Un été de changements pour Bobby Ryan

De retour à Ottawa, Bobby Ryan a pu... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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De retour à Ottawa, Bobby Ryan a pu rencontrer Guy Boucher, le nouvel entraîneur des Sénateurs, et discuter de son rôle cette saison.

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Après un été chargé d'émotions où il est devenu père peu avant de perdre sa mère à un virulent cancer, Bobby Ryan ne sera pas fâché de reprendre le boulot, même s'il devra s'adapter à un nouvel entraîneur en Guy Boucher et un nouveau centre en Derick Brassard.

L'attaquant le mieux payé des Sénateurs d'Ottawa est rentré dans la capitale en début de semaine - après un périple de trois jours et 3500 km en véhicule récréatif à partir de sa résidence estivale de l'Idaho - afin justement d'amorcer plus tôt le travail de préparation à la prochaine campagne.

Il était sur la glace du Sensplex jeudi pour une séance informelle avec plusieurs de ses coéquipiers ainsi que d'autres professionnels habitant dans la région et il a ainsi pu commencer à se familiariser avec la façon de faire de Brassard, le centre gatinois acquis en juillet contre Mika Zibanejad, le centre droitier avec qui il a passé le plus de temps lors des dernières saisons.

S'il ne souhaite que du succès à Zibanejad avec les Rangers de New York, l'ailier droit voit d'un bon oeil l'arrivée dans le portrait d'un pivot gaucher.

«Je pense que ça va être positif, a-t-il confié au Droit en quittant la patinoire. Mika était un joueur dont le jeu était encore en pleine croissance, on ne saura donc que dans quelques années si on a gagné ou perdu cet échange, surtout avec Mika qui est si jeune. Mais on s'est amélioré à court terme en faisant l'acquisition d'un gars qui s'est rendu en finale de la Coupe Stanley et qui a été un catalyseur en attaque depuis quelques années à New York. Il a prouvé qu'il est capable de tirer son épingle du jeu. Si c'est moi qui joue à ses côtés, et il semble que ce sera le cas pour commencer, je suis excité parce qu'il crée beaucoup d'espace sur la glace avec sa vitesse.»

Le premier contact avec Brassard s'est bien passé cette semaine, les deux joueurs se retrouvant assez facilement lorsqu'ils jouaient ensemble lors de séances de jeu simulé, ou encore sur des descentes à deux contre un.

«On cherche à s'habituer à nos façons de jouer, mais il faut le prendre avec un grain de sel. Au hockey estival, tu penses que tu vas compter 70 buts chaque année, mais quand le jeu se resserre, c'est une autre paire de manches. J'ai hâte d'arriver au camp et j'espère qu'on va avoir un trio stable dès le départ pour obtenir de bonnes répétitions. On verra qui sera de l'autre côté, que ce soit Clarkie (Clarke MacArthur) ou Hoff (Mike Hoffman), ils vont avoir leurs chances aussi parce que Derick est si rapide», notait Ryan, qui changera son numéro du 6 au 9 cette saison, ayant attendu un an avant de prendre l'ancien numéro de Milan Michalek.

Une des premières choses que l'Américain de 29 ans a faites en arrivant à Ottawa a été de s'asseoir avec Boucher, qui prendra la relève de Dave Cameron derrière le banc.

Encore là, la première impression a été positive.

«J'ai eu une excellente conversation avec lui quand je suis revenu, il avait du temps à tuer. On s'est entendu sur bien des choses et je pense que la plupart des gars vont être apprécier son approche. Il dirige des individus et il se préoccupe du bien-être de chacun. Ça va être gros pour nous, l'équipe est tellement jeune encore que vous avez besoin de cette connexion. Il est un fin psychologue, très intelligent», souligne-t-il.

En deuil

Bobby Ryan aura probablement besoin des talents de psychologue de son nouveau patron alors qu'il doit toujours vivre son deuil de sa mère Melody, emportée en juillet par un cancer du foie découvert 12 jours avant son décès.

Ryan lui a livré un vibrant hommage en écrivant un article publié dans The Player's Tribune, revenant sur les événements de sa jeunesse où son père Bob Stevenson s'est retrouvé en prison pour avoir agressé sa conjointe, après une cavale de quelques années avec toute la famille qui l'a suivi de Philadelphie à la Californie en prenant le nom de famille Ryan (choisi après le visionnement du film Saving Private Ryan).

«Cet été s'est avéré une montagne russe d'émotions. Tu as un bébé qui arrive (une fille prénommée Riley), puis tu te fais lancer une courbe comme ça. Tu essaies de passer au travers, être là le plus possible. La bonne chose est que le bébé a été le meilleur remède pour tout le monde. Au moins, ma mère a pu la rencontrer et la tenir dans ses bras. Ce n'est pas facile à vivre pour mon père non plus, il garde beaucoup de choses en dedans. Tout ça va être dans le derrière de ma tête pour un bout de temps, j'imagine», pense l'auteur de 22 buts et 56 points la saison dernière.

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