Chabot vise un poste à Ottawa

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Après une seule séance d'entraînement, jeudi matin, Thomas Chabot et les autres espoirs des Sénateurs ont pris le chemin de London afin de participer au tournoi des recrues.

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Après un camp de développement « franchement moyen » et alors que le DG Pierre Dorion songe à inviter un vétéran arrière à l'essai au camp d'entraînement, tout indique que Thomas Chabot n'est pas dans les plans des Sénateurs d'Ottawa pour leur poste de septième défenseur qui est disponible.

À 19 ans, le choix de première ronde de l'an dernier bénéficierait probablement plus de jouer régulièrement avec son club junior, les SeaDogs de Saint-Jean, de toute façon.

Mais alors qu'il s'est rapporté jeudi au camp des espoirs, le Québécois qui s'est illustré avec Équipe Canada junior au dernier Championnat mondial ne pense pas de cette façon. Il n'a pas caché qu'il espère commencer la saison dans la LNH, malgré son jeune âge.

« C'est sur que c'est ce que je vise, ça fait longtemps que je veux jouer dans la Ligue nationale, depuis que je suis tout jeune et là j'en ai la chance, je suis de plus en plus proche, a-t-il indiqué avant de prendre le chemin de London avec les autres espoirs de l'équipe pour le tournoi annuel des recrues. Mais mon sort repose sur moi, ça va être de la façon dont je performe en fin de semaine, comment je pratique au camp. Si je fais tout bien, je ne verrais pas pourquoi (il n'aurait pas un poste). »

Chabot affirme qu'il a bien accepté la critique des dirigeants de l'équipe à l'issue du camp de développement de la fin juin/début juillet, alors que le DG adjoint Randy Lee s'était dit déçu de ne pas l'avoir vu dominer parmi ses pairs.

« Quand je l'avais rencontré (à la fin du camp), je lui avais dit que j'aimais mieux qu'il me le dise que j'ai fait quelque chose de mal au lieu de me dire que tout est beau quand ce ne l'est pas. Randy est quelqu'un d'honnête, il aimait mieux me le dire et j'apprécie le fait qu'il me le dise. Je suis retourné à Québec m'entraîner encore plus fort pour revenir en force ici... Ce n'était pas le camp que je voulais avoir. On fait tous des erreurs, l'important c'est d'apprendre de nos erreurs et c'est ce que j'ai fait », a ajouté celui qui a récolté 11 buts et 45 points en 47 parties l'an dernier à Saint-Jean.

Lors des parties de ce soir contre les espoirs des Maple Leafs de Toronto, demain contre ceux Penguins de Pittsburgh et dimanche contre les Canadiens de Montréal, les faits et gestes de Chabot seront donc épiés de particulièrement près par les dirigeants de l'équipe ainsi que par le nouvel entraîneur-chef Guy Boucher. « Tout le monde repart à zéro avec un nouvel entraîneur », notait d'ailleurs Chabot, qui avait joué quelques parties hors-concours aux côtés d'Erik Karlsson au camp de l'an dernier.

Le premier choix de cette année, le centre Logan Brown, part encore plus à zéro alors qu'il en est à son premier camp d'entraînement avec l'organisation, mis à part celui de développement. 

« Je ne sais pas trop à quoi m'attendre au tournoi, on va voir rendu là-bas. Je veux laisser une bonne impression à l'organisation, jouer à ma façon. C'est certain que le calibre va être fort juste en regardant les alignements, il y a plusieurs joueurs de la Ligue américaine, des pros. C'est comme au début du camp principal de la LNH, tout le monde va y aller à fond de train », pense le 11e choix du dernier repêchage, qui devrait retourner à Windsor cette saison à moins d'une énorme surprise.

Paul, capitaine

Un qui sait à quoi s'attendre en fin de semaine est le centre Nick Paul. Il y a pris part l'an dernier alors que le joueur acquis dans l'échange de Jason Spezza amorçait sa première saison chez les professionnels, qu'il a terminée en jouant 24 parties avec les Sénateurs, récoltant deux buts et trois passes. Une expérience qui lui vaudra de porter le « C » de capitaine à London.

« On n'a donné une lettre à cause de mon expérience, donc je dois montrer aux plus jeunes comment être un professionnel, sur la glace comme en dehors », a dit Paul, qui a perdu une dizaine de livres cet été, passant de 234 à 223 livres.

« Je suis arrivé au camp de développement un peu trop volumineux ("bulky"). J'ai modifié mon programme d'entraînement pour arriver à un meilleur poids pour jouer. J'ai fait beaucoup de cardio et d'exercices d'agilité », a ajouté Paul, qui formait un premier trio avec Francis Perron et le joueur invité Stephen Harper.

Un nouveau départ pour O'Connor

Matt OConnor veut rebondir cette année dans la... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Matt OConnor veut rebondir cette année dans la Ligue américaine.

Patrick Woodbury, LeDroit

Matt O'Connor est débarqué au camp des espoirs des Sénateurs avec un nouveau look, ayant rasé la barbe qu'il arborait depuis ses années à Boston University en plus d'avoir les cheveux plus courts.

Le gardien de 24 ans cherche ainsi à marquer que la nouvelle saison qui s'amorce représente un nouveau départ pour lui, après une première saison chez les professionnels plutôt ardue.

«J'essaie de passer pour un espoir plus jeune, a-t-il blagué jeudi après l'entraînement des espoirs au Sensplex. En plus, je voulais avoir l'air plus propre pour le nouveau personnel d'entraîneurs, on a de nouveaux visages dans la Ligue américaine (Kurt Kleinendorst) et ici à Ottawa (Guy Boucher), donc je voulais avoir l'air le plus professionnel possible pour faire une bonne première impression», a-t-il ajouté.

Convoité par plusieurs équipes à sa sortie des rangs universitaires, où il avait aidé son équipe à atteindre la finale de la NCAA avant de s'incliner sur un très mauvais but de sa part, O'Connor avait choisi de signer un contrat avec les Sénateurs en partie parce qu'il avait établi une bonne relation avec leur entraîneur des gardiens Rick Wamsley. Ce dernier a cependant été remercié de ses services le printemps dernier en même temps que l'entraîneur-chef Dave Cameron, étant remplacé par Pierre Groulx.

Quand le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk a émis son fameux commentaire à l'effet que Cameron avait gaffé en utilisant O'Connor lors du match inaugural à domicile l'an dernier, alors qu'Andrew Hammond soignait une blessure et que Craig Anderson avait joué la veille, c'est d'ailleurs pour Wamsley que le gardien originaire de Toronto a eu une pensée.

« C'était (le commentaire) dirigé vers le personnel d'entraîneurs et je me sentais vraiment mal pour coach Wamsley. Il travaillait tellement fort, il a été dans ce sport depuis longtemps. C'était difficile pour moi aussi, évidemment, mais je ne veux pas trop en parler. J'étais à Binghamton et j'ai demandé à mon agent : "Est-ce que j'ai encore un emploi ?" Il a répondu oui, donc j'ai continué à venir au bureau pour travailler le plus fort possible », a-t-il relaté, notant qu'il a déjà établi un bon rapport avec Groulx.

Avec un club qui a raté les séries à Binghamton, O'Connor a partagé le travail avec Chris Driedger, qui a présenté des statistiques plus intéressantes à la fin de l'année (fiche de 18-15-4, moyenne de 2,83 contre 10-20-3 et 3,31 pour O'Connor). «Je préfère ne plus trop penser à l'an dernier, il faut regarder vers l'avant. Je ne sais pas ce qui va arriver dans le futur, mais je sais que je suis un meilleur gardien maintenant. J'avais connu un bon camp l'an dernier, donc mathématiquement, je devrais en connaître un autre. Comme gardien, tu dois toujours vivre dans le moment, ça ne sert à rien d'essayer de deviner comment les choses vont aller. Je vais y aller au jour le jour», a-t-il souligné.

O'Connor, qui écoule la deuxième et dernière année de son contrat, et Driedger vont se partager le match de ce soir contre les Maple Leafs, puis ils obtiendront ensuite chacun un départ lors des deux autres matches du tournoi.

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