Le numéro d'Alfredsson sera retiré

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Le chandail d'Alfredsson sera hissé au plafond du Centre Canadian Tire le 29 décembre prochain.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Daniel Alfredsson a maintenant quatre mois pour se faire à l'idée. Ses nouveaux collègues «de bureau» lui ont fait l'annonce en primeur. On a décidé de retirer officiellement son numéro 11 de la circulation. Plus personne ne pourra jamais le porter chez les Sénateurs d'Ottawa.

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Alfredsson a profité de la conférence de presse de mardi après-midi, au Centre Canadian Tire, pour communiquer une autre nouvelle d'importance: sa famille a officiellement emménagé dans sa nouvelle résidence à Ottawa, pour de bon cette fois.

Etienne Ranger, LeDroit

On lui a dit qu'on lui organiserait une grande fête pour souligner tout ça et pour hisser une bannière au plafond du Centre Canadian Tire durant la saison 2016-2017.

Sa première réaction? «J'ai été très flatté.»

Sa deuxième, après un moment de réflexion? «Je me suis demandé si je méritais vraiment cet honneur.»

Un comité réunissant des gens influents de la région d'Ottawa-Gatineau a été formé spécialement pour trouver des façons d'honorer les joueurs qui ont porté l'uniforme des Sénateurs durant le dernier quart de siècle.

L'ancien directeur général Bryan Murray en fait partie. «Franchement, la première décision du comité n'a pas été trop difficile à prendre», indique l'homme de Shawville.

Alfredsson, jeune retraité du hockey, détient à peu près tous les records individuels les plus importants de la jeune franchise.

Il est le meilleur buteur, le meilleur passeur, le meilleur pointeur. Il a porté le «C» du capitaine sur son chandail pendant 13 saisons, entre 1999 et 2013. Il a presque toujours été le visage des Sénateurs.

«Dans les 50 prochaines années, nous allons voir défiler plusieurs autres grands capitaines, plusieurs autres grands joueurs. Daniel sera toujours le point de comparaison. Ceux qui voudront être reconnus comme des individus d'exception devront trouver des moyens de faire mieux que lui», lance le propriétaire de l'équipe, l'homme d'affaires Eugene Melnyk.

«Il a été un grand leader. Il est de loin la meilleure personne pour représenter l'organisation des Sénateurs», ajoute-t-il.

Malgré tout, Alfredsson a du mal à se faire à l'idée.

La date de la cérémonie a été choisie. Ça se passera le jeudi 29 décembre prochain, en soirée, juste avant un match contre les Red Wings de Détroit.

La veille, une soirée de gala sera organisée en son honneur sur la rive québécoise, au Musée canadien de l'histoire.

«Je trouve que le moment est bien choisi. Je devine que plusieurs membres de ma famille quitteront la Suède pour venir passer le temps des Fêtes parmi nous. Ils pourront passer quelques jours de plus en ville pour prendre part à cette célébration.»

Alfredsson a profité de la conférence de presse de mardi après-midi, au Centre Canadian Tire, pour communiquer une autre nouvelle d'importance. Sa famille a officiellement emménagé dans sa nouvelle résidence à Ottawa. Elle s'est installée pour de bon, dans le but d'y rester.

Dans ses fonctions de conseiller principal des opérations hockey à Kanata, cet automne, il aura le temps de se préparer au retrait de son chandail.

«En réalité, je ne comprends pas encore complètement tout ce que cela représente», avoue-t-il.

«J'ai eu le privilège d'assister à la cérémonie du retrait de chandail de Nicklas Lidstrom à Détroit. Je crois bien avoir vu deux autres joueurs recevoir cet honneur lors de visites des Sénateurs à Montréal. C'était Ken Dryden et Larry Robinson, si je me souviens bien. Je suivais ces cérémonies depuis le banc des joueurs et c'était très bien. Mais les perspectives changent quand on accroche ses patins.»

«J'ai un peu du mal à me faire à l'idée que tout ça va m'arriver parce que le hockey est un sport d'équipe. J'ai eu le privilège de jouer longtemps. Dans l'ensemble, j'ai su éviter les gros problèmes de santé. J'ai côtoyé des tas de joueurs de qualité. Cet honneur individuel, je le dois un peu à mes coéquipiers.»

«Le 29 décembre sera une journée spéciale, très émotive pour moi. Je n'ai jamais eu peur de pleurer. S'il faut que ça m'arrive, ça m'arrivera. C'est cool

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