Dorion ouvre une porte à Paul

Nick Paul a disputé 24 matches l'an dernier... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Nick Paul a disputé 24 matches l'an dernier dans l'uniforme des Sénateurs d'Ottawa.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Plus les heures passaient, plus Nick Paul avait de bonnes raisons de sourire.

C'était vendredi, la première journée de la chasse aux joueurs autonomes dans la Ligue nationale de hockey. Tandis que les joueurs les mieux cotés paraphaient de lucratifs contrats aux quatre coins de l'Amérique du Nord, les Sénateurs d'Ottawa ne faisaient pas de vagues.

Le nouveau directeur général Pierre Dorion multipliait les embauches, mais il pigeait constamment chez les joueurs de second plan. Il attirait chez lui une série de vétérans des ligues mineures qui sont destinés à Binghamton.

Sauf erreur, on compte seulement 10 vétérans de la LNH dans son groupe d'attaquants à l'heure actuelle. Il reste deux ou trois postes à pourvoir. Si Paul joue bien ses cartes, il pourra déposer sa valise au Centre Canadian Tire à l'automne.

« Je refuse de m'emballer trop vite », a lancé le calme jeune homme de 21 ans en quittant la patinoire, dimanche, au terme d'une autre journée de travail au camp de perfectionnement estival des Sénateurs.

« Mes objectifs ne changent jamais. J'essaie simplement d'être le meilleur joueur sur la patinoire, jour après jour. Si je parviens à me maintenir parmi les meilleurs, il ne peut que m'arriver que de bonnes choses. »

On insiste un peu. Paul doit forcément voir la lumière au bout du tunnel.

« Évidemment, ça fait plaisir d'entendre le directeur général dire qu'il est prêt à donner la chance aux jeunes. Ça me donne le goût de me présenter plus gros, plus fort et meilleur à la fin de l'été », finit-il par cracher.

Il ne s'agit visiblement pas de paroles en l'air. À six pieds, quatre pouces, Paul a toujours été un jeune homme imposant. Il semble quand même plus costaud que dans le passé.

« J'ai gagné du muscle, avoue-t-il sans ambages. Je dirais même que les dirigeants des Sénateurs me trouvent un peu trop lourd. Je pèse environ 235 livres. Je me sens bien. Mon taux de matière grasse n'est pas trop élevé. Je vais quand même consacrer les prochaines semaines de mon été à m'entraîner de façon intensive. Je devrais donc revenir à Ottawa un peu plus mince à la fin de l'été. »

Un peu plus mince, mais pas trop. Il devra quand même jouer un rôle d'attaquant en puissance.

Succéder à Spezza

Mine de rien, Paul participe ces jours-ci à son troisième camp de perfectionnement estival à Ottawa. Son premier contact avec la direction des Sénateurs est survenu au début du mois de juillet 2014. Il était débarqué quelques heures à peine après avoir été acquis dans une transaction avec les Stars de Dallas.

Il ne peut pas oublier le contexte de son arrivée. Bryan Murray avait obtenu trois joueurs et un choix de repêchage des Stars en retour de son capitaine, Jason Spezza.

Les deux autres joueurs qui avaient accompagné Paul - Alex Chiasson et Alex Guptill - ont déjà quitté Ottawa. Paul s'avère le dernier survivant. « J'en suis bien conscient, dit-il. Ce n'est quand même pas quelque chose qui m'ajoute trop de pression sur les épaules. Pour moi, la vraie pression vient des autres très bons jeunes centres qui ont été repêchés par les Sénateurs au cours des dernières années. Grâce à eux, la compétition sera forte pour moi dans les prochaines années. »

Un des centres en question, Colin White, a néanmoins décidé ce week-end qu'il passera la prochaine saison dans la NCAA. Il ne sera donc pas un rival trop sérieux pour Paul cet automne.

Wolanin, un autre joueur francophone

La révolution francophone est bel et bien entamée chez les Sénateurs. Au camp de perfectionnement, chaque jour, on trouve un nouvel espoir capable de s'exprimer dans la langue de Molière.

Christian Wolanin est un jeune défenseur américain de 21 ans. Il est cependant né à Québec, à l'époque où son père, Craig, portait l'uniforme des Nordiques.

«À une certaine époque, je visitais Québec une fois par année afin de rendre visite à mes grands-parents. Ma mère est canadienne-française. Quand j'étais plus jeune, je me débrouillais plutôt bien en français. C'est un peu moins évident, maintenant, mais je me pratique. Je me dis que ça pourrait me servir si jamais un jour j'ai la chance de jouer à Ottawa», dit-il.

Le jeune Wolanin demeure prudent. Il sait que, pour la direction des Sénateurs, il représente un «projet à long terme».

Il était éligible au repêchage amateur de la LNH en 2013. Il n'a pas été réclamé.

L'année suivante non plus. Il a subi deux fois le même sort.

Il était âgé de 20 ans, en 2015, lorsque Pierre Dorion l'a réclamé en quatrième ronde.

«Je n'irais pas jusqu'à dire que je n'étais pas bon quand j'étais plus jeune. Disons simplement que ça m'a pris un certain de temps avant de tout comprendre.»

L'habile patineur a également appris une nouvelle position tardivement. Il a évolué à l'attaque durant tout son hockey mineur. «À ma toute dernière année avant de quitter pour jouer dans la USHL, notre entraîneur avait trop d'attaquants à sa disposition. Il cherchait des volontaires, des gars qui étaient prêts à essayer une nouvelle position. Puisque mon père avait fait carrière à cette position, j'ai tenté ma chance.»

Le résultat fut plus que positif. «J'adore cette position. Je me vois comme le quart-arrière, celui qui voit le jeu se développer devant lui. Je suis capable de bien lire le jeu. C'est une de mes plus grandes qualités. Je suis d'abord efficace défensivement, mais je peux aussi contribuer à l'attaque.»

Wolanin évolue à l'Université du Dakota du Nord. Il a inscrit 15 points en 32 parties, l'hiver dernier, en tant que recrue. S'il connaît une bonne deuxième saison, il pourrait être tenté de faire le saut chez les professionnels en 2017.

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