La rentrée des Sénateurs en 5 questions

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Un des grands changements cette année chez les Sénateurs: l'arrivée de Guy Boucher au poste d'entraineur-chef.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La longue saison morte des Sénateurs d'Ottawa est enfin terminée, leur camp d'entraînement se mettant en branle jeudi alors que les 52 joueurs invités se prêteront à des tests de conditionnement physique.

Après avoir raté les séries éliminatoires le printemps dernier, leur été a été mouvementé alors que le directeur général Bryan Murray est devenu un conseiller spécial, remplacé par son ancien assistant Pierre Dorion. La première grande décision de ce dernier a été de congédier Dave Cameron, et de le remplacer ensuite par Guy Boucher, qui revient d'un exil en Suisse avec Marc Crawford comme associé.

Dorion a ensuite signalé qu'il voulait que son club ait la mentalité de devoir «gagner maintenant» en échangeant le centre de 23 ans Mika Zibanejad pour obtenir le vétéran centre gatinois Derick Brassard des Rangers de New York.

«Rater les séries l'an dernier, c'était inacceptable», a souvent répété Dorion au cours de l'été.

Pour retourner à la terre promise, il faudra que tout tombe en place lorsque la saison régulière va se mettre en branle, le 12 octobre lors de la visite des Maple Leafs de Toronto au Centre Canadian Tire. 

D'ici là, Boucher et les autres dirigeants de l'équipe devront trouver réponse à ces cinq questions, et à bien d'autres, pendant le camp. La plus importante, à savoir si Erik Karlsson aura toute la latitude pour exprimer son talent offensif, devra attendre le retour du capitaine de l'équipe du tournoi de la Coupe du monde.

1. Le système de Boucher sera-t-il bien assimilé?

Lorsqu'il était à Tampa Bay, l'entraîneur québécois avait été critiqué à l'occasion pour son utilisation d'un 1-3-1 très passif. Est-ce qu'il en utilisera une nouvelle version à Ottawa? Les vétérans de l'équipe l'accepteront-ils?

Une amélioration du jeu défensif s'avère primordiale pour les Sénateurs, qui étaient bons derniers pour les tirs alloués par match la saison dernière (et cinquièmes pires pour les buts alloués).

Spécialiste de l'avantage numérique, Boucher a aussi du pain sur la planche à ce niveau puisqu'Ottawa était 26e à ce chapitre l'an dernier, en plus d'être 29e en désavantage numérique.

2. MacArthur est-il rétabli à 100%?

Clarke MacArthur... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 4.0

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Clarke MacArthur

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Le vétéran ailier gauche a beaucoup manqué à son club l'an dernier, autant sur la glace que dans le vestiaire, alors qu'il n'a disputé que les quatre premières parties de la saison avant de subir sa troisième commotion cérébrale en neuf mois.

Il sera inséré sur un trio offensif avec Derick Brassard et Bobby Ryan pour amorcer le camp d'entraînement et quand il sera uniforme pour l'un ou l'autre des sept parties hors-concours du camp, tous les yeux seront tournés vers lui pour voir s'il est de retour en pleine forme et capable d'absorber une mise en échec.

3. Y a-t-il de la place pour un jeune?

Le défenseur Thomas Chabot... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 6.0

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Le défenseur Thomas Chabot

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Au cours de ses rencontres avec les médias cet été, Guy Boucher a souvent parlé de l'impact que l'arrivée de vétérans comme Chris Kelly et Tom Pyatt pourrait avoir. Son DG Pierre Dorion vient d'offrir une invitation au défenseur Matt Bartkowski, qui est en quête d'un contrat.

Cela fait que les observateurs se demandent si les jeunes espoirs de l'organisation ne seront pas pénalisés dans l'optique où les Sénateurs veulent «gagner maintenant».

Premier choix de l'an dernier, le défenseur Thomas Chabot (notre photo) vise le poste disponible à la ligne bleue, alors qu'on peut douter que le premier choix de cette année, le centre Logan Brown, ait des chances d'amorcer la saison dans la LNH.

Mais la semaine dernière, Boucher s'est dit prêt à ouvrir les portes de son vestiaire à des jeunes joueurs «s'ils sont prêts tout de suite, pas en décembre, on n'est pas une ligue de développement».

4. Lazar au centre ou à l'aile?

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Curtis Lazar

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Premier choix du club en 2013, Lazar était un centre productif chez les juniors ainsi qu'avec Équipe Canada junior, mais à ses deux premières saisons dans la LNH, il a été utilisé à l'aile droite la plupart du temps et sa touche offensive est disparue, lui qui n'a compté que 12 buts en tout, 6 par campagne.

Il pourrait être un candidat au poste à droite de Jean-Gabriel Pageau et Zack Smith sur le troisième trio, mais Boucher pourrait aussi lui donner une chance de s'exprimer au centre sur la quatrième ligne, poste qui devrait cependant être taillé sur mesure pour Chris Kelly.

5. O'Connor ou Driedger?

Matt O'Connor et Chris Driedger... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 10.0

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Matt O'Connor et Chris Driedger

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Ça peut sembler une question qui n'est pas très importante alors que l'ordre est bien établi devant la cage du club de la LNH, avec Craig Anderson comme numéro un et Andrew Hammond comme auxiliaire. Mais Anderson a eu 35 ans en mai dernier et a subi des blessures lors de chacune des cinq dernières saisons, la plupart du temps dans le dernier droit de la saison alors que son équipe avait particulièrement besoin de lui à son meilleur.

Si ça se produit à nouveau, lequel de Matt O'Connor ou Chris Driedger s'amènera en renfort?

Ce dernier a été bien meilleur que le gardien mis sous contrat en grande pompe à sa sortie des rangs universitaires pour être le «gardien d'avenir» du club l'an dernier et il vient de connaître un bon tournoi des recrues à London.

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