MacArthur n'était «pas dans le noir», lundi

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Clarke MacArthur a été vu dans les entourages du CCT, lundi

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Au lendemain d'une mise en échec qui lui a valu sa quatrième commotion cérébrale en 20 mois, les premières nouvelles concernant l'état de santé de Clarke MacArthur étaient encourageantes.

L'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa Guy Boucher a fait savoir que l'attaquant qui tentait un retour après une absence de près d'un an était passé au Centre Canadian Tire lundi matin, ce qu'il interprétait de façon positive.

« J'ai eu la chance de lui parler alors qu'il recevait des traitements. C'est aussi bon qu'on pourrait l'espérer présentement. Il y a évidemment des symptômes (de commotion), mais on parle de symptômes normaux si je peux m'exprimer ainsi. C'est le mieux qu'on peut espérer au deuxième jour d'une commotion. Nous allons évidemment être prudents considérant son historique. C'est la même chose pour Mark Stone, nous allons suivre le protocole. La bonne chose est qu'il n'est pas assis dans le noir chez lui sans pouvoir faire quoi que ce soit comme c'est arrivé à certains gars. De le voir ici aujourd'hui, c'est positif et on va y aller au jour le jour », a déclaré Boucher avant de prendre le vol nolisé de l'équipe vers Halifax pour son match en soirée.

Comme il l'avait fait la veille, Boucher s'est porté à la défense du joueur qui a frappé MacArthur dans un coin de patinoire, le nouveau venu Patrick Sieloff, acquis de Calgary l'été dernier contre Alex Chiasson. Il disait comprendre les réactions de joueurs comme Bobby Ryan et Chris Neil, ainsi que Derick Brassard dans une moindre mesure, qui s'en sont pris au défenseur âgé de 22 ans dans les instants qui ont suivi l'incident.

« Il (Sieloff) ne visait personne. Est-ce qu'il aurait pu ou dû savoir qui il frappait ? C'est une question qui se pose, mais c'est la différence entre un jeune joueur et un vétéran de 5, 10 ou 12 ans dans la LNH qui sait ce que ça représente. On parle d'un jeune joueur qui tente de percer l'alignement. Il est le premier à réaliser que la prochaine fois, il devrait probablement faire plus attention avec certains individus. Mais c'est un processus normal et on ne le pointera pas du doigt. Il va faire partie de cette organisation, il pourrait être rappelé et faire l'équipe à un moment donné. L'important est de gérer ça sans l'émotion qui accompagne une telle situation », a-t-il poursuivi.

Sieloff, qui n'a pas affronté les Leafs lundi soir, n'a toujours pas été rendu disponible par l'équipe pour expliquer son geste.

Ryan s'explique

Le premier à lui sauter dessus, Bobby Ryan, a écrit sur son compte Twitter dimanche soir, en réponse à un internaute, qu'il « a vu un gars que je connais depuis cinq minutes frapper un coéquipier des trois dernières années, je n'aurais pas pu vivre avec moi-même si je n'avais rien fait ». Il a aussi ajouté qu'il pardonnerait « absolument » à Sieloff si jamais il devenait son coéquipier à temps plein.

« Ça n'a pas été facile de voir ça, Clarkie est un bon ami de tout le monde, un des bons gars. C'est difficile de voir cela lui arriver à nouveau, plusieurs gars étaient émotifs. L'ambiance était très sombre dans le vestiaire, a noté Mark Borowiecki. Mais dans une telle situation, il ne faut pas penser à Clarke le joueur de hockey, mais plutôt à Clarke la personne, à ses enfants et sa femme. On fait ce qu'on peut pour l'appuyer et voir ce qui va se passer en allant de l'avant », a ajouté le vétéran, qui trouvait que ses coéquipiers ainsi que la direction de l'équipe ont « bien réagi » dans les circonstances.

Guy Boucher a aussi fait remarquer que Sieloff n'avait fait que ce que ses entraîneurs lui demandaient en descendant de la ligne bleue pour mettre de la pression de façon agressive sur un ailier le long de la bande. « C'est un jeu qu'on voit souvent de nos jours dans la LNH. Que ce soit le défenseur qui doit le faire ou l'attaquant qui doit se protéger contre ça, aussi bien s'y habituer. Il faut que les joueurs des deux positions apprennent d'une telle situation, c'est la LNH aujourd'hui », estimait-il.

Débuts victorieux pour Guy Boucher

Phil Varone (à droite) a dirigé l'attaque des... (Darren Calabrese, La Presse canadienne) - image 3.0

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Phil Varone (à droite) a dirigé l'attaque des Sénateurs avec deux buts et deux passes.

Darren Calabrese, La Presse canadienne

Grâce à un joueur qui risque de commencer la saison dans la Ligue américaine, les débuts de Guy Boucher derrière le banc des Sénateurs d'Ottawa ont été victorieux lundi soir à Halifax.

Phil Varone a dirigé l'attaque ottavienne avec deux buts et deux passes dans une victoire de 6-3 contre les Maple Leafs de Toronto alors que le calendrier préparatoire de la LNH se mettait en branle.

Le centre acquis de Buffalo au courant de la dernière saison a ouvert le pointage tôt dans le match et il a ensuite participé aux trois derniers buts de la rencontre, brisant l'égalité de 3-3 en sautant sur un retour en fin de deuxième période avant de préparer les filets de Matt Puempel, en désavantage numérique, et de Casey Bailey en troisième.

Les choix de première ronde Logan Brown et Thomas Chabot ont marqué les autres buts des Sénateurs aux dépens du gardien partant des Leafs Antoine Bibeau, qui a accordé plusieurs retours juteux au cours de ses deux périodes de travail. Chabot a cependant écopé de trois mineures.

«Nous avons commencé le match en force, puis ils se sont ajustés et nous avons perdu le momentum alors que nous avons écopé de plusieurs punitions. Mais j'ai aimé comment des gars qui pour la plupart n'avaient jamais joué ensemble sont revenus à la charge. J'ai adoré la façon dont nous avons joué dans les 10 dernières minutes. C'était le défi alors que les gars avaient eu trois journées éprouvantes au camp auparavant, mais je voulais voir qui serait capable de pousser jusqu'au bout», a analysé l'entraîneur-chef Guy Boucher après le match.

Concernant Varone, il a dit qu'il avait laissé une bonne impression, mais il le connaissait déjà un peu. «J'avais regardé des vidéos de lui l'an passé parce qu'on le considérait pour mon club en Suisse... C'est un joueur qui a du talent, un poison autour du filet alors qu'il peut sortir de nulle part pour compter», a-t-il noté.

Le gardien partant des Sénateurs Andrew Hammond a alloué deux buts sur 22 tirs au cours de la première moitié de la rencontre, des buts d'Andrew Neilsen et Frank Corrado, quoique la reprise télévisée a montré plus tard que la rondelle avait frappé la barre horizontale et le poteau sans traverser la ligne des buts (il n'y a pas de révision vidéo en matches hors-concours).

En relève, Chris Driedger n'a été déjoué que par un tir de Jake Gardiner qui a dévié sur le patin du défenseur des Sénateurs Mark Borowiecki.

Les Sénateurs disputeront un deuxième match en 24 heures mardi à Buffalo et Boucher enverra un alignement nettement plus expérimenté dans la mêlée avec une douzaine de vétérans en uniforme, incluant le Gatinois Derick Brassard qui effectuera ses débuts avec l'équipe de son patelin. Puempel est le seul joueur qui sera appelé à jouer un deuxième match en deux soirs.

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