Karlsson, fier partisan suédois

Erik Karlsson a très hâte de représenter son... (John Locher, Associated Press)

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Erik Karlsson a très hâte de représenter son pays à la Coupe du monde de hockey, qui aura lieu en septembre.

John Locher, Associated Press

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Erik Karlsson était assez préoccupé quand il est venu à notre rencontre, plus tôt cette semaine, dans un chic hôtel de la strip. Ce n'est pas tant la possibilité de remporter un troisième trophée Norris qui occupait ses pensées. Ni son horaire chargé durant son séjour dans la capitale du jeu et du divertissement. Non. Il cherchait à savoir s'il serait possible pour lui de regarder le prochain match de l'équipe suédoise à l'Euro 2016.

Question : On ne te savait pas si patriotique.

Réponse : J'ai passé toute ma jeunesse à suivre l'équipe nationale. C'est quelque chose qui me tient à coeur. Malheureusement, la Suède a déjà été plus compétitive sur la scène internationale. J'étais quand même fier lorsqu'elle s'est qualifiée pour l'Euro. Nous avions raté la Coupe du monde. Je ne rate aucun match.

Q : Après l'Euro, il y aura les Jeux olympiques. Puis, ce sera la Coupe du monde du hockey. As-tu commencé à y penser ?

R : C'est en pensant à ce tournoi que j'ai modifié mon programme d'entraînement estival. Je veux être prêt à jouer au plus haut niveau dès le mois de septembre. J'ai commencé à y penser à la fin de la saison. Maintenant, je peux le dire. J'ai très hâte.

Q : La médaille d'or remportée par la Suède lors des Jeux olympiques de Turin a-t-elle marqué ta jeunesse ?

R : Beaucoup. J'avais 16 ans à l'époque. Je suivais ce tournoi religieusement. Nous avions une si belle équipe. J'aimais plusieurs joueurs. Nous n'avions pas souvent la chance de voir les vedettes du hockey à la télévision. Pour se tenir au courant de ce qui se passait dans la LNH, il fallait lire les journaux. Cette victoire à Turin a vraiment remis la Suède sur la carte.

Q : Donc, tu connaissais Nicklas Lidstrom à l'époque. Tu aimais Lidstrom. Tu n'avais cependant jamais la chance de voir jouer Lidstrom...

R : Exactement. Je savais à quel point il était bon, mais je n'avais pratiquement jamais la chance de le voir.

Q : Quel accomplissement de Lidstrom t'impressionne le plus ? Ses sept trophées Norris, ses 1100 points, ses trois conquêtes de la coupe Stanley ou le fait qu'il a disputé 1500 matches avec une seule formation ?

R : Ses 1500 matches avec Détroit, sans l'ombre d'un doute. Le niveau d'excellence qu'il a su maintenir durant toute sa carrière fait de lui un joueur unique. Tous les joueurs aimeraient connaître une aussi belle carrière. Ce n'est pas à la portée de tout le monde, malheureusement. J'ai beaucoup d'admiration pour lui. J'aimerais être capable d'en faire autant.

Q : Les Red Wings, quand on y pense, c'est pratiquement un club canadien. Détroit est située si près de la frontière. Ce doit être encore plus difficile d'évoluer dans un seul marché quand la pression médiatique et la pression des fans est si forte...

R : C'est vrai. Nous vivons à l'époque des réseaux sociaux. Tout ce qu'on fait à l'extérieur de la patinoire est scruté à la loupe. J'ai toujours l'impression qu'on me surveille. C'est difficile. C'est un défi. Nous n'avons pas le choix de faire avec. Je ne te dirais pas que je m'y suis résigné, mais j'essaie de m'habituer. Je me dis qu'ailleurs, dans le monde, d'autres personnes ont des problèmes encore plus sérieux à surmonter.

Q : As-tu parfois l'impression que c'est trop ?

R : Parfois, je me dis que la vie serait plus facile si je n'étais pas connu. Les gens se ficheraient un peu de moi. Mais bon. J'ai n'ai pas vraiment le choix. Je dois faire face à la réalité. J'aime ma vie. Le hockey m'apporte tout plein de bonnes choses. À la fin de la journée, je ne changerais pas de place avec personne.

Q : Certains joueurs évoluent dans des plus petits marchés, où la pression est moins forte...

R : J'aime Ottawa. J'aime ses bons et ses mauvais côtés. Est-ce que la vie serait vraiment meilleure ailleurs ? Je veux continuer de jouer à Ottawa. Je suis bien décidé à gagner un championnat avec les Sénateurs.

Q : Lidstrom a gagné la coupe trois fois. Comment réussiras-tu à en gagner une ?

R : Dur à dire. Je ne sais pas. Nous avons repêché de bons jeunes joueurs. Ils sont prêts à jouer des rôles importants au sein de notre équipe, maintenant. Le noyau que nous avons commencé à grandir. Des leaders émergent lentement. Il nous reste beaucoup de chemin à parcourir. Pour gagner, il ne suffit pas d'être bon. Il faut aussi être chanceux par moments. Même si nous avons connu notre part de difficultés au cours des dernières années, je crois que nous sommes sur le bon chemin. Ce ne sera pas facile. Vingt-neuf autres équipes veulent gagner chaque année. En somme, je ne connais pas la réponse à cette question. Toutefois, en ce moment, je peux vous dire que nous avons un noyau de jeunes joueurs qui pourrait, potentiellement, aller jusqu'au bout.

Q : En tant que directeur général, Pierre Dorion a immédiatement rompu avec l'éternelle quête de Bryan Murray, qui consistait à chercher un attaquant de qualité de plus. Il dit qu'il faut d'abord renforcer la défensive. Qu'en penses-tu ?

R : C'est une bonne façon de voir les choses. Notre noyau défensif sera très bon. L'ajout de Dion Phaneuf devrait stabiliser notre groupe des quatre. Les autres membres de notre groupe devraient être capables de remplir leurs rôles. Ils devraient nous apporter de la stabilité. Nous devrions faire mieux que faire que l'an dernier.

Q : Vous avez passé la semaine à Las Vegas. Qu'est-ce que le reste de l'été vous réserve ?

R : Je planifie un voyage de golf. Je vais passer une semaine en Angleterre pour jouer au golf. Ce voyage marquera probablement la fin de mon été, si on parle spécifiquement de vacances. Je vais recommencer à patiner en juillet cette année. C'est contre nature, mais j'imagine que je n'aurai pas le choix. Je devrai m'imposer ce programme d'entraînement si je veux être prêt à entprendre le tournoi de la Coupe du monde en force. Ça devrait m'aider à connaître un meilleur début de saison dans la LNH, par la suite. Si je connais un bon départ, je connaîtrai peut-être une meilleure saison, point. J'ai bien hâte si ça peut m'aider à gravir les échelons. J'ai confiance.

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