Boucher impose un standard élevé

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Guy Boucher s'est dit pleinement satisfait de la forme physique dans laquelle ses protégés se sont présentés, après avoir consulté les résultats des tests effectués la veille.

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Dès la première journée sur la glace de son premier camp d'entraînement à la barre des Sénateurs d'Ottawa, Guy Boucher a cherché à donner le ton même s'il n'était pas sur la patinoire.

La cinquantaine de joueurs qui se sont rapportés au camp pratiquaient en même temps sur deux patinoires du Sensplex de Kanata vendredi matin, et quand il a jugé que l'un des deux n'était pas à la hauteur des standards qu'il entend imposer, à partir de la galerie où il observait l'action, il est intervenu.

«Quelqu'un m'a dit que le rythme était élevé, et je veux un rythme élevé tous les jours. Il n'y aura pas de pratiques faciles ou de 'flow drills' sans objectif... Les pratiques, c'est pour forger des habitudes. Et une habitude que je veux est qu'on pratique sans retenue à la plus haute vitesse possible, avec une mentalité d'être les premiers sur la rondelle. Les gars montraient ça ce matin, mais c'est rarement suffisant pour moi. Il y a un groupe qui a pratiqué avec ardeur, l'autre était correct, mais pas aussi intense, donc on s'est parlé et ils ont bien joué dans le match (simulé)», a raconté le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs lors de son premier point de presse du camp.

L'ancien entraîneur-chef du Lightning de Tampa Bay, qui revient dans la LNH après un exil de deux ans en Suisse, s'est dit pleinement satisfait de la forme physique dans laquelle ses protégés se sont présentés, après avoir consulté les résultats des tests physiques effectués la veille. «J'aurais aimé ça avoir des gars à remettre sur la bonne 'track', ça aurait été un bon exemple pour tout le monde, mais ce n'est pas le cas... On avait mis des standards élevés, je m'attendais à ce qu'il y en ait qui soient en dessous des standards, mais c'est le contraire. C'est la meilleure forme que les joueurs ont eue ici depuis plusieurs années. Le message avait été passé avant même que moi j'arrive», notait-il.

Lors de ses premières rencontres d'équipe, Boucher a mentionné que «le message a été clair, on ne donnera rien à personne. Vous avez bien fait l'an passé, ça ne change rien pour moi. Qui es-tu aujourd'hui ? Tu as eu une mauvaise année ? Pas de différence, qui es-tu aujourd'hui ? Tu es un choix de première ou de sixième ronde, ou tu n'as jamais été repêché ? Pas de différence non plus. Es-tu prêt ? Si tu n'es pas prêt, tu t'en vas. Si tu es prêt, ça ne me dérange pas si tu as 18 ans, tu vas rester. C'est ouvert pour les gars qui sont prêts, mais ce n'est pas une ligue de développement ici», a-t-il réitéré.

Boucher n'a pas l'intention de prendre beaucoup de temps pour évaluer quels jeunes espoirs sont prêts ou non à faire le saut dans la LNH, alors qu'il entend diviser les joueurs en deux groupes dès mercredi prochain, après les premiers matches hors-concours de lundi contre les Maple Leafs à Halifax et de mardi à Buffalo. D'autres séances de jeu simulé sont prévues aujourd'hui au Sensplex et demain au Centre Canadian Tire dans le cadre de la Fête des partisans.

Sa façon de faire d'entrée de jeu n'a pas surpris le jeune vétéran Mike Hoffman, qui a joué sous ses ordres pendant deux saisons à Drummondville.

«Il aime la vitesse et la discipline. Il exige qu'on soit premiers sur la rondelle et qu'on finisse nos mises en échec, juste de jouer de la bonne façon. Je pense qu'il va bien cadrer avec notre équipe. On a eu plusieurs entraîneurs depuis que je suis ici et je pense que Guy va être excellent pour nous. Certains gars m'ont demandé ce que je pensais de lui après sa nomination et j'ai dit qu'il allait être dur, mais que c'est pour sortir le meilleur de nous», a dit Hoffman.

Alors que certains de ses coéquipiers ont eu des rencontres de plus de deux heures avec Boucher au courant de l'été, le franc tireur qui a paraphé un contrat de quatre ans cet été («je veux prouver que je le mérite», a-t-il dit à ce sujet) a pu renouer connaissance en l'espace d'une quarantaine de minutes. «Ça n'a pas été trop long vu qu'il me connaît déjà bien. Il a parlé de lignes et de jeux de puissance, ce n'était pas si pire», a-t-il ajouté.

Anderson pense être moins occupé

Craig Anderson est confiant que le système de... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Craig Anderson est confiant que le système de Guy Boucher stabilisera la défense devant lui.

Patrick Woodbury, LeDroit

Un des gardiens les plus occupés de la LNH lors des dernières saisons, Craig Anderson s'attend à l'être un peu moins cette année. Ou est-ce qu'on devrait plutôt dire qu'il l'espère ?

Ce n'était qu'une période de 25 minutes de jeu simulé à la première journée du camp, mais le gardien américain âgé de 35 ans n'a pas été confronté à beaucoup de tirs de haute qualité pendant qu'il était devant le filet vendredi midi, lui qui n'a pas accordé de but tout comme son adjoint Andrew Hammond qui était à l'autre bout.

Il pense que le système de jeu préconisé par le nouvel entraîneur-chef Guy Boucher va leur rendre la vie plus facile à tous les deux lors des vrais matches.

«L'intensité va être la première chose, nous allons jouer avec beaucoup de vitesse et probablement la chose la plus importante est qu'il n'y aura pas de confusion, ou en tout cas que nous allons essayer d'éliminer la confusion. On doit s'assurer que tout le monde sait où il va et qui il couvre, qu'il n'y ait pas du travail qui se fasse en double. On se concentre à nous rendre la vie simple pour qu'on puisse aller sur la glace et faire notre travail», a indiqué le gardien numéro un des Sénateurs.

Quand le Droit lui a demandé s'il s'attendait à une diminution du nombre de tirs de qualité auquel il serait confronté, il a rétorqué : «Certainement. Ce serait bien.»

Amorçant sa sixième saison complète comme gardien numéro un dans la capitale, Anderson travaillera pour son quatrième entraîneur-chef, après Cory Clouston, Paul MacLean et Dave Cameron. Mais il sera conseillé par seulement un deuxième entraîneur des gardiens, Pierre Groulx ayant succédé à Rick Wamsley au cours de l'été.

Une embauche qui fait bien son affaire puisqu'il avait travaillé avec Groulx du temps où il était avec les Panthers de la Floride (2006 à 2009).

«On s'est toujours bien entendu au fil de ma carrière, il est une des raisons pourquoi j'ai pu devenir un gardien numéro un lorsque j'ai quitté la Floride, j'avais travaillé deux ans avec lui en tant que substitut. Il te fait sentir bien quand tu sors de la patinoire, pour que tu puisses jouer en confiance en arrivant dans un match. Il sait quels boutons pousser, et à quel point peser fort dessus. Ça ne sera pas différent ici, il va aider les jeunes à s'améliorer tout en s'assurant que les gars qui jouent ici sont prêts en tout temps», a-t-il souligné.

Anderson n'avait pas joué le match inaugural à domicile l'an dernier, Cameron décidant d'y aller avec Matt O'Connor vu qu'il avait joué la veille à Toronto. Cela avait fait couler beaucoup d'encre plus tard quand le propriétaire Eugene Melnyk a blâmé Cameron pour cette décision.

Boucher ne devrait pas avoir ce problème, à moins d'une blessure au vétéran cerbère pendant le camp, puisque les Sénateurs amorceront le calendrier le 12 octobre contre les Leafs au Centre Canadian Tire. «Je pense que c'est 50-50 pour que j'obtienne ce départ. Il va falloir que je le mérite, c'est aussi simple que ça», pense Anderson, qui estime que le fait d'avoir le défenseur Dion Phaneuf dans le vestiaire dès le début de la saison devrait être bénéfique «parce qu'il n'a pas peur d'élever le ton et forcer les autres à prendre position».

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