Cameron se trouve du boulot en Alberta

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Chez les Flames de Calgary, Dave Cameron, qui a dirigé les Sénateurs de décembre 2014 à avril 2016, s'occupera entre autres d'étudier les adversaires.

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Dave Cameron avait les moyens de prendre son temps. Il restait une grosse année à écouler au contrat qui le liait aux Sénateurs d'Ottawa. Il aurait pu continuer d'encaisser ses chèques de paie, tranquille, en attendant qu'un poste d'entraîneur-chef se libère.

Il a plutôt choisi de se rouler les manches et de se remettre au travail très rapidement. Mercredi, il a décidé de relever son prochain défi à titre d'entraîneur-adjoint chez les Flames de Calgary.

L'homme de l'Île-du-Prince-Édouard n'aura donc pas chômé bien longtemps. Moins de trois mois après avoir été congédié par Pierre Dorion, le voilà de retour dans la LNH.

« J'aurais pu me permettre attendre, c'est vrai. Sauf qu'en fin de compte, je suis un coach. Je voulais coacher », a-t-il indiqué, tard mercredi soir, lorsqu'il a décidé de rappeler LeDroit.

« Cette année qui restait à écouler à mon contrat, c'était un beau coussin de sécurité si je n'avais pas réussi à me replacer. Mais je vous répète que je suis un coach. Quand l'opportunité se présente, le coach doit la saisir. Dans mon métier, il n'y a jamais de garanties. »

Pas vers l'arrière, mais...

Cameron a réalisé un rêve, en décembre 2014, quand on lui a demandé de succéder à Paul MacLean à Ottawa. Il rêvait depuis près de 25 ans d'occuper un poste d'entraîneur-chef dans la LNH.

En se contentant d'un rôle d'adjoint maintenant, il fait un pas vers l'arrière.

« Je ne change pas. Je continue de viser un poste d'entraîneur-chef. Il faut cependant envisager les choses de façon réaliste. Très peu de postes sont disponibles. Ma priorité, c'était de continuer à travailler dans la LNH. Pour continuer à travailler dans la meilleure ligue au monde, je dois redevenir adjoint. C'est un bien petit prix à payer. »

Cameron ne connaît pas beaucoup le nouvel entraîneur-chef des Flames, Glen Gulutzan. Les deux hommes ont cependant un ami commun : Willie Desjardins. Dans les dernières semaines, l'entraîneur-chef des Canucks de Vancouver a joué les entremetteurs.

Cameron a également eu la chance de travailler avec le directeur général de Calgary, Brad Treliving, ce printemps. Les deux hommes faisaient partie de la délégation canadienne qui a remporté la médaille d'or au Championnat mondial de hockey, en Russie.

« Nous n'avons pas eu le temps de discuter de nos philosophies profondes, mais en passant trois semaines ensemble, en Europe, nous avons certainement appris à nous connaître. »

Cameron passe quelques jours en Alberta. Le camp de perfectionnement des espoirs des Flames bat son plein.

Il rentrera ensuite sur son île, dans les provinces de l'Atlantique, pour profiter de ses dernières semaines de vacances tout en préparant la prochaine saison.

À Calgary, il sera entre autres responsable d'étudier les tendances des prochains adversaires. En compagnie d'un autre adjoint, le Québécois Martin Gélinas, il s'occupera de l'attaque massive.

Cameron est convaincu que sa récente expérience d'entraîneur-chef pourra lui être utile.

« Je crois que Glen voulait s'assurer de compter sur un ancien entraîneur-chef au sein de son équipe. Un des nombreux défis, quand on travaille au Canada, consiste à gérer les médias. Un entraîneur qui doit parler aux journalistes chaque jour doit s'entourer de gens qui peuvent l'appuyer. »

Cameron et les Flames affronteront les Sénateurs pour la première fois le vendredi 28 octobre prochain, au Saddledome.

Claesson signe un contrat d'un an avec les Sénateurs

Dave Cameron avait les moyens de prendre... (Etienne Ranger, archives LeDroit) - image 3.0

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Etienne Ranger, archives LeDroit

Il faut reconnaître que Fredrik Claesson est un homme persévérant. À sa place, d'autres plusieurs auraient lancé la serviette.

Le défenseur suédois de 23 ans aurait sans doute pu rentrer chez lui, où il gagnerait bien sa vie en tant que vedette dans la Svenska Hockeyligan. Il choisit néanmoins de s'accrocher à son rêve d'évoluer dans la Ligue nationale.

Claesson a paraphé mercredi un nouveau contrat d'un an au sein de l'organisation des Sénateurs d'Ottawa. Il n'a toujours pas de garanties. Il s'agit d'un pacte à deux volets.

Il touchera 700 000 $US s'il évolue dans la LNH. On lui versera un septième de cette somme s'il passe une autre année dans les mineures.

Claesson a été un choix de cinquième ronde des Sénateurs, en 2011. Dès le premier jour, il a juré que son objectif était de faire carrière en Amérique du nord.

Un an plus tard, il débarquait à Binghamton.

Il a passé trois saisons complètes à manger son pain noir dans la Ligue américaine. L'hiver dernier, dans l'an quatre de son aventure, il a enfin été rappelé par le grand club. En 16 parties dans la LNH, il a récolté deux mentions d'aide. Souvent jumelé à son compatriote Erik Karlsson, il a conservé un différentiel de moins six.

Jusqu'à preuve du contraire, le poste de défenseur numéro sept demeure disponible en prévision de la prochaine saison à Ottawa.

Claesson ne sera pas le seul vétéran des ligues mineures à tenter de le décrocher. Ben Harpur, Michael Kostka, Parick Sieloff seront en compétition avec lui au prochain camp.

Les recrues Andreas Englund et Macoy Erkamps devraient, en principe, entreprendre la saison à Binghamton.

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