Guy Boucher place ses pions

Alors que son entraîneur Guy Boucher (notre photo)... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Alors que son entraîneur Guy Boucher (notre photo) se gardait une petite gêne, Derick Brassard a laissé entendre qu'il se retrouvera entre Clarke MacArthur et Bobby Ryan lors des premiers entraînements.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Leur camp d'entraînement ne commence que dans une dizaine de jours, mais ça sentait quand même le hockey pour les Sénateurs d'Ottawa lundi alors que tous les joueurs et entraîneurs de l'édition 2016-2017, sauf le capitaine Erik Karlsson qui est occupé par la Coupe du monde, étaient rassemblés au club Royal Ottawa pour le tournoi de golf annuel de l'équipe.

La grosse acquisition de l'été du directeur général Pierre Dorion, Derick Brassard, a ainsi pu faire sa première apparition publique dans son patelin de Gatineau en tant que membre de sa nouvelle équipe, et il en a profité pour vendre la mèche quant à l'identité de ses ailiers pour amorcer le camp, le 22 septembre.

Alors que son entraîneur Guy Boucher se gardait une petite gêne, l'ancien des Rangers de New York acquis contre Mika Zibanejad en juillet a laissé entendre qu'il se retrouvera entre Clarke MacArthur, à gauche, et Bobby Ryan, à droite, lors des premiers entraînements. Ce qui voudrait dire que Kyle Turris devrait donc être au centre de Mike Hoffman et Mark Stone sur des trios «1A et 1B».

«Je ne sais pas si je devrais le dire, mais c'est un peu clair que ça va probablement être avec Bobby et Clarke, a indiqué Brassard. Je ne veux pas mettre de pression sur personne, il va falloir qu'on soit bon comme n'importe quelle bonne ligne offensive dans la ligue. Ce que j'aime, c'est qu'on a un peu de tout. Bobby patine bien pour un grand gars et quand tu lui donnes la rondelle dans son range, c'est rare qu'il va manquer. Clarke travaille fort, il a le nez partout, il est capable de faire un peu de tout. Et avec Clarke qui revient d'une blessure et moi qui suis un nouveau dans l'équipe, on a des choses à prouver. On a tous les trois des choses à prouver.»

En allant chercher l'auteur de 27 buts et 58 points la saison dernière, Dorion a répondu à une demande de l'entraîneur qu'il a embauché au printemps pour succéder à Dave Cameron.

«On s'était assis en tant que personnel pour évaluer notre personnel, identifier nos lacunes. Et ensuite, avec un portrait global, on pouvait par la suite remplir les trous, ce qui n'arrive pas souvent cependant. J'ai fait plusieurs équipes et quand tu as une liste d'épicerie, c'est beau, mais quand tu arrives à l'épicerie, tu ne trouves pas nécessairement toujours ce que tu veux. Je me sens très choyé parce que comme entraîneur, ce que j'avais demandé, mon gérant a été capable de me le livrer. Très excité de voir à quel point nous avons été capables d'améliorer notre équipe au courant de l'été», a souligné Boucher, qui a loué Dorion également pour l'acquisition du vétéran Chris Kelly sur le marché des joueurs autonomes.

«On avait besoin d'un centre gaucher sur nos deux premières lignes, capable de jouer sur le jeu de puissance pour connecter avec Erik Karlson. On a ça avec Derick, qui est aussi excellent en défensive, c'est un joueur très complet. J'avais une bonne relation dans le junior en plus. On retrouve ça, donc je le connais déjà... Et en ajoutant Chris Kelly, ça vient améliorer notre désavantage numérique, qui devait être amélioré, tout comme notre avantage numérique», a ajouté le volubile pilote québécois.

Brassard a bien hâte de voir comment il va cadrer dans ce jeu de puissance où Boucher tenait à avoir un passeur gaucher pour refiler à Karlsson à la pointe.

«Quand tu vas jouer avec le meilleur défenseur offensif de la ligue, ça te rend excité de commencer. Guy a l'air d'avoir un plan, les unités spéciales, ça te fait gagner des matches. Le jeu de puissance n'a pas marché trop bien l'an passé, mais c'est quelque chose qu'on va adresser dès le départ, qu'on va sûrement pratiquer souvent. On a tous les atouts pour que ça marche, ça prend deux unités et on a 10 gars qui ont l'habileté pour que ça fonctionne, des gars qui lancent de la gauche et de la droite. Il n'y a aucune raison pour que ça ne marche pas. J'ai de grosses attentes pour cette équipe», affirme-t-il.

Heureux qu'il était à New York, Derick Brassard se dit complètement remis du choc initial, deux mois après son échange. «J'ai toujours voulu jouer pour les Sens en grandissant, mais même quand j'ai fermé mon appartement à New York et que j'ai préparé mes choses pour m'en venir ici, on dirait que je ne le réalisais pas encore. Depuis deux semaines que je suis ici et que je patine avec les gars, que j'embarque dans la routine d'aller à l'aréna, ça a kické in. J'ai juste hâte que ça commence et de jouer mon premier match», a-t-il ajouté.

Le premier match hors-concours du camp des Sénateurs sera à Halifax le lundi 26 septembre contre les Maple Leafs de Toronto.

Karlsson, le seul absent

Erik Karlsson... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 5.0

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Erik Karlsson

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Il n'y aura qu'un absent au premier camp d'entraînement de Guy Boucher à la barre des Sénateurs, mais il sera de taille, Erik Karlsson prenant part à la Coupe du monde de hockey avec Équipe Suède.

Alors que son patron Pierre Dorion a blagué lundi qu'il va faire une prière chaque soir pour que le capitaine de son club ne se blesse pas pendant le tournoi qui débute en fin de semaine à Toronto, le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs préfère regarder les choses d'un oeil positif.

«Il y a des gens qui vont dire, quand tu as des joueurs qui participent à un tel tournoi, il y a des possibilités de blessure. Mais il y a par contre aussi la possibilité que ton joueur revienne sans blessure et qu'il soit en forme, déjà prêt à performer. Ça va être le cas pour des clubs comme Pittsburgh, qui ont plusieurs joueurs à la Coupe du monde. Moi, j'aime mieux voir ça comme un avantage dans les deux sens. L'équipe doit se débrouiller sans Erik, ça donne la chance à d'autres joueurs de se faire valoir, sur l'avantage numérique notamment. D'autres joueurs vont prendre du leadership, tandis qu'Erik va apprendre d'une expérience exceptionnelle, de laquelle il peut tirer beaucoup de positif et nous ramener ça ensuite», estime-t-il.

Les champions en titre de la coupe Stanley ont six représentants sur les différentes équipes de la Coupe du monde, ce qui est loin du sommet de 12 pour le Lightning de Tampa Bay, l'ancien club de Boucher. Les Sénateurs sont l'un de trois clubs (le New Jersey et la Caroline sont les autres) à n'avoir qu'un représentant.

Pour un entraîneur qui débarque derrière le banc pour la première fois, c'est probablement mieux ainsi. «Je vais être franc, c'est bon parce que c'est nouveau. À Boston, ce n'est pas pareil, ça fait des annèes que c'est le même entraîneur (Claude Julien), le même genre de système. S'il fait des changements, ce ne sera pas le coeur de ce qu'il fait. Nous, il faut implanter le coeur de ce qu'on va faire, ça prend du temps, je veux commencer vite. Les trois premiers jours, on ne commence pas juste avec des joueurs qui patinent sur la glace, on va tout de suite implanter nos systèmes, y aller avec nos exigences, trouver des lignes et des paires de défenseurs, voir ce qu'on va faire avec l'avantage numérique», dit-il.

Au-delà de l'implantation de nouveaux systèmes de jeu, Boucher croit aux chances des Sénateurs de «gagner maintenant», mandat qui lui a été donné par Dorion, en raison d'une amélioration du personnel de l'équipe, avec les acquisitions de Derick Brassard et Chris Kelly, en plus des retours en santé de Clarke MacArthur et Kyle Turris.

«Kelly, un spécialiste du désavantage numérique, améliore les intangibles de notre équipe. Même un gars comme Tom Pyatt qu'on a signé était sur le premier désavantage numérique à Montréal. On s'est amélioré au niveau personnel, pas juste parce qu'on va faire d'autres sortes de systèmes et que les systèmes vont tout régler», a noté Boucher, qui piaffe d'impatience que le camp débute au Centre Canadian Tire, jeudi de la semaine prochaine.

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