La famille Brassard a aussi été surprise

Comme la famille Pageau, les Brassard n'auront seulement... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Comme la famille Pageau, les Brassard n'auront seulement qu'à se rendre à Kanata pour voir leur hockeyeur favori en action.

Patrick Woodbury, LeDroit

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À travers Allan Walsh, l'agent de leur fils Derick, Pierre et Suzanne Brassard savaient que les Rangers de New York et les Sénateurs d'Ottawa tenaient des pourparlers d'échange impliquant leur rejeton depuis le repêchage de Buffalo.

Malgré tout, ils ont ressenti un certain choc en apprenant que la transaction avait finalement été consommée lundi et que leur garçon poursuivra sa carrière tout près de son patelin et qu'il pourra utiliser sa résidence estivale située tout près de Manotick.

Ils étaient en direction de New York pour des vacances déjà prévues quand LeDroit a rejoint le paternel du nouveau centre des Sénateurs.

«Ça reste un peu un choc. La première fois qu'il a été échangé, par Columbus, on était content, on avait hâte qu'il sorte de là. Mais là, lui il était très bien à New York, il aimait beaucoup la ville et ses coéquipiers. Ça allait pourtant bien là-bas et tu te demandes: "Pourquoi?" Mais c'est le hockey et après tout ça, il est bien content de s'en venir ici. Et nous aussi d'ailleurs», a-t-il confié.

La présence d'un second Gatinois dans l'alignement des Sénateurs - avec Jean-Gabriel Pageau - assure la vente de plusieurs billets supplémentaires aux parties locales, Pierre Brassard étant issu d'une grande famille comptant quatre autres frères et trois soeurs. La grand-mère de Derick et veuve de feu Royal Brassard compte «16 ou 17 petits enfants», note Pierre.

Celui-ci jouait une ronde de golf au Tecumseh quand son épouse l'a appelé pour lui communiquer la nouvelle qui venait de sortir. 

«J'avais planifié une ronde avec deux de mes frères et mon neveu et comme le hasard fait drôlement les choses, on est parti jouer juste avant Jean Pageau (père de Jean-Gabriel). Mes frères le connaissent, donc on a jasé un peu avant la ronde. Quand on a fini de jouer, ma femme m'a appelé pour dire: "Derick vient d'être échangé, Derick vient d'être échangé!" Mes frères n'en revenaient pas et ils ont déjà commencé à jaser de se partager un billet de saison. C'est certain que ça va apporter un petit peu plus de monde. Sur Facebook, tout le monde que je connais m'en parle et j'ai une douzaine de demandes d'amitié de partisans des Sénateurs que je connais. Tout ça fait que j'ai bien hâte à la première partie», relate-t-il.

Comme Derick a joué son hockey junior à Drummondville avant d'évoluer à Columbus et New York dans la LNH, ses parents ont bien hâte de vivre des saisons où ils n'auront pas à aller plus loin que Kanata pour voir leur progéniture à l'oeuvre.

«J'ai toujours été un peu jaloux de Jean Pageau, qui a vu son gars jouer son hockey junior à Hull. Il arrive dans le pro et il joue à Ottawa. Là, ça va être mon tour d'avoir le feeling de le voir jouer 41 matches à la maison, ça va être spécial», lance-t-il.

Ancien joueur des Royals de Cornwall qui avait été repêché en sixième ronde par le Canadien de Montréal en 1976, Pierre Brassard est pas mal convaincu que le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs Guy Boucher a eu un gros mot à dire dans la transaction. 

«Il l'avait énormément apprécié (à sa seule saison sous ses ordres, en 2006-2007 à Drummondville). Il avait tellement aimé son expérience. Ce n'est pas pour critiquer les autres entraîneurs, mais il n'y en a pas beaucoup qui ont diplôme en psychologie dans leur poche. La façon de parler, l'approche, comment comprendre un joueur, c'est différent des autres... Des gens des Rangers m'ont dit qu'il (Boucher) tenait vraiment à l'avoir, donc c'est bon d'entendre que tu es voulu par un club comme ça. Mais ça reste qu'il a une petite nostalgie de quitter New York, où son talent a vraiment ressorti», souligne son père.

En contrepartie, il sera intéressant de connaître éventuellement les états d'âme de l'entraîneur des Rangers Alain Vigneault, un ancien voisin des Brassard. Celui-ci est présentement en croisière en Europe mais avant de partir en vacances, il avait déclaré qu'il «n'y avait pas d'intouchables» chez les Blueshirts alors que des changements s'imposaient au sein du noyau du club, «des bons gars qui en donnent beaucoup aux Rangers sauf que nous n'avons pas gagné nos dernières séries».

Derick Brassard portera le 19

Brassard endossera le numéro 19, longtemps porté par... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Brassard endossera le numéro 19, longtemps porté par Jason Spezza.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Comme le numéro qu'il portait à New York (16) est porté par Clarke MacArthur à Ottawa, et que celui avec les chiffres inversés (61) appartient à Mark Stone, Derick Brassard a dû se résigner à choisir un nouveau numéro pour son séjour avec les Sénateurs.

Sa décision est tombée vers midi mardi: il endossera le numéro 19 popularisé auparavant par Alexeï Yashin et Jason Spezza (Peter Schastliivy l'a aussi porté entre les deux).

«J'ai porté le 19 aux derniers Championnats du monde, a confié Brassard au Droit dans un échange de textos. Le 16 et le 61 n'étaient pas disponibles, et je ne voulais pas prendre un gros numéro.»

Brassard, en passant, a l'intention de poursuivre son entraînement estival dans la région du Connecticut.

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