Repêchage: pas de grand coup en perspective

Pierre Dorion ne ressent pas le besoin de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Pierre Dorion ne ressent pas le besoin de frapper un coup d'éclat pour améliorer son rang en vue de son premier repêchage en tant que directeur général des Sénateurs.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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À quelques jours de son premier repêchage en tant que directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Pierre Dorion est fébrile, mais il affirme qu'il n'est pas particulièrement nerveux.

C'est peut-être en partie parce que le successeur de Bryan Murray n'entrevoit pas être en mesure de frapper un grand coup vendredi et samedi au First Niagara Center de Buffalo. Après avoir eu des discussions avec « au moins 25 » de ses homologues au cours des deux dernières semaines, il pense qu'il sera difficile, sinon impossible, d'essayer d'avancer dans l'ordre de sélection, alors que les Sénateurs détiennent actuellement le 12e choix de l'encan annuel des meilleurs espoirs âgés de 18 ans et plus.

« À ce temps-ci de l'année, tous les dépisteurs et les dépisteurs-chefs disent à leurs directeurs généraux que tout choix dans le top-10 a énormément de valeur. Si j'étais un parieur, et je n'en suis vraiment pas un, je dirais que nous allons repêcher au 12e rang », a-t-il dit lors d'un point de presse tenu lundi au Centre Canadian Tire.

« On ne fera pas d'échange juste pour faire des échanges, on va en faire si l'opportunité se présente d'améliorer l'équipe », a-t-il ajouté plus tard.

Il ne ressentirait donc aucune pression pour tenter de frapper un coup de circuit, histoire de bien établir que c'est maintenant lui le patron. « Aucunement. Des fois, on voit des équipes qui tentent de gros coups à la date limite des échanges, puis ils perdent en première ronde. Donc, on va faire ce qui est nécessaire pour l'organisation et s'assurer d'être sur la bonne voie pour l'an prochain », a-t-il renchéri.

Au rang où il devrait grimper sur l'estrade, il est d'ailleurs confiant de pouvoir mettre la main sur un joueur qui aura un impact d'ici quelques années.

« Il y a probablement 15 à 18 gars que j'aime beaucoup en première ronde. Je sais qu'au 12e rang, nous allons obtenir un joueur de bonne qualité, que ce soit un défenseur pour le top-4 ou un attaquant capable de jouer sur les deux premiers trios. Il aura peut-être une chance de jouer dès l'an prochain - peut-être pas si on est réaliste - sauf que d'ici quelques années, il va définitivement jouer et contribuer », estime-t-il.

Dorion a vu lui-même la majorité des joueurs qui devraient être sélectionnés en première ronde vendredi soir. Pour le reste, il se fiera à ses dépisteurs, le directeur du dépistage amateur Bob Lowes en tête.

« Ça fait 20 ans que je fais du dépistage et c'est une très bonne première ronde. Il y a une baisse de talent à un moment donné en deuxième ronde, mais la profondeur du premier tour est remarquable... Nous sommes tellement à l'aise avec les joueurs de un à quinze que nous n'avons pas senti le besoin d'en faire venir à Ottawa pour des entrevues plus poussées, comme par les années passées », a indiqué Dorion, qui avait invité trois joueurs dans la capitale l'an passé, dont les deux éventuels choix de première ronde, Thomas Chabot et Colin White.

Avec ce défenseur et ce centre en tête de liste des espoirs de l'organisation, l'homme de hockey d'Orléans ne fera pas de sélection par besoin à une position particulière. « On va être plate et sortir le vieux cliché, on prendra le meilleur joueur disponible », dit-il.

Avec sa formation de dépisteur, il ne faut évidemment pas se surprendre d'entendre Pierre Dorion dire qu'il croit que bâtir une équipe gagnante passe d'abord et avant tout par le repêchage, et par le développement des joueurs sélectionnés à cette occasion.

« Si on fait des bons choix de un à six - on n'a pas de choix de septième ronde cette année - trouver des Mark Stone ou Mark Borowiecki en cinquième ou sixième ronde, ça aide toujours à la progression d'une organisation. C'est ce qu'on a fait par le passé et on espère continuer. Ce n'est pas juste le premier choix (qui est important), même si on parle de gars comme Thomas Chabot et Colin White comme des espoirs de premier plan. Si on peut aussi en trouver un en quatrième ou cinquième ronde, ça aide toujours au développement d'une organisation », souligne-t-il.

Leur choix de septième ronde, les Sénateurs l'ont cédé aux Islanders de New York avec Shane Prince, obtenant en retour leur choix de troisième ronde (80e au total).

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