Chris Kelly rentre «à la maison»

Échangé aux Bruins, Chris Kelly a joué à... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Échangé aux Bruins, Chris Kelly a joué à Boston entre 2011 et 2016.

Etienne Ranger, LeDroit

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Chris Kelly a passé toute sa jeunesse dans la région de Toronto, mais ça fait un bail qu'il ne se considère plus nécessairement chez lui dans la Ville-Reine.

Quand il a paraphé son tout nouveau contrat au Centre Canadian Tire, jeudi après-midi, il a fait savoir que son coeur n'avait jamais quitté Ottawa. « Toute ma famille a l'impression de rentrer à la maison », a-t-il claironné.

Kelly était l'attaquant le plus constant et le plus fiable de son équipe lors de son premier séjour chez les Sénateurs, entre 2005 et 2011.

Son deuxième devrait être un peu moins long. À 35 ans, il devra se contenter d'un pacte d'une seule saison. Il subira une importante diminution salariale. Le directeur général Pierre Dorion a pu l'avoir à rabais. Il touchera tout juste 900 000 $ US en 2016-17.

Il faut dire que Kelly devra faire ses preuves très tôt. Il a disputé seulement 11 parties la saison dernière. Une fracture du fémur gauche l'a contraint à passer l'hiver au grand complet sur la touche.

« Ce n'est certainement pas la façon dont je voulais que mon passage chez les Bruins de Boston se termine. Ça n'a pas toujours été rose. J'ai parfois cru que ça y était, que ma carrière était terminée. Mais bon. Je suis deux ceux qui croient que rien n'arrive pour rien », dit-il.

Il a recommencé à patiner au début du mois de mars.

Avant de lui consentir un contrat, les dirigeants des Sénateurs l'ont invité à passer une « grosse journée » à Kanata. Lundi, Kelly a d'abord passé des tests en gymnase avec le préparateur physique Chris Schwarz. Il a ensuite rencontré les médecins de l'équipe. On lui avait gardé le pire pour la fin. Dorion, son adjoint Randy Lee, l'entraîneur-chef Guy Boucher et le conseiller spécial Daniel Alfredsson l'ont observé de près dans une séance de patinage.

« Au terme de cette journée, je n'ai plus de craintes. Chris sera capable de nous aider », assure Dorion.

« Ce ne sera peut-être pas l'embauche la plus spectaculaire de l'été, mais ça pourrait facilement être une des embauches les plus intelligentes de l'été », complète-t-il.

Kelly n'aura qu'à patienter jusqu'en septembre. Les premiers matches préparatoires nous en diront davantage sur sa capacité à rivaliser avec des adversaires au plus haut niveau.

« Pas besoin d'attendre aussi longtemps ! Je vais disputer quelques matches amicaux contre Neiler, cet été. Il va bien s'occuper de moi », lance le vétéran.

C'était un jab à l'endroit d'un ancien coéquipier. Chris Neil est reconnu pour son intensité... 12 mois par année. Les pauvres qui doivent patiner avec lui durant l'été s'en plaignent périodiquement.

Désavantage numérique

Le directeur général franco-ontarien avait laissé entendre, ce printemps, qu'il pourrait embaucher un attaquant d'expérience capable d'aider son troisième trio.

« Chris pourra jouer de grosses minutes pour nous. Des minutes cruciales. D'abord, il a toujours été reconnu comme un spécialiste des infériorités numériques. C'est une phase du jeu où nous devons à tout prix nous améliorer », rappelle-t-il.

« Il a surtout vécu à peu près tout ce qu'un joueur de la LNH peut vivre. C'est un gagnant. Nous avons besoin d'un gars qui veut gagner maintenant. Nous ne voulons surtout pas attendre deux, trois quatre ou cinq ans pour connaître du succès. »

Kelly retrouvera son bon vieux numéro 22 à Ottawa.

L'appel au calme de Dorion

« J'ai parfois l'impression qu'un sentiment de panique se propage. Je ne comprends pas pourquoi », a déclaré Pierre Dorion, jeudi, au sujet des négociations avec Mike Hoffman.

Le directeur général n'était pas surpris, en début de semaine, de voir son talentueux ailier gauche se prévaloir de son droit d'aller en arbitrage salarial. « Nous nous y attendions. Nous allons quand même prendre le temps de nous asseoir avec ses agents pour négocier, probablement la semaine prochaine. Nous avons amplement le temps de négocier. L'arbitrage, ce n'est pas pour demain », souligne-t-il.

« Nous n'avons jamais perdu un joueur autonome que nous voulions retenir. Je ne crois pas que nous sommes sur le point de perdre un joueur de la trempe de Mike », a-t-il poursuivi.

Les Sénateurs ont quand même laissé filer certains joueurs au fil des ans. Daniel Alfredsson, par exemple, a quitté pour Détroit en 2013.

Dorion préfère se souvenir de ses succès, un an plus tard. Il a réussi à s'entendre successivement avec Craig Anderson, Clarke MacArthur, Marc Méthot et Bobby Ryan. Cette année-là, les Sénateurs ont pu échanger Jason Spezza avant qu'il n'accède à l'autonomie complète.

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