Karlsson veut «en donner plus»

De retour de vacances, le capitaine des Sénateurs... (Etienne Ranger, LeDroit)

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De retour de vacances, le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson a invité les médias de la région à assister à l'une de ses séances d'entraînement quotidiennes mardi, commentant l'embauche de l'entraîneur-chef Guy Boucher.

Etienne Ranger, LeDroit

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Erik Karlsson a eu une première rencontre positive avec Guy Boucher et il espère être en mesure de jouer encore mieux pour le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa que pour ses prédécesseurs.

Le capitaine de l'équipe a convié les médias locaux à assister à un de ses entraînements quotidiens au Ottawa Athletic Club mardi midi et il était aussi en forme pour répondre aux questions que pour soulever toutes sortes de poids.

C'est à son retour de vacances en Australie et en Nouvelle-Zélande il y a trois semaines que le défenseur suédois a eu son premier tête-à-tête avec l'entraîneur-chef québécois.

«Nous avons eu une longue rencontre où on a discuté de plusieurs sujets. C'était bien de finalement le rencontrer et d'entendre à quoi il pense. C'est peut-être pourquoi je suis si excité (pour la prochaine saison) présentement... Je connais plusieurs joueurs qui ont joué pour lui par le passé et ils m'ont dit de bonnes choses sur le genre de personne et d'entraîneur qu'il est, ce en quoi il croit. Il est un gars très intelligent, très passionné et intense, en plein le genre d'entraîneur que le type d'équipe que nous avons a besoin. Il a un esprit jeune et nous avons une équipe jeune. Ça devrait être un bon complément», a-t-il souligné lorsque le sujet de l'entrée en scène de Boucher a été abordé.

Commentaires positifs 

Son compatriote Victor Hedman, défenseur du Lightning de Tampa Bay, est un des joueurs qu'il a consultés pour avoir un rapport complet sur son nouveau patron. «Nous sommes de très bons amis et ça faisait chaud au coeur de l'entendre parler en bien (de Boucher)», a-t-il ajouté.

Candidat à un troisième trophée Norris de défenseur par excellence lors de la remise des trophées de la LNH qui aura lieu à Las Vegas dans deux semaines, Karlsson a dominé le circuit Bettman pour les mentions d'assistance avec 66 et il a terminé quatrième au classement des compteurs (premier chez les défenseurs) avec sa récolte de 82 points, donc un point par partie. Ça ne l'empêche pas d'avoir des critiques dans la capitale - et à travers la ligue dans le débat concernant le Norris qu'il dispute à Drew Doughty et Brent Burns - en raison de ses carences en défensive.

L'arrière de 26 ans ne s'attend pas à ce que Boucher lui demande de changer sa façon de faire, comme joueur ou comme capitaine: «Absolument pas. Les choses vont changer et ça va prendre un bout de temps à se retrouver, mais c'est pourquoi il y a un camp d'entraînement. Le groupe demeure le même, on sait ce qu'on peut faire et ne pas faire... La façon dont il veut qu'on joue va convenir à notre club, je crois fermement au système qu'il va implanter chez nous», a-t-il noté.

«À l'intérieur de ça, mon jeu va devoir changer un peu, mais ça arrive chaque année, vous savez. Je vais avoir la même approche, d'essayer d'être meilleur que l'année précédente. Je pense que je n'ai pas encore atteint mon sommet, je peux encore en donner plus... Il (Boucher) sait que je suis un joueur établi, mais il va être là pour m'aider à évoluer comme joueur. Il va me laisser être le joueur que je suis aujourd'hui, mais il veut que je sois encore meilleur dans toutes les phases du jeu, ce que j'apprécie beaucoup. Il veut aider tout le monde en fait, c'est inspirant pour moi», a-t-il renchéri.

Nouveau programme d'entraînement

Dans l'optique où il veut en donner plus à son équipe, tout en se préparant pour le tournoi de la Coupe du monde en septembre, Erik Karlsson s'est doté d'un nouveau programme d'entraînement plus intense cet été, sous la supervision de Chris Schwartz, le responsable du conditionnement chez les Sénateurs.

«Je vais tenter de m'entraîner plus longtemps et avec plus d'ardeur, ça devrait m'aider tout au long de l'année et au début, avec la Coupe du monde qui change les choses drastiquement... Je ne sais pas si je pourrai jouer plus. Je sens que mon corps se rétablit, je me sens fort, j'ai beaucoup d'énergie. Quand tu as ça comme athlète professionnel, tu dois essayer de capitaliser là-dessus. C'est ce que je vais tenter de faire cet été... L'idée est de jouer toutes les 82 parties, et plus encore, tout en demeurant en santé», a ajouté celui qui a mené la LNH pour le temps de glace en saison régulière (28:58 minutes par match).

Un jeu de puissance à améliorer

Une des raisons qui ont poussé le directeur général Pierre Dorion à choisir Guy Boucher comme successeur à Dave Cameron est qu'il est considéré comme un génie du jeu de puissance, anémique chez les Sénateurs (29e dans la LNH) la saison dernière. Le sujet a été abordé seulement brièvement lorsque le nouveau pilote a rencontré Erik Karlsson.

«On n'en a pas parlé en détail, il est encore tôt dans la saison estivale. Mais je pense que lui, (Marc) Crawford et l'autre (entraîneur) qui va se joindre à eux vont faire un bon travail pour relancer nos unités spéciales. Nous avons un bon groupe de gars, on devrait avoir du succès autant en avantage qu'en désavantage numérique. C'est évidemment quelque chose que nous allons tenter de régler dès le départ et je pense qu'il n'y aura pas de problème, car il a eu beaucoup de succès partout où il est passé comme entraîneur», estime le quart-arrière de l'attaque à cinq.

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