter une lettre pendant la moitié des matches en 2016-17.

Un «A» sera cousu sur son chandail blanc, en prévision des matches à l'étranger. Kyle Turris conservera son «A» sur son chandail rouge, pour les matches disputés au Centre Canadian Tire. Lors de la saison où il devrait disputer son 1000e match dans la LNH, Chris Neil sera assistant-capitaine à temps plein.

Boucher tient à ce qu'un truc soit clair. Avec cet ajout, il ne cherche pas à critiquer ou à diminuer les joueurs qui composaient le groupe de meneurs chez les Sénateurs la saison dernière.

«Je ne veux rien enlever à personne. Je cherche simplement à nous donner de nouvelles voix. Avant de prendre cette décision, j'ai parlé à Turris. Il a été le premier à reconnaître que Dion méritait de porter une lettre», assure-t-il.

Phaneuf, un vétéran de 821 matches dans la LNH, a porté une lettre dans les trois villes canadiennes où il a joué. En début de carrière, il a épaulé le capitaine Jarome Iginla chez les Flames de Calgary. Pendant six saisons, entre 2010 et 2016, il fut le 17e capitaine de l'histoire des Maple Leafs de Toronto.

«Il est un leader d'impact. Les dirigeants de notre organisation ont réussi un grand coup quand ils ont fait son acquisition. En tant qu'équipe, les Sénateurs ont clairement besoin d'un joueur comme lui. Nous avons besoin d'un joueur qui peut mener avec sa personnalité et avec sa voix.»

Selon l'entraîneur, Karlsson et Phaneuf sauront se compléter dans le vestiaire.

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