Un camp «franchement moyen» pour Chabot

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Il y a une place pour le défenseur Thomas Chabot chez les Sénateurs d'Ottawa, mais il devra la mériter.

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Personne n'a oublié ce qui s'est passé l'an dernier. Thomas Chabot, frêle défenseur beauceron, avait l'air un peu intimidé lorsqu'il s'est présenté à Ottawa pour son premier camp d'entraînement dans la LNH. Il lui a fallu moins d'une semaine pour gagner le coeur des dirigeants des Sénateurs.

La lune de miel est déjà terminée.

Les dirigeants aiment toujours autant Chabot. Ils sont convaincus qu'il possède tous les outils pour devenir un joueur d'impact au plus haut niveau.

Ils aimeraient cependant qu'il les utilise davantage.

À la conclusion du camp de perfectionnement estival, lundi, on a demandé au directeur général associé Randy Lee d'évaluer le travail de certains joueurs. Quand est venu le temps de parler du premier choix de 2015, il n'a pu mentir.

« Son camp a été franchement moyen », a-t-il répondu.

« L'intensité n'était pas toujours au rendez-vous. Je m'attendais à ce que Thomas domine la compétition. Il aurait dû sauter sur l'occasion. Il devrait jeter un coup d'oeil à notre alignement et comprendre que nous avons seulement six défenseurs de la LNH sous contrat. »

Guy Boucher et ses adjoints voudront probablement garder sept défenseurs avec eux en début de saison. Lee sous-entend que Chabot pourrait facilement se battre pour un poste... à condition d'être bien préparé.

« Nous avons de nouveaux entraîneurs dans la LNH et nous avons un nouvel entraîneur-chef dans la Ligue américaine. Thomas n'est pas différent des autres. Il doit trouver un moyen de faire bonne impression », tranche Lee.

Selon les premières observations, Chabot a bien entendu le message. Il semblait un brin secoué quand il s'est présenté devant les journalistes, juste avant de quitter le Sensplex.

« J'ai fait ce qu'on m'a demandé. Comme je suis un choix de première ronde, j'imagine qu'ils veulent que j'en donne un peu plus, a-t-il commencé. Je devrai travailler encore plus fort cet été. »

Des fleurs

Lee n'a pas l'habitude de trop souvent critiquer les espoirs des Sénateurs. Il préfère de loin vanter ceux qui font de bons coups.

Lundi, il avait par exemple de belles choses à dire à propos d'un duo d'attaquants québécois.

« Nous avons remarqué une belle progression chez certains. Je pense notamment à Vincent Dunn. Il ne faut pas non plus oublier Gabriel Gagné, a-t-il affirmé.

Gagné, choix de deuxième tour en deuxième ronde, n'a pas une excellente réputation à tous les points de vue. «Il doit nous prouver qu'il est prêt à se donner de meilleures habitudes de travail s'il veut mériter un contrat avec nous dans la prochaine année», souligne Lee.

Les problèmes de Dunn, eux, ont été largement documentés.

À sa deuxième saison chez les pros, il pourrait bien accéder à la Ligue américaine.

«Il vient de passer une saison presque complète dans la Ligue East Coast. À sa place, d'autres se seraient découragés. Je ne crois pas que ce fut son cas. Les entraîneurs qui l'ont dirigé à Evansville avaient de bonnes choses à dire à son sujet. Ils nous ont dit qu'il est devenu un bon coéquipier au fil des mois. On peut dire qu'il est en train de relancer sa carrière. Il doit continuer de travailler fort et ne surtout rien prendre pour acquis.»

Dunn a terminé le camp sur la touche. Il s'est infligé une légère blessure à l'aine dans les derniers jours.

Paul, le plus travaillant

Nick Paul... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Nick Paul

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Chaque année, à la toute dernière journée du camp de perfectionnement, les dirigeants des Sénateurs décernent un prix au joueur qui s'est le plus distingué par son travail acharné.

Cette année, cet honneur revient à Nick Paul.

«Il est en train de nous montrer de quel bois il se chauffe, déclare avec fierté Randy Lee. N'oublions pas que Nick a été laissé de côté par son entraîneur à quelques reprises, l'hiver dernier, à Binghamton. Sa façon de répondre a été la bonne. Il est arrivé au camp, bien décidé à travailler comme un déchaîné. Ça nous laisse croire qu'il est prêt à se battre pour mériter un poste ici la saison prochaine.»

Paul, qui en est à son troisième camp estival à Ottawa, était en quelque sorte un «vétéran» au cours de la dernière semaine.

«Nous n'arrêtons jamais d'apprendre, dit-il. Même Sidney Crosby répète toujours qu'il continue d'apprendre des trucs nouveaux chaque jour.»

Un été à cultiver sa patience

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Colin White

Archives AP

Le traditionnel tournoi à trois contre trois des Sénateurs a pris fin, lundi.

Les Blancs, une formation composée en majorité de joueurs invités non-repêchés, a triomphé. Colin White, un des plus beaux espoirs de l'organisation, a suivi l'action, perché dans les hauteurs du Sensplex.

Pour une deuxième année consécutive, cet ancien choix de première ronde n'a pas été en mesure de prendre part à la compétition en raison d'une blessure. Il a été opéré au poignet gauche il y a environ six semaines.

«J'avais de petits problèmes. Rien de majeur. Ça faisait quand même deux ans que j'endurais une certaine douleur», a-t-il confié au Droit.

White a choisi de passer sous le bistouri afin de régler le problème avant le début de sa deuxième - et possiblement dernière - saison dans les rangs universitaires.

«Pour l'instant, je patine chaque jour. Je suis cependant incapable de tenir mon bâton. Tout devrait rentrer dans l'ordre bientôt. Au début du mois d'août, je devrais même recommencer les exercices avec contacts. Je serai prêt pour le début de la prochaine saison.»

S'il doit quitter la NCAA, White veut le faire une grosse note. Il vise le championnat national ce printemps.

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